Hydro-Québec fait piètre figure: les pannes d'électricité pl (Forum)

par Jéromec, jeudi 19 janvier 2023, 09:15 (il y a 13 jours)

Fier de son monopole d'état, Hydro-Québec est fier d'être dans les cancres de la reconnexion... Si vous n'êtes pas contents, ce n'est pas une raison de ne pas vous augmenter et d'augmenter le monopole d'état en interdisant toutes formes d'énergies alternatives...

Dans la région de Québec plusieurs maisons ont passé des JOURS et des NUITS sans électricité...

https://www.journaldemontreal.com/2023/01/19/des-pannes-plus-longues-quailleurs?fbclid=...

Hydro-Québec fait piètre figure: les pannes d'électricité plus longues ici qu'ailleurs

La société d'État moins rapide à rebrancher que l’immense majorité des distributeurs canadiens et américains

DAVID DESCÔTEAUX
Jeudi, 19 janvier 2023 00:00
MISE À JOUR Jeudi, 19 janvier 2023 00:00
Les clients d’Hydro-Québec attendent beaucoup plus longtemps qu’ailleurs avant d’être rebranchés lors d’interruptions, selon une étude comparative dans laquelle la société d’État fait piètre figure.
C’est ce qui ressort de l’analyse annuelle de 2021 de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), basée sur des données obtenues auprès de 84 distributeurs d’électricité en Amérique du Nord.


Le rapport sépare les entreprises en trois groupes selon leur performance.

Dans les pires des pires

Dans le pire groupe, la durée d’attente moyenne après une panne était de 168 minutes.

Hydro-Québec fait figure de cancre parmi ce dernier groupe, avec une attente de 248 minutes.

La vérificatrice générale du Québec, Guylaine Leclerc, a d’ailleurs illustré ces données dans son rapport de décembre. Le groupe d’entreprises le plus performant obtient quant à lui une durée moyenne de 91 minutes par panne.

Les chiffres de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers sont pour l’année 2020, mais dans son propre Rapport sur le développement durable 2021, Hydro-Québec montre que les choses ne s’améliorent pas : c’est maintenant 346 minutes que les clients doivent patienter en moyenne lors d’une panne.

Mince consolation en Ontario

À la décharge d’Hydro-Québec, son concurrent ontarien ne fait guère mieux. En 2021, les clients d’Hydro One attendaient en moyenne 390 minutes.

Mais une nuance s’impose, car Hydro One dessert surtout des régions rurales.

«Dans les grandes villes comme Ottawa ou Toronto, ce sont des distributeurs locaux qui fournissent l’électricité. Ça explique en partie pourquoi les indicateurs d’Hydro One sont si élevés», explique François Bouffard, qui est professeur associé au Département de génie électrique et informatique de l'Université McGill.

Hydro compte s’améliorer

François Bouffard, Professeur associé à l’Université McGill
«Le réseau de distribution d’Hydro-Québec se déploie en grande partie en territoire forestier, sur un territoire très étendu avec plusieurs parties se trouvant dans des endroits très isolés. De plus, il se trouve dans une région qui a tendance à être plus durement affectée par des épisodes de verglas, qui ont un impact important sur un réseau électrique», souligne Caroline Des Rosiers, une porte-parole d’Hydro-Québec. Elle ajoute qu’Hydro-Québec investit massivement en ce moment pour améliorer les choses.

Dans son rapport, la vérificatrice générale notait toutefois que les facteurs comme l’ampleur du territoire couvert par le réseau «n’expliquent pas l’écart important entre la tendance à la hausse de cette durée à Hydro-Québec et la tendance des autres distributeurs».

Le rapport de la vérificatrice générale du Québec montrait que depuis 2012, la durée moyenne des pannes par client alimenté avait augmenté de 63 %, et le nombre de pannes, de 16 %.

Les raisons

Plusieurs facteurs peuvent expliquer la piètre performance d’Hydro-Québec, selon François Bouffard, qui est aussi membre de l’IEEE.

«La grande différence, c’est la faible densité du territoire, on l’a vu lors des pannes pendant le temps des Fêtes. Quand on regardait la carte, c’était beaucoup de gens isolés. C’est un défi logistique d’envoyer les bonnes équipes aux bons endroits avec le bon matériel», dit-il. Il ajoute que la main-d’œuvre se fait aussi moins disponible, ce qui est notamment dû à l’attrition chez les monteurs de lignes ces dernières années.

«L’autre chose importante, mais que la VG n’a pas étudiée dans son rapport, c’est la maîtrise de la végétation. Il y a une corrélation très forte entre les efforts de maîtrise de la végétation et la fréquence et la durée des pannes. Cet aspect-là est critique et devrait recevoir plus d’attention», conclut-il.

DURÉE MOYENNE DES PANNES CHEZ 84 DISTRIBUTEURS D’ÉLECTRICITÉ NORD-AMÉRICAINS*
Groupe « Or » : 91 minutes
Groupe « Argent » : 127 minutes
Groupe « Bronze » : 168 minutes
Hydro-Québec : 248 minutes
Ça empire chez Hydro-Québec **

Hydro-Québec en 2020 : 248 minutes
Hydro-Québec en 2021 : 346 minutes
* Source : Analyse annuelle 2021 de de l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), données de 2020

** Source : Rapport sur le développement durable 2021 d’Hydro-Québec

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Hydro-Québec fait piètre figure: les pannes d'électricité pl

par Dédé ⌂ @, jeudi 19 janvier 2023, 09:31 (il y a 13 jours) @ Jéromec

:bravo: Quelle belle performance ! :mdr:

Une chance que l'analyse ne vise pas la Santé ! :evil:

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Pierre Fitzgibbon ouvert à fournir plus d’hydroélectricité à

par Jéromec, jeudi 19 janvier 2023, 09:42 (il y a 13 jours) @ Dédé

Commencez vous à comprendre la gammik....

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1947862/hydro-quebec-megawatts-projets-rio-tinto

Pierre Fitzgibbon ouvert à fournir plus d’hydroélectricité à Rio Tinto

Pascal Girard
Publié le 12 janvier 2023
« Je suis favorable à l'idée de donner des mégawatts à toute entreprise qui crée de la richesse au Québec. »

Voilà ce qu’a répondu jeudi le ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie, Pierre Fitzgibbon, quand on lui a demandé s’il était ouvert à offrir de l’énergie additionnelle pour les projets de Rio Tinto relatifs à ses alumineries.

La multinationale pourrait demander à Québec d'avoir accès à des blocs supplémentaires d'énergie, même si elle produit une grande partie de ce qu'elle utilise avec ses centrales hydroélectriques au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Rappelons que, plus tôt cette semaine, la présidente-directrice générale d’Hydro-Québec, Sophie Brochu, a annoncé qu’elle quittera ses fonctions le 11 avril prochain. Des tensions étaient apparues entre elle et Québec sur l’utilisation de l’hydroélectricité disponible par des projets économiques énergivores.


Cela survient au moment où l’époque des surplus énergétiques risque de prendre fin dans un horizon à moyen terme, sans ajout de capacité de production.

Pierre Fitzgibbon est en visite au Saguenay–Lac-Saint-Jean jeudi pour une série d’annonces.

Des discussions avec Rio Tinto
Questionné au sujet de l'échéancier de 2025 pour la fermeture des vieilles cuves précuites à l'usine Arvida de Rio Tinto, au Complexe Jonquière, il a rappelé que des discussions sont en cours entre le gouvernement et la multinationale.

Il y a AP60 dont on parle beaucoup. On a 16 cuves. Est-ce qu’il va y en avoir 96? On est en discussion avec Rio Tinto sur tous les projets, le CEO [Centre d’électrolyse ouest, là où sont les cuves précuites], AP60, Elysis. Vous allez comprendre que ça fait partie d’un tout. On ne va pas morceler ça en petites décisions, a affirmé le ministre.

En mai dernier, la multinationale avait mis sur pause le projet de construction de 16 cuves additionnelles AP60 pour évaluer la possibilité d’en faire un nombre plus élevé. Cette technologie est de loin moins polluante que les cuves précuites, qui avaient fait l’objet d’un reportage de Radio-Canada sur les retombées contaminées de l’usine Arvida.

Les installations industrielles de Rio Tinto au Complexe Jonquière vues des airs.
L'usine Arvida fait partie du Complexe Jonquière de Rio Tinto et est voisine des installations utilisant la technologie AP60.

À la suite de ce reportage, des élus de Saguenay, puis le conseil municipal au complet, ont demandé une caractérisation des sols autour du Complexe Jonquière.


On est très sensible à cela évidemment, avec tout ce qui s'est passé depuis plusieurs mois. Je pense qu'il faut quand même faire confiance au processus continu qui existe avec la santé publique et le ministère de l'Environnement. Les discussions ont lieu continuellement et je pense aussi que Rio Tinto est engagé à respecter les normes. Il n'y a personne qui ne veut pas les respecter. Je vais laisser la santé publique et le ministère de l'Environnement déterminer les processus, mais je peux vous confirmer aujourd’hui qu'il y a un dialogue constant avec la compagnie. Moi, je suis à l’aise avec le processus présentement, a commenté le député caquiste de Terrebonne.

Le reportage de Radio-Canada avait révélé que la santé publique régionale s’était opposée en 2017 à la prolongation de la vie des cuves précuites. En 2018, Rio Tinto avait obtenu l’autorisation de les exploiter jusqu’en 2025. Pierre Fitzgibbon a répété que l’entreprise avait respecté tous ses engagements depuis ce temps.

De l'aluminium « vert foncé »
Le ministre espère que la technologie Elysis, qui consiste à produire de l'aluminium sans émettre de gaz à effet de serre, pourra éventuellement être déployée dans toutes les grandes alumineries du Québec.

Elysis va permettre potentiellement au Québec d’être la première juridiction mondiale à faire de l’aluminium vert foncé, a-t-il lancé.

Des homme devant l'unité de démonstration industrielle d'Elysis à Alma.
La phase test d'Elysis est en développement à l'usine d'Alma.

Le procédé Elysis, financé par Québec et Ottawa, est actuellement en phase test à l'usine d'Alma, à l’endroit même où est prévue la phase 2.

La décarbonation doit se faire. Je pense que Rio Tinto est aussi conscient que nous autres, Elysis va décarboner complètement. Ça va prendre combien de temps pour qu'on "elysise" toutes les cuves du Québec? Puisqu’il y a neuf alumineries au Québec, ce ne sera pas demain matin, et le chemin vers la décarbonation, on y souscrit tous, autant le gouvernement que Rio Tinto. On doit travailler avec Rio Tinto pour voir les questions énergétiques. Il y a des discussions à avoir sur le CEO [Centre d’électrolyse ouest] à Arvida qui finit en 2025, a ajouté Pierre Fitzgibbon.

Avec Roby St-Gelais

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