Legault s’estime victime des perceptions depuis la démission (Forum)

par Jéromec, mercredi 18 janvier 2023, 18:34 (il y a 14 jours) @ Jéromec

Qui est-ce qui a le plus influencé les perceptions, les Caricatures ou les tweets minable au Monsieur Placard?


https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1949220/electricite-quebec-legault-terre-neuve-ren...

Legault s’estime victime des perceptions depuis la démission de la PDG d’Hydro-Québec

Legault s’estime victime des perceptions depuis la démission de la PDG d’Hydro-Québec
Le premier ministre du Québec, François Legault, l'air soucieux, en conférence de presse.
Le premier ministre du Québec, François Legault, affirme qu'il n'y a pas un clan qui défend les intérêts des Québécois et un autre qui défend les intérêts des entreprises. Il y a qu'un seul clan qui travaille pour le bénéfice de la collectivité, dit-il.


Anne Marie Lecomte (accéder à la page de l'auteur)
Anne Marie Lecomte
14 h 58 | Mis à jour à 17 h 53
Une semaine après que la PDG d'Hydro-Québec, Sophie Brochu, a annoncé sa démission, François Legault a tenu à expliquer qu'il ne vendra pas au rabais l'électricité aux entreprises pour les attirer au Québec. Le premier ministre assure qu'il fera en sorte que les retombées, pour la province, soient supérieures aux avantages tarifaires accordés.

Devant les journalistes qu'il avait convoqués, mercredi, le premier ministre Legault a insisté sur la nature de ses intentions : Moi, quand je me lève le matin, je travaille pour le bénéfice des Québécois d'abord. Pas pour le bénéfice, d'abord, des entreprises.

Et c'est la même chose pour Pierre Fitzgibbon [ministre de l'Économie, de l'Innovation et de l'Énergie], a-t-il poursuivi. C'est la même chose pour Sophie Brochu et c'est la même chose pour le prochain ou la prochaine présidente d'Hydro-Québec.

Questionné à savoir pourquoi il sentait le besoin de faire cette mise au point, M. Legault a expliqué avoir lu et entendu toutes sortes de choses depuis la démission de Mme Brochu, qui prendra effet le 11 avril prochain.

« Il n'y a pas deux clans au Québec : le clan qui défend les intérêts des Québécois et le clan qui défend les intérêts des entreprises. Il y a juste un clan qui travaille, d'abord, au bénéfice des citoyens. »

— Une citation de François Legault, premier ministre du Québec
C'est injuste, a déclaré M. Legault, en faisant référence aux commentaires faits dans la foulée de l'annonce de Mme Brochu. Lorsqu'on travaille dans l'intérêt des Québécois, il faut, dans certains cas, travailler avec certaines entreprises, a-t-il précisé.


En annonçant son départ d'Hydro-Québec deux ans avant la fin de son mandat, la semaine dernière, Sophie Brochu avait affirmé que ce n'était pas une décision politique. Elle avait aussi écarté la possibilité que de présumées tensions avec le ministre Fitzgibbon puissent avoir motivé sa décision.

Toutefois, l'automne dernier, Mme Brochu avait admis s'être posé des questions sur la gouvernance de la société d'État. De plus, sa déclaration voulant qu'Hydro-Québec ne doive pas devenir le Dollarama de l'électricité avait alimenté la rumeur selon laquelle elle ne partage pas la vision du ministre Fitzgibbon quant à la manière dont le Québec répondra à la pénurie appréhendée en électricité.

Les dissensions entre Mme Brochu et le ministre Fitzgibbon auraient porté sur l’approbation de grands projets industriels contraires aux objectifs environnementaux du Québec.

Revenant mercredi sur cette déclaration voulant que le Québec puisse devenir le Dollarama de l'électricité, François Legault a dit croire que Sophie Brochu ne répéterait pas ça aujourd'hui. Car, dit-il, on a eu le temps de s'expliquer depuis ce temps-là.

La rencontre réunissant en décembre dernier Sophie Brochu et, entre autres, le ministre Fitzgibbon a permis l'atteinte du consensus suivant, dit M. Legault : Jamais Hydro-Québec ne doit signer un contrat si le rabais donné est supérieur aux revenus additionnels qu'en retirera l'État québécois.


L'opposition réclame une commission parlementaire
À la suite de l'annonce du départ précipité de Sophie Brochu, l'opposition a pressé la semaine dernière le gouvernement Legault de tenir une commission parlementaire d'urgence afin que la PDG démissionnaire explique sa décision. L'opposition avait aussi réclamé que l'Assemblée nationale puisse revoir le Plan stratégique d'Hydro-Québec 2022-2026 qu'avait présenté Mme Brochu, en mars dernier.

Pour Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) manque de transparence.

De son côté, le chef du Parti québécois (PQ), Paul St-Pierre Plamondon, a réclamé que la personne qui succédera à Sophie Brochu obtienne l'appui d'au minimum deux des partis d'opposition à l'Assemblée nationale. Pour le chef péquiste, l'indépendance d'Hydro-Québec doit être maintenue, considérant que la société d'État est hautement stratégique au Québec.

Le chef par intérim du Parti libéral du Québec, Marc Tanguay, lui, estime qu'un débat national sur l'avenir d'Hydro-Québec doit avoir lieu afin de faire connaître les filières dans lesquelles Québec compte investir des deniers publics.

Mercredi, le premier ministre Legault a cité trois exemples de nouvelles filières qui, selon lui, permettront de décarboner le Québec et la planète :

la filière batterie qui, avec le lithium, permettra la production de batteries pour les véhicules électriques;
l'aluminium vert qui, d'ici 10 à 20 ans, viendra beaucoup du Québec;
l'acier vert, pour lequel il y a des discussions avec ArcelorMittal.
La filière batterie à Bécancour entraînera la création d'emplois procurant, dans certains cas, des salaires de 100 000 $ par année, a souligné M. Legault. Et ces emplois en remplaceront d'autres qui sont payés 50 000 $, ce qui permettra à Québec d'engranger des revenus additionnels, fait-il valoir.

« Pour chaque contrat signé, notre job c'est de nous assurer que les revenus additionnels, pour les Québécois, excèdent le rabais sur le coût marginal [en électricité]. »

— Une citation de François Legault, premier ministre du Québec
Le Québec a pour défi énorme d'atteindre la carboneutralité d'ici 2050, a rappelé le premier ministre Legault, qui se donne pour objectif de faire de la province un chef de file en cette matière en Amérique du Nord.

Un plan B en hydroélectricité
Le poste électrique de la Romaine-4.
Dans son discours d'ouverture de la 43e législature, à Québec, fin novembre, François Legault avait réitéré son désir de voir de nouveaux barrages hydroélectriques être érigés en sol québécois. (Photo d'archives du poste électrique de la Romaine-4)


En ce qui a trait aux nouveaux barrages hydroélectriques qu'il souhaite en sol québécois, François Legault n'a pas répondu, mercredi, lorsqu'on lui a demandé à quels endroits il envisageait de les faire ériger.

Mais il a insisté sur la nécessité, pour le Québec, d'avoir un plan B en matière d'hydroélectricité, du fait que les énergies éolienne ou solaire ne pourraient, selon lui, combler les besoins énergétiques de la province.

Le premier ministre Legault a expliqué qu'il devra, dans les mois à venir, renégocier avec Terre-Neuve-et-Labrador l'entente – conclue en 1969 – qui permet à Hydro-Québec d'acheter la majorité de l'électricité produite à la centrale de Churchill Falls.

Cette entente controversée, qui s'est avérée très rentable pour Hydro-Québec, viendra à échéance en 2041.

Si on veut être en bonne position pour négocier avec Terre-Neuve, nous avons besoin d'un plan B pour Churchill Falls, a déclaré mercredi M. Legault. Ça, ça veut dire de nouveaux barrages.

Pour M. Legault, la beauté des barrages est qu'ils constituent une sorte de batterie, l'eau, sur laquelle on peut compter en périodes de pointe.


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