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La grogne conservatrice québécoise ! (Forum)
par Dédé, mercredi 26 octobre 2022, 08:52 (il y a 855 jours)
Source : Duhaime a consacré trop de temps à courtiser les anglos, selon des conservateurs
GABRIEL CÔTÉ
Mardi, 25 octobre 2022 14:13
MISE À JOUR Mardi, 25 octobre 2022 14:13
La grogne est entrée au Parti conservateur du Québec: l’échec à faire élire un député le 3 octobre dernier a ravivé l’insatisfaction de l’aile nationaliste du parti.
«On a passé trop de temps à essayer d’avoir le vote des anglophones, alors que c’était une cause perdue, a confié une source conservatrice sous le couvert de l’anonymat. On aurait dû mettre toute cette énergie-là dans Beauce-Nord, on aurait peut-être fait élire un député.»
Selon une autre personne impliquée dans la campagne conservatrice, le parti aurait dépensé des sommes considérables pour de la publicité dans les circonscriptions anglophones, une décision qu’elle juge douteuse.
«Un publireportage dans le USA Today, est-ce que ça permet vraiment d’aller chercher des votes au Québec?» s’est-elle interrogée.
La chèvre et le chou
Pendant la campagne électorale, Éric Duhaime a passé plusieurs jours à courtiser les anglophones, en martelant que François Legault les avait abandonnés et que les libéraux les tiennent depuis trop longtemps pour acquis.
Il avait également promis d’abroger la loi 96, dans une conférence de presse remarquée à l’Institut du courtage et de la finance de Montréal. Sur le lutrin, on pouvait lire «Bill 96» derrière un signe d’interdiction, sur une petite affiche exclusivement en anglais.
«Ça ne m’a pas plu, a chuchoté une autre source. Je comprends la stratégie, et des gens au parti étaient convaincus qu’on pouvait convaincre beaucoup d’anglophones de voter pour nous.»
«Mais ça a mis Éric dans une drôle de position: il devait d’un côté essayer de plaire aux anglophones, en même temps qu’il devait ménager les plus nationalistes.»
Résultats
Or, ces choix stratégiques ne se sont pas avérés fructueux, a remarqué un candidat conservateur défait. «Dans plusieurs comtés anglophones, on n’a même pas fini deuxième», a-t-il indiqué.
De fait, les conservateurs ont terminé au 5e rang dans Viau, et au 4e rang dans Westmount-Saint-Louis, des circonscriptions où le taux de participation était en deçà de la moyenne provinciale, un signe que les électeurs libéraux déçus ont préféré ne pas se présenter aux urnes plutôt que d’appuyer un autre parti.
Le PCQ a mieux fait dans Robert-Baldwin et dans D’Arcy-McGee, où le parti est arrivé au deuxième rang, mais en restant tout de même plusieurs milliers de voix derrière le PLQ dans les deux cas.
Test de leadership
Le chef conservateur serait d’ailleurs visé par d’autres critiques au sein de son propre parti. Il aura à passer un «test de leadership» lors du bilan de campagne du PCQ qui se tiendra à Drummondville samedi, comme le disait un candidat défait de la grande région de Québec dans un article de Radio-Canada.
Le diffuseur public rapportait également que des personnes impliquées de près dans la campagne du PCQ considèrent qu’Éric Duhaime était «mal entouré» et déplorent que les décisions se sont prises de façon trop centralisée. Certains membres du parti s’attendraient à davantage d’écoute et à un grand ménage dans l’entourage du chef.
L’attaché de presse d’Éric Duhaime a décliné nos demandes d’entrevue.
Déclarer des choses sur le couvert de l'anonymat c'est manquer de courage pour être chien sale !
Wouin c'est vrai, le PCQ est un parti de mangeux de marde !
Tellement mangeux de marde, que ça se crosse les uns les autres !
Une chose est certaine, Duhaimagogue avait beau d'avoir la parole facile et de tirer profit sur tous les anicroches des autres partis, il n'en demeure pas moins qu'il est passablement vert en étant une recrue de chef de parti. Il y a eu tellement chose qui a repoussé ce parti vers la déchéance aux élections qu'il doit tout absorber afin d'être le vainqueur de cette déchéance.
Zéro élu dans toute la province, ça frappe dans le dash en tabarnac !
Moi je me cacherais !
Touka, s'il est encore chef de ce parti, il pourra se targuer qu'il a au moins de l'expérience comme chef de parti.
Dédé
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La grogne conservatrice québécoise !
par Blake, mercredi 26 octobre 2022, 11:33 (il y a 854 jours) @ Dédé
Source : Duhaime a consacré trop de temps à courtiser les anglos, selon des conservateurs
GABRIEL CÔTÉ
Mardi, 25 octobre 2022 14:13
MISE À JOUR Mardi, 25 octobre 2022 14:13La grogne est entrée au Parti conservateur du Québec: l’échec à faire élire un député le 3 octobre dernier a ravivé l’insatisfaction de l’aile nationaliste du parti.
«On a passé trop de temps à essayer d’avoir le vote des anglophones, alors que c’était une cause perdue, a confié une source conservatrice sous le couvert de l’anonymat. On aurait dû mettre toute cette énergie-là dans Beauce-Nord, on aurait peut-être fait élire un député.»
Selon une autre personne impliquée dans la campagne conservatrice, le parti aurait dépensé des sommes considérables pour de la publicité dans les circonscriptions anglophones, une décision qu’elle juge douteuse.
«Un publireportage dans le USA Today, est-ce que ça permet vraiment d’aller chercher des votes au Québec?» s’est-elle interrogée.
La chèvre et le chou
Pendant la campagne électorale, Éric Duhaime a passé plusieurs jours à courtiser les anglophones, en martelant que François Legault les avait abandonnés et que les libéraux les tiennent depuis trop longtemps pour acquis.
Il avait également promis d’abroger la loi 96, dans une conférence de presse remarquée à l’Institut du courtage et de la finance de Montréal. Sur le lutrin, on pouvait lire «Bill 96» derrière un signe d’interdiction, sur une petite affiche exclusivement en anglais.
«Ça ne m’a pas plu, a chuchoté une autre source. Je comprends la stratégie, et des gens au parti étaient convaincus qu’on pouvait convaincre beaucoup d’anglophones de voter pour nous.»
«Mais ça a mis Éric dans une drôle de position: il devait d’un côté essayer de plaire aux anglophones, en même temps qu’il devait ménager les plus nationalistes.»
Résultats
Or, ces choix stratégiques ne se sont pas avérés fructueux, a remarqué un candidat conservateur défait. «Dans plusieurs comtés anglophones, on n’a même pas fini deuxième», a-t-il indiqué.
De fait, les conservateurs ont terminé au 5e rang dans Viau, et au 4e rang dans Westmount-Saint-Louis, des circonscriptions où le taux de participation était en deçà de la moyenne provinciale, un signe que les électeurs libéraux déçus ont préféré ne pas se présenter aux urnes plutôt que d’appuyer un autre parti.
Le PCQ a mieux fait dans Robert-Baldwin et dans D’Arcy-McGee, où le parti est arrivé au deuxième rang, mais en restant tout de même plusieurs milliers de voix derrière le PLQ dans les deux cas.
Test de leadership
Le chef conservateur serait d’ailleurs visé par d’autres critiques au sein de son propre parti. Il aura à passer un «test de leadership» lors du bilan de campagne du PCQ qui se tiendra à Drummondville samedi, comme le disait un candidat défait de la grande région de Québec dans un article de Radio-Canada.
Le diffuseur public rapportait également que des personnes impliquées de près dans la campagne du PCQ considèrent qu’Éric Duhaime était «mal entouré» et déplorent que les décisions se sont prises de façon trop centralisée. Certains membres du parti s’attendraient à davantage d’écoute et à un grand ménage dans l’entourage du chef.
L’attaché de presse d’Éric Duhaime a décliné nos demandes d’entrevue.
Déclarer des choses sur le couvert de l'anonymat c'est manquer de courage pour être chien sale !
Wouin c'est vrai, le PCQ est un parti de mangeux de marde !
Tellement mangeux de marde, que ça se crosse les uns les autres !
Une chose est certaine, Duhaimagogue avait beau d'avoir la parole facile et de tirer profit sur tous les anicroches des autres partis, il n'en demeure pas moins qu'il est passablement vert en étant une recrue de chef de parti. Il y a eu tellement chose qui a repoussé ce parti vers la déchéance aux élections qu'il doit tout absorber afin d'être le vainqueur de cette déchéance.
Zéro élu dans toute la province, ça frappe dans le dash en tabarnac !
Moi je me cacherais !
Touka, s'il est encore chef de ce parti, il pourra se targuer qu'il a au moins de l'expérience comme chef de parti.
Dédé
Un parti de conspis comme le PCQ sera toujours rejeté par la majorité et comme je l'écrivais hier, Sans les conspis, le PCQ sera très bas dans le %.
Ygreck Et Du Haine fût renié avant que le Coq soit livré...
par Jéromec, mercredi 26 octobre 2022, 16:02 (il y a 854 jours) @ Blake
https://www.qub.ca/article/la-caricature-d-ygreck-1084425654?fbclid=IwAR1wloVhk53iGBGl3...
Ygreck Et Du Haine fût renié avant que le Coq soit livré...
Déjà poignardé dans le dos par les siens....
Pas besoin d'ennemis, ses propres troupes s'en chargent...

Ygreck Et Du Haine fût renié avant que le Coq soit livré...
par Blake, mercredi 26 octobre 2022, 20:45 (il y a 854 jours) @ Jéromec
https://www.qub.ca/article/la-caricature-d-ygreck-1084425654?fbclid=IwAR1wloVhk53iGBGl3...
Ygreck Et Du Haine fût renié avant que le Coq soit livré...
Déjà poignardé dans le dos par les siens....
Pas besoin d'ennemis, ses propres troupes s'en chargent...
Exactement. Le panier de crabes.

La grogne conservatrice québécoise !
par Dédé, mercredi 26 octobre 2022, 22:09 (il y a 854 jours) @ Blake
Source : Duhaime a consacré trop de temps à courtiser les anglos, selon des conservateurs
GABRIEL CÔTÉ
Mardi, 25 octobre 2022 14:13
MISE À JOUR Mardi, 25 octobre 2022 14:13La grogne est entrée au Parti conservateur du Québec: l’échec à faire élire un député le 3 octobre dernier a ravivé l’insatisfaction de l’aile nationaliste du parti.
«On a passé trop de temps à essayer d’avoir le vote des anglophones, alors que c’était une cause perdue, a confié une source conservatrice sous le couvert de l’anonymat. On aurait dû mettre toute cette énergie-là dans Beauce-Nord, on aurait peut-être fait élire un député.»
Selon une autre personne impliquée dans la campagne conservatrice, le parti aurait dépensé des sommes considérables pour de la publicité dans les circonscriptions anglophones, une décision qu’elle juge douteuse.
«Un publireportage dans le USA Today, est-ce que ça permet vraiment d’aller chercher des votes au Québec?» s’est-elle interrogée.
La chèvre et le chou
Pendant la campagne électorale, Éric Duhaime a passé plusieurs jours à courtiser les anglophones, en martelant que François Legault les avait abandonnés et que les libéraux les tiennent depuis trop longtemps pour acquis.
Il avait également promis d’abroger la loi 96, dans une conférence de presse remarquée à l’Institut du courtage et de la finance de Montréal. Sur le lutrin, on pouvait lire «Bill 96» derrière un signe d’interdiction, sur une petite affiche exclusivement en anglais.
«Ça ne m’a pas plu, a chuchoté une autre source. Je comprends la stratégie, et des gens au parti étaient convaincus qu’on pouvait convaincre beaucoup d’anglophones de voter pour nous.»
«Mais ça a mis Éric dans une drôle de position: il devait d’un côté essayer de plaire aux anglophones, en même temps qu’il devait ménager les plus nationalistes.»
Résultats
Or, ces choix stratégiques ne se sont pas avérés fructueux, a remarqué un candidat conservateur défait. «Dans plusieurs comtés anglophones, on n’a même pas fini deuxième», a-t-il indiqué.
De fait, les conservateurs ont terminé au 5e rang dans Viau, et au 4e rang dans Westmount-Saint-Louis, des circonscriptions où le taux de participation était en deçà de la moyenne provinciale, un signe que les électeurs libéraux déçus ont préféré ne pas se présenter aux urnes plutôt que d’appuyer un autre parti.
Le PCQ a mieux fait dans Robert-Baldwin et dans D’Arcy-McGee, où le parti est arrivé au deuxième rang, mais en restant tout de même plusieurs milliers de voix derrière le PLQ dans les deux cas.
Test de leadership
Le chef conservateur serait d’ailleurs visé par d’autres critiques au sein de son propre parti. Il aura à passer un «test de leadership» lors du bilan de campagne du PCQ qui se tiendra à Drummondville samedi, comme le disait un candidat défait de la grande région de Québec dans un article de Radio-Canada.
Le diffuseur public rapportait également que des personnes impliquées de près dans la campagne du PCQ considèrent qu’Éric Duhaime était «mal entouré» et déplorent que les décisions se sont prises de façon trop centralisée. Certains membres du parti s’attendraient à davantage d’écoute et à un grand ménage dans l’entourage du chef.
L’attaché de presse d’Éric Duhaime a décliné nos demandes d’entrevue.
Déclarer des choses sur le couvert de l'anonymat c'est manquer de courage pour être chien sale !
Wouin c'est vrai, le PCQ est un parti de mangeux de marde !
Tellement mangeux de marde, que ça se crosse les uns les autres !
Une chose est certaine, Duhaimagogue avait beau d'avoir la parole facile et de tirer profit sur tous les anicroches des autres partis, il n'en demeure pas moins qu'il est passablement vert en étant une recrue de chef de parti. Il y a eu tellement chose qui a repoussé ce parti vers la déchéance aux élections qu'il doit tout absorber afin d'être le vainqueur de cette déchéance.
Zéro élu dans toute la province, ça frappe dans le dash en tabarnac !
Moi je me cacherais !
Touka, s'il est encore chef de ce parti, il pourra se targuer qu'il a au moins de l'expérience comme chef de parti.
Dédé
Un parti de conspis comme le PCQ sera toujours rejeté par la majorité et comme je l'écrivais hier, Sans les conspis, le PCQ sera très bas dans le %.
---------
Je ne partirai pas à brailler pour ce parti de coucous.
Toujours bien, je suis bien heureux de ce déroulement qui était parfaitement prévisible.

La grogne conservatrice québécoise !
par Blake, jeudi 27 octobre 2022, 00:41 (il y a 854 jours) @ Dédé
Source : Duhaime a consacré trop de temps à courtiser les anglos, selon des conservateurs
GABRIEL CÔTÉ
Mardi, 25 octobre 2022 14:13
MISE À JOUR Mardi, 25 octobre 2022 14:13La grogne est entrée au Parti conservateur du Québec: l’échec à faire élire un député le 3 octobre dernier a ravivé l’insatisfaction de l’aile nationaliste du parti.
«On a passé trop de temps à essayer d’avoir le vote des anglophones, alors que c’était une cause perdue, a confié une source conservatrice sous le couvert de l’anonymat. On aurait dû mettre toute cette énergie-là dans Beauce-Nord, on aurait peut-être fait élire un député.»
Selon une autre personne impliquée dans la campagne conservatrice, le parti aurait dépensé des sommes considérables pour de la publicité dans les circonscriptions anglophones, une décision qu’elle juge douteuse.
«Un publireportage dans le USA Today, est-ce que ça permet vraiment d’aller chercher des votes au Québec?» s’est-elle interrogée.
La chèvre et le chou
Pendant la campagne électorale, Éric Duhaime a passé plusieurs jours à courtiser les anglophones, en martelant que François Legault les avait abandonnés et que les libéraux les tiennent depuis trop longtemps pour acquis.
Il avait également promis d’abroger la loi 96, dans une conférence de presse remarquée à l’Institut du courtage et de la finance de Montréal. Sur le lutrin, on pouvait lire «Bill 96» derrière un signe d’interdiction, sur une petite affiche exclusivement en anglais.
«Ça ne m’a pas plu, a chuchoté une autre source. Je comprends la stratégie, et des gens au parti étaient convaincus qu’on pouvait convaincre beaucoup d’anglophones de voter pour nous.»
«Mais ça a mis Éric dans une drôle de position: il devait d’un côté essayer de plaire aux anglophones, en même temps qu’il devait ménager les plus nationalistes.»
Résultats
Or, ces choix stratégiques ne se sont pas avérés fructueux, a remarqué un candidat conservateur défait. «Dans plusieurs comtés anglophones, on n’a même pas fini deuxième», a-t-il indiqué.
De fait, les conservateurs ont terminé au 5e rang dans Viau, et au 4e rang dans Westmount-Saint-Louis, des circonscriptions où le taux de participation était en deçà de la moyenne provinciale, un signe que les électeurs libéraux déçus ont préféré ne pas se présenter aux urnes plutôt que d’appuyer un autre parti.
Le PCQ a mieux fait dans Robert-Baldwin et dans D’Arcy-McGee, où le parti est arrivé au deuxième rang, mais en restant tout de même plusieurs milliers de voix derrière le PLQ dans les deux cas.
Test de leadership
Le chef conservateur serait d’ailleurs visé par d’autres critiques au sein de son propre parti. Il aura à passer un «test de leadership» lors du bilan de campagne du PCQ qui se tiendra à Drummondville samedi, comme le disait un candidat défait de la grande région de Québec dans un article de Radio-Canada.
Le diffuseur public rapportait également que des personnes impliquées de près dans la campagne du PCQ considèrent qu’Éric Duhaime était «mal entouré» et déplorent que les décisions se sont prises de façon trop centralisée. Certains membres du parti s’attendraient à davantage d’écoute et à un grand ménage dans l’entourage du chef.
L’attaché de presse d’Éric Duhaime a décliné nos demandes d’entrevue.
Déclarer des choses sur le couvert de l'anonymat c'est manquer de courage pour être chien sale !
Wouin c'est vrai, le PCQ est un parti de mangeux de marde !
Tellement mangeux de marde, que ça se crosse les uns les autres !
Une chose est certaine, Duhaimagogue avait beau d'avoir la parole facile et de tirer profit sur tous les anicroches des autres partis, il n'en demeure pas moins qu'il est passablement vert en étant une recrue de chef de parti. Il y a eu tellement chose qui a repoussé ce parti vers la déchéance aux élections qu'il doit tout absorber afin d'être le vainqueur de cette déchéance.
Zéro élu dans toute la province, ça frappe dans le dash en tabarnac !
Moi je me cacherais !
Touka, s'il est encore chef de ce parti, il pourra se targuer qu'il a au moins de l'expérience comme chef de parti.
Dédé
Un parti de conspis comme le PCQ sera toujours rejeté par la majorité et comme je l'écrivais hier, Sans les conspis, le PCQ sera très bas dans le %.
---------
Je ne partirai pas à brailler pour ce parti de coucous.
Toujours bien, je suis bien heureux de ce déroulement qui était parfaitement prévisible.
Moi aussi, très heureux du 0 siège.
Charlie Brown Duhaine...
par Jéromec, jeudi 27 octobre 2022, 08:17 (il y a 854 jours) @ Blake
En résumé sa campagne politique...
Une scène classique de Charlie Brown qui tente de kicker le ballon et qui se plante...
Charlie Brown, Lucy and the Football
https://www.youtube.com/watch?v=gqzA1VOiC-M
Le point le plus fort de sa campagne c'était Mia sa chienne...
ça s'arrête pas mal là...
https://twitter.com/E_Duhaime/status/1584999674028740609
il a peut-être oublié pourquoi il avait vendu autant de cartes de membres... hum, hum (passe port vaccinal)
https://www.journaldemontreal.com/2022/10/26/un-passeport-vaccinal-aux-effets-limites-c...
Un passeport vaccinal aux effets limités, conclut une étude
La couverture vaccinale n’aurait augmenté que de 0,9% après son annonce
AUTRES
GEN - 1e JOURNÉE PASSEPORT VACCINAL MONTRÉAL
PHOTO D'ARCHIVES, MARTIN ALARIE
Au Québec, un passeport vaccinal a été nécessaire entre le 1er septembre 2021 et le 12 mars 2022 pour accéder à des lieux publics comme les restaurants, les bars, les centres de conditionnement physique ou les magasins de la Société des alcools du Québec.
NORA T. LAMONTAGNE
Mercredi, 26 octobre 2022 16:30
MISE À JOUR Mercredi, 26 octobre 2022 16:30
L’effet du passeport vaccinal a été limité au Québec étant donné le taux de vaccination déjà très élevé dans la province, selon une nouvelle étude.
• À lire aussi: COVID-19: 24 décès supplémentaires au Québec
• À lire aussi: 680 M$ pour des doses périmées: des millions de vaccins anti-COVID aux poubelles
Les chercheurs évaluent que la couverture vaccinale n’a augmenté que de 0,9 % grâce à cette mesure controversée, implantée en septembre 2021 par le gouvernement Legault.
Mathieu Maheu-Giroux, chercheur
«Ça peut apparaître faible, mais il faut contextualiser. Environ 82% de la population avait déjà reçu une première dose quand le passeport a été annoncé», rappelle le professeur Mathieu Maheu-Giroux, associé au département d'épidémiologie, biostatistique et santé au travail de l’Université McGill, qui a participé à l’étude.
Parmi ceux qui ont reçu une première dose pendant les 6 semaines suivant l’annonce du passeport, près d’un sur quatre aurait été convaincu par le passeport, note-t-on.
Cela représente entre 50 000 et 80 000 Québécois, selon l’auteur principal, Jorge Luis Flores.
Les incertains convaincus
Les plus susceptibles d’avoir finalement relevé leurs manches sont ceux qui étaient ouverts à la vaccination, sans en avoir fait une priorité.
«L’annonce du passeport vaccinal a donné le signal qu’on devait se faire vacciner maintenant, et pas dans trois mois, si on voulait profiter des lieux de rassemblements comme les restaurants ou les bars», poursuit l’assistant de recherche en épidémiologie de l’Université McGill.
L’article, qui doit encore être révisé par les pairs avant d’être publié dans une revue scientifique, souligne aussi que le passeport n’a pas eu d’impact notable sur les taux de vaccination des populations racisées et plus pauvres.
Pas la meilleure façon
Après avoir pris connaissance des conclusions des chercheurs, l’épidémiologiste Nimâ Machouf considère que le passeport vaccinal «n’en a pas valu la peine».
«Étant donné qu’on était extrêmement bien vaccinés, imposer une obligation vaccinale pour aller chercher quelques points de pourcentage de vaccination de plus dans une tranche limitée de la population, ce n’était peut-être pas la meilleure façon», affirme-t-elle, en évoquant l’aversion de plusieurs pour cette mesure.
«Il y a eu des coûts sociaux pour les non-vaccinés visés par le passeport», affirme aussi Jorge Luis Flores, d’où l’importance pour lui d’avoir des estimations de l’impact des politiques publiques qui nourriront le débat en société.
«On doit tirer des leçons correctes de tout ce qui s’est fait pendant la Covid, parce que des épidémies, on en aura d’autres», ajoute Mme Machouf.
Pour le bien des non-vaccinés
De son côté, le ministère de la Santé refuse de se prononcer sur l’étude sans l’avoir relue attentivement.
«D’un point de vue de santé publique, l’argument principal en faveur du passeport vaccinal n’était pas de convaincre ou de récompenser les gens qui étaient adéquatement vaccinés, mais plutôt de diminuer les risques d’exposition au virus des personnes non vaccinées», écrit-on.
Le professeur Maheu-Giroux compte d’ailleurs se pencher dans un deuxième temps sur les effets du passeport vaccinal sur la transmission de la Covid dans les endroits ciblés par le gouvernement.
«Il faut évaluer tous les aspects de cette politique de santé», soutient-il.
Le cabinet du ministre de la Santé Christian Dubé n’avait pas encore répondu aux questions du Journal au moment de publier ses renseignements en ligne.
Aujourd’hui, 84,8% des Québécois avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 61,7% étaient considérés comme adéquatement vaccinés.
L’Ontario, qui a aussi instauré un passeport vaccinal, a pour sa part vu sa couverture vaccinale augmenter de 0,7%.
Politique Fiction, mettons que Du Haine est élu...
par Jéromec, jeudi 27 octobre 2022, 08:32 (il y a 854 jours) @ Jéromec
Baisse de taxes sur l'essence... les pétrolières haussent le prix à l'équivalent 2 jours plus tard...
Augmentation du privé en santé, augmente la désertion du secteur publique au privé...
Augmentation de la limite de vitesse à 120 KM augmente les accidents sur la route parce que certains ''poussent leur luck'' à aller jusqu'à 130KM-140KM en pensant ne pas se faire pogner...
Baisses des impôts sur le revenus qui à court terme intéressant, mais manque à gagner de revenus et aussi que l'état s'est privé des revenus des taxes sur l'essence...
Aucun députés ministrable... ou presque...
Bref on est pogné avec la Kaq..
Au moins les attentes sont pas très hautes avec Drainville... on sait davantage qu'il ne peut rien améliorer sauf se ridiculiser via des interventions maladroites..
Bernard Drainville on being named education minister
The Gazette
https://www.youtube.com/watch?v=w0r3tv-SqSg
Il est très sûr de Lui dans le Drain...
on sent la confiance, on exclus la personne qui parle...

Politique Fiction, mettons que Du Haine est élu...
par Dédé, jeudi 27 octobre 2022, 10:32 (il y a 854 jours) @ Jéromec
Maudit que t'es pas fin !

Politique Fiction, mettons que Du Haine est élu...
par Blake, jeudi 27 octobre 2022, 12:02 (il y a 853 jours) @ Jéromec
Baisse de taxes sur l'essence... les pétrolières haussent le prix à l'équivalent 2 jours plus tard...
Augmentation du privé en santé, augmente la désertion du secteur publique au privé...
Augmentation de la limite de vitesse à 120 KM augmente les accidents sur la route parce que certains ''poussent leur luck'' à aller jusqu'à 130KM-140KM en pensant ne pas se faire pogner...
Baisses des impôts sur le revenus qui à court terme intéressant, mais manque à gagner de revenus et aussi que l'état s'est privé des revenus des taxes sur l'essence...
Aucun députés ministrable... ou presque...
Bref on est pogné avec la Kaq..
Au moins les attentes sont pas très hautes avec Drainville... on sait davantage qu'il ne peut rien améliorer sauf se ridiculiser via des interventions maladroites..
Bernard Drainville on being named education minister
The Gazette
https://www.youtube.com/watch?v=w0r3tv-SqSgIl est très sûr de Lui dans le Drain...
on sent la confiance, on exclus la personne qui parle...
Bonne analyse.
En résumé sa campagne politique...Une scène classique de Charlie Brown qui tente de kicker le ballon et qui se plante...
Charlie Brown, Lucy and the Footballhttps://www.youtube.com/watch?v=gqzA1VOiC-M
Le point le plus fort de sa campagne c'était Mia sa chienne...
ça s'arrête pas mal là...
https://twitter.com/E_Duhaime/status/1584999674028740609
il a peut-être oublié pourquoi il avait vendu autant de cartes de membres... hum, hum (passe port vaccinal)
https://www.journaldemontreal.com/2022/10/26/un-passeport-vaccinal-aux-effets-limites-c...
Un passeport vaccinal aux effets limités, conclut une étude
La couverture vaccinale n’aurait augmenté que de 0,9% après son annonce
AUTRES
GEN - 1e JOURNÉE PASSEPORT VACCINAL MONTRÉAL
PHOTO D'ARCHIVES, MARTIN ALARIE
Au Québec, un passeport vaccinal a été nécessaire entre le 1er septembre 2021 et le 12 mars 2022 pour accéder à des lieux publics comme les restaurants, les bars, les centres de conditionnement physique ou les magasins de la Société des alcools du Québec.NORA T. LAMONTAGNE
Mercredi, 26 octobre 2022 16:30
MISE À JOUR Mercredi, 26 octobre 2022 16:30
L’effet du passeport vaccinal a été limité au Québec étant donné le taux de vaccination déjà très élevé dans la province, selon une nouvelle étude.• À lire aussi: COVID-19: 24 décès supplémentaires au Québec
• À lire aussi: 680 M$ pour des doses périmées: des millions de vaccins anti-COVID aux poubellesLes chercheurs évaluent que la couverture vaccinale n’a augmenté que de 0,9 % grâce à cette mesure controversée, implantée en septembre 2021 par le gouvernement Legault.
Mathieu Maheu-Giroux, chercheur
«Ça peut apparaître faible, mais il faut contextualiser. Environ 82% de la population avait déjà reçu une première dose quand le passeport a été annoncé», rappelle le professeur Mathieu Maheu-Giroux, associé au département d'épidémiologie, biostatistique et santé au travail de l’Université McGill, qui a participé à l’étude.Parmi ceux qui ont reçu une première dose pendant les 6 semaines suivant l’annonce du passeport, près d’un sur quatre aurait été convaincu par le passeport, note-t-on.
Cela représente entre 50 000 et 80 000 Québécois, selon l’auteur principal, Jorge Luis Flores.
Les incertains convaincus
Les plus susceptibles d’avoir finalement relevé leurs manches sont ceux qui étaient ouverts à la vaccination, sans en avoir fait une priorité.
«L’annonce du passeport vaccinal a donné le signal qu’on devait se faire vacciner maintenant, et pas dans trois mois, si on voulait profiter des lieux de rassemblements comme les restaurants ou les bars», poursuit l’assistant de recherche en épidémiologie de l’Université McGill.
L’article, qui doit encore être révisé par les pairs avant d’être publié dans une revue scientifique, souligne aussi que le passeport n’a pas eu d’impact notable sur les taux de vaccination des populations racisées et plus pauvres.
Pas la meilleure façon
Après avoir pris connaissance des conclusions des chercheurs, l’épidémiologiste Nimâ Machouf considère que le passeport vaccinal «n’en a pas valu la peine».
«Étant donné qu’on était extrêmement bien vaccinés, imposer une obligation vaccinale pour aller chercher quelques points de pourcentage de vaccination de plus dans une tranche limitée de la population, ce n’était peut-être pas la meilleure façon», affirme-t-elle, en évoquant l’aversion de plusieurs pour cette mesure.
«Il y a eu des coûts sociaux pour les non-vaccinés visés par le passeport», affirme aussi Jorge Luis Flores, d’où l’importance pour lui d’avoir des estimations de l’impact des politiques publiques qui nourriront le débat en société.«On doit tirer des leçons correctes de tout ce qui s’est fait pendant la Covid, parce que des épidémies, on en aura d’autres», ajoute Mme Machouf.
Pour le bien des non-vaccinés
De son côté, le ministère de la Santé refuse de se prononcer sur l’étude sans l’avoir relue attentivement.
«D’un point de vue de santé publique, l’argument principal en faveur du passeport vaccinal n’était pas de convaincre ou de récompenser les gens qui étaient adéquatement vaccinés, mais plutôt de diminuer les risques d’exposition au virus des personnes non vaccinées», écrit-on.
Le professeur Maheu-Giroux compte d’ailleurs se pencher dans un deuxième temps sur les effets du passeport vaccinal sur la transmission de la Covid dans les endroits ciblés par le gouvernement.
«Il faut évaluer tous les aspects de cette politique de santé», soutient-il.
Le cabinet du ministre de la Santé Christian Dubé n’avait pas encore répondu aux questions du Journal au moment de publier ses renseignements en ligne.
Aujourd’hui, 84,8% des Québécois avaient reçu au moins une dose de vaccin, et 61,7% étaient considérés comme adéquatement vaccinés.
L’Ontario, qui a aussi instauré un passeport vaccinal, a pour sa part vu sa couverture vaccinale augmenter de 0,7%.
Voter avec un stylo....
par Jéromec, jeudi 27 octobre 2022, 14:26 (il y a 853 jours) @ Dédé
Les hôpitaux privés en santé, le loup dans la bergerie
par Jéromec, jeudi 27 octobre 2022, 16:10 (il y a 853 jours) @ Jéromec
https://lautjournal.info/20221014/les-hopitaux-prives-en-sante-le-loup-dans-la-bergerie
Les hôpitaux privés en santé, le loup dans la bergerie
2022/10/14 | Par Guy Roy
Les syndicats ont modestement protesté contre ce projet d’hôpitaux privés en santé. Modestement est le bon mot puisque la protestation devrait aller selon moi jusqu’à la grève politique ni plus ni moins. Mais les syndicats n’ont pas mobilisé depuis des années et il faudrait un revirement complet du climat politique pour que cela change. Enfin, leurs arguments restent valables mais très corporatistes. Il s’agit de préserver les services publics qui fournissent à leurs membres des revenus. Cela n’a pas grand-chose à voir avec le service public, car l’essentiel d’un engagement public est de le mettre sous le regard du public, de tout le public. Cela inclus les journalistes et les intellectuels voués à la recherche du bien commun.
Cette notion de bien commun est au cœur des affaires publiques depuis, au moins, Saint Thomas d’Aquin. C’est un enjeu de civilisation. Soumis au regard public veut dire que tous sont à même de juger si le travail est bien fait, si vous me passez l’expression. En effet, ce qui tient du privé, de la sphère privée, relève de l’individu, du particulier. Mais le public lui relève du politique. C’est-à-dire de qui décide et comment.
À la tête d’un réseau public, il y a des gens élus ou de hauts fonctionnaires qui répondent de leurs gestes devant les élus qui peuvent les renvoyer tout simplement s’ils ne font pas l’affaire. Ainsi donc, si quelqu’un a à répondre de l’administration d’un service devant le public, il est placé devant le choix difficile de s’assurer que le bien commun est respecté.
Là où le bât blesse, c’est qu’on cherche à faire croire que le privé serait à l’avantage, grâce à la compétition qu’il introduit, du bien commun, qu’il favoriserait l’avantage de tous. C’est ce qui se produit quand on met en compétition des entrepreneurs pour remplir des contrats publics. Mais là, il s’agit de service. Il ne viendrait à l’idée de personne de soumettre les hôpitaux à des concours pour sélectionner les meilleurs. C’est pourtant le raisonnement que l’on tient quand on veut introduire de la compétition entre d’un côté le public et de l’autre le privé. Cela ne tient tout simplement pas la route.
Sous la surveillance de la population, y compris des appareils de presse ou des groupes de citoyens, le bien public est mieux assuré que par une soi-disant compétition entre différents secteurs d’un service public. Les politiques ont à en répondre et si l’administration n’est pas adéquate, ils sont pris dans la tourmente du débat public sur la meilleure manière d’en assurer le succès.
À vrai dire, je soupçonne les politiques qui mettent de l’avant ce concept de compétition public privé de vouloir tout simplement escamoter leurs responsabilités de gérants du bien commun. Ils y renoncent subtilement en renvoyant à des individus non-élus, c’est-à-dire, qui n’ont à répondre de rien en termes de l’attribution du pouvoir de le faire, la responsabilité de gouverner adéquatement, selon le souhait de la population au mieux de ce que permettent les progrès de société.
S’en remettre au privé pour fournir des services de santé est tout simplement une abdication devant les enjeux politiques de la recherche des meilleurs pratiques possibles en santé. Et ce n’est pas anodin que de vouloir se départir de ses responsabilités de gestionnaires sur des capitalistes dont le but reste de générer des profits pour des actionnaires. Ce n’est pas une moindre affaire et le moindre déni de toute supervision publique des services.
On nous dira qu’il y aura des commissions des surveillances, des enquêtes, que les privés seront toujours tenus de répondre de leurs actes devant les politiques. C’est de la poudre aux yeux. Que nous révèlent les enquêtes récentes sur le privé ? Qu’il n’est pas à la hauteur de la tâche et que les institutions les moins payantes sont délaissées, sinon carrément fermées comme les deniers refuges de vieillards que le public doit reprendre en charge parce qu’abandonnés pour non-rentabilité !
La CAQ a beau argumenter dans un sens comme dans l’autre et les syndicats vouloir préserver les emplois de leurs membres, il n’y a qu’une volonté de sauver les services de santé publics qui tienne. Et de vouloir les mettre au service du capitalisme est une aberration qui fait de ce parti un autre instrument au service du patronat québécois qui a déjà fait ses preuves en termes d’avidité et de complaisance par rapport à la santé publique.
Tout ça est à mettre en parallèle avec le rôle du capitalisme dans notre société. Avons-nous vraiment besoin, après s’en être défait dans la Révolution tranquille, du privé en santé ? Avons-nous vraiment besoin de mettre nos vies entre les mains de capitalistes qui n’ont de souci que pour la rentabilité et le profit ? Non, monsieur Legault. Vous qui vous targuez d’avoir bien géré la pandémie et d’avoir été le maitre d’œuvre d’une opération qui a sauvé des vies, comment pouvez-vous à ce point mettre en péril tous nos services de santé en y introduisant la mauvaise gestion et la négligence criminelles ? Ça n’a pas de bon sens. ..
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Les hôpitaux privés en santé, le loup dans la bergerie
par Blake, jeudi 27 octobre 2022, 19:48 (il y a 853 jours) @ Jéromec
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https://lautjournal.info/20221014/les-hopitaux-prives-en-sante-le-loup-dans-la-bergerieLes hôpitaux privés en santé, le loup dans la bergerie
2022/10/14 | Par Guy Roy
Les syndicats ont modestement protesté contre ce projet d’hôpitaux privés en santé. Modestement est le bon mot puisque la protestation devrait aller selon moi jusqu’à la grève politique ni plus ni moins. Mais les syndicats n’ont pas mobilisé depuis des années et il faudrait un revirement complet du climat politique pour que cela change. Enfin, leurs arguments restent valables mais très corporatistes. Il s’agit de préserver les services publics qui fournissent à leurs membres des revenus. Cela n’a pas grand-chose à voir avec le service public, car l’essentiel d’un engagement public est de le mettre sous le regard du public, de tout le public. Cela inclus les journalistes et les intellectuels voués à la recherche du bien commun.
Cette notion de bien commun est au cœur des affaires publiques depuis, au moins, Saint Thomas d’Aquin. C’est un enjeu de civilisation. Soumis au regard public veut dire que tous sont à même de juger si le travail est bien fait, si vous me passez l’expression. En effet, ce qui tient du privé, de la sphère privée, relève de l’individu, du particulier. Mais le public lui relève du politique. C’est-à-dire de qui décide et comment.
À la tête d’un réseau public, il y a des gens élus ou de hauts fonctionnaires qui répondent de leurs gestes devant les élus qui peuvent les renvoyer tout simplement s’ils ne font pas l’affaire. Ainsi donc, si quelqu’un a à répondre de l’administration d’un service devant le public, il est placé devant le choix difficile de s’assurer que le bien commun est respecté.
Là où le bât blesse, c’est qu’on cherche à faire croire que le privé serait à l’avantage, grâce à la compétition qu’il introduit, du bien commun, qu’il favoriserait l’avantage de tous. C’est ce qui se produit quand on met en compétition des entrepreneurs pour remplir des contrats publics. Mais là, il s’agit de service. Il ne viendrait à l’idée de personne de soumettre les hôpitaux à des concours pour sélectionner les meilleurs. C’est pourtant le raisonnement que l’on tient quand on veut introduire de la compétition entre d’un côté le public et de l’autre le privé. Cela ne tient tout simplement pas la route.
Sous la surveillance de la population, y compris des appareils de presse ou des groupes de citoyens, le bien public est mieux assuré que par une soi-disant compétition entre différents secteurs d’un service public. Les politiques ont à en répondre et si l’administration n’est pas adéquate, ils sont pris dans la tourmente du débat public sur la meilleure manière d’en assurer le succès.
À vrai dire, je soupçonne les politiques qui mettent de l’avant ce concept de compétition public privé de vouloir tout simplement escamoter leurs responsabilités de gérants du bien commun. Ils y renoncent subtilement en renvoyant à des individus non-élus, c’est-à-dire, qui n’ont à répondre de rien en termes de l’attribution du pouvoir de le faire, la responsabilité de gouverner adéquatement, selon le souhait de la population au mieux de ce que permettent les progrès de société.
S’en remettre au privé pour fournir des services de santé est tout simplement une abdication devant les enjeux politiques de la recherche des meilleurs pratiques possibles en santé. Et ce n’est pas anodin que de vouloir se départir de ses responsabilités de gestionnaires sur des capitalistes dont le but reste de générer des profits pour des actionnaires. Ce n’est pas une moindre affaire et le moindre déni de toute supervision publique des services.
On nous dira qu’il y aura des commissions des surveillances, des enquêtes, que les privés seront toujours tenus de répondre de leurs actes devant les politiques. C’est de la poudre aux yeux. Que nous révèlent les enquêtes récentes sur le privé ? Qu’il n’est pas à la hauteur de la tâche et que les institutions les moins payantes sont délaissées, sinon carrément fermées comme les deniers refuges de vieillards que le public doit reprendre en charge parce qu’abandonnés pour non-rentabilité !
La CAQ a beau argumenter dans un sens comme dans l’autre et les syndicats vouloir préserver les emplois de leurs membres, il n’y a qu’une volonté de sauver les services de santé publics qui tienne. Et de vouloir les mettre au service du capitalisme est une aberration qui fait de ce parti un autre instrument au service du patronat québécois qui a déjà fait ses preuves en termes d’avidité et de complaisance par rapport à la santé publique.
Tout ça est à mettre en parallèle avec le rôle du capitalisme dans notre société. Avons-nous vraiment besoin, après s’en être défait dans la Révolution tranquille, du privé en santé ? Avons-nous vraiment besoin de mettre nos vies entre les mains de capitalistes qui n’ont de souci que pour la rentabilité et le profit ? Non, monsieur Legault. Vous qui vous targuez d’avoir bien géré la pandémie et d’avoir été le maitre d’œuvre d’une opération qui a sauvé des vies, comment pouvez-vous à ce point mettre en péril tous nos services de santé en y introduisant la mauvaise gestion et la négligence criminelles ? Ça n’a pas de bon sens. ..
Très bon texte. D'ailleurs si le système de santé est dans la marde aujourd'hui, il faut regarder du côté des agences privées des infirmières ainsi que du privé en santé qui ont grugé des employés au public.