Bernard Drainville est le capitaine du Titanic de l’éducatio (Forum)
Les hommages pleuvent envers DrainVide, source d'inspiration incommensurable pour le milieu de l'éducation, d'une rigueur intellectuelle exemplaire, qui sait mettre en valeur la profession d'enseignants, doué d'un charisme exceptionnel et qui utilise les réseaux sociaux avec une précision chirurgicale. un ministre chevronné...
https://www.journaldemontreal.com/2023/08/22/bernard-drainville-est-le-capitaine-du-tit...
Bernard Drainville est le capitaine du Titanic de l’éducation
YASMINE ABDELFADEL
Mardi, 22 août 2023 11:30
MISE À JOUR Mardi, 22 août 2023 11:30
Un adulte dans la classe.
C’est pas mal le seul critère qu’on a pour faire face à la pénurie aiguë d’enseignants dans nos écoles. Tu as 18 ans! Félicitations, tu remplis tous les critères pour former la prochaine génération. On dirait qu’on se réveille toujours à minuit moins une pour découvrir que... oups... on va manquer d’enseignants à la rentrée. On patch, on tente d’embaucher, de réaménager et on se croise les doigts pour que cela tienne.
L’an passé, ma fille, qui était en maternelle et donc à sa première année de scolarité, a eu trois enseignants. Comment voulez-vous qu’un enfant qui commence son éducation puisse aimer l’école lorsque les personnes avec qui il noue des relations de confiance changent continuellement.
Évidemment, je n’en veux pas aux enseignants qui, pour toute sorte de bonnes raisons, doivent quitter, parfois de manière temporaire, parfois de manière permanente. Ces professionnels dévoués peuvent aussi tomber malades, avoir une grossesse ou une opportunité professionnelle qui les amène à faire des changements dans leur vie.
Ce n’est pas à eux de régler le problème de la main-d’œuvre. C’est au gouvernement. Et malheureusement, il est aux abonnés absents.
Comment se fait-il qu’on ne nous parle pas des 5000 enseignants qui vont manquer à la rentrée dès le mois de mars. Ils ont les chiffres: le nombre de nouveaux enseignants diplômés des universités est moindre que le nombre d’enseignants qui prendront leur retraite à la prochaine rentrée. Le bilan est négatif et les sirènes devraient déjà allumer.
Mais non, on compte sur l’été et les vacances pour que les choses s’arrangent par elles-mêmes. Les centres de services scolaires ferment leurs portes des semaines durant. Ils régleront les problèmes au retour. On verra... qu’ils disent!
Le paquebot de l’éducation est fissuré de partout et fonce droit vers l’iceberg. Les riches ont déjà quitté le navire pour le réseau privé. Il n’y a pas assez de bouées de sauvetage pour les autres. Le capitaine est débordé et n’a aucune idée du cap à prendre, il s’enferme dans la salle des machines pour attendre que ça passe. Que la rentrée soit derrière lui. L’éducation au Québec, vous l’aurez bien compris, c’est le Titanic. ''
https://www.journaldequebec.com/2023/08/23/bernard-drainville-un-autre-ministre-de-line...
Mardi, 22 août 2023 11:30
MISE À JOUR Mardi, 22 août 2023 11:30
La pénurie de personnel enseignant fait jaser, surtout qu’elle s’ajoute à un nombre record de professeurs non légalement qualifiés dans le réseau scolaire.
On reconnaît que le ministre Drainville n’en est pas le responsable, car on a laissé le problème s’aggraver depuis plusieurs années. Son projet de réforme qui s’empile sur celle de son prédécesseur ne nous assure pas d’une résorption de la pénurie.
Préférant jouer dans les structures, le ministre refuse de s’attaquer aux problèmes d’une école à trois vitesses qui génère sa large part de désintéressement des jeunes pour la profession enseignante et la désertion de plusieurs enseignants.
La dévalorisation
Le ministre est rendu à se satisfaire d’un adulte sorti de nulle part pour le mettre devant les élèves. Guère reluisant pour la profession!
Enseigner dans une classe régulière avec tout l’écrémage pour les projets particuliers qui s’est fait en amont et le manque de soutien professionnel évident décourage les meilleures volontés.
Comme si ce n’était pas suffisant pour stimuler l’abandon professionnel, on soumet souvent le personnel enseignant au mépris public et aux doléances de tout un chacun comme si tous étaient des experts en éducation en faisant abstraction de l’expertise des enseignants.
Pour achever la répulsion professionnelle, on monte en épingle le débordement d’un prof en oubliant les bons coups de la majorité.
Le déni tue
Le déni face à la maladie tue, j’en sais quelque chose. Le déni du ministre relativement à notre système d’éducation à trois vitesses tue la profession enseignante et laisse pour compte des milliers d’enfants.
Le ministre veut faire croire qu’il est en quête d’efficacité. Il agit plutôt comme un docteur qui soigne une grippe en laissant grossir la tumeur qui tuera le patient s’il ne l’opère pas.
En ne s’attaquant pas à la source du problème, il s’ajoutera à la liste des ministres de l’inefficacité!
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/796615/education-bernard-drainville-et-la-loi-de...
Bernard Drainville et la loi de l’inertie
[Accueil] [Opinion] [Idées]
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville
Graham Hughes La Presse canadienne Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville
Réjean Bergeron
L’auteur est philosophe et auteur de Je veux être un esclave ! (2016), L’école amnésique. Ou les enfants de Rousseau (2018) et de Homère, la vie et rien d’autre ! (2022).
22 août 2023
IDÉES
Idées
Que nous dit en gros la première loi du mouvement de Newton ? Qu’un objet au repos restera au repos et qu’un objet en mouvement conservera une vitesse constante tant et aussi longtemps qu’une force extérieure ne viendra pas modifier l’état du premier ou du second objet.
Il est malheureux de constater que notre ministre de l’Éducation, depuis qu’il est en poste, est trop souvent le jouet du premier volet de cette loi de l’inertie. Malgré les demandes, suggestions ou doléances qui viennent des acteurs du réseau, rien ne l’atteint, il reste sur place, ne bouge pas et regarde les planètes tourner autour de lui comme s’il était le centre du monde.
Par exemple, devant un système d’éducation qui est en train de se liquéfier sous nos yeux, nous sommes plusieurs à demander depuis des années qu’une nouvelle commission d’enquête sur l’éducation soit mise sur pied. Normand Baillargeon propose d’ailleurs de l’appeler la commission Guy-Rocher en hommage à ce grand bâtisseur du Québec moderne. Mais rien n’y fait, le ministre ne bouge pas d’un iota sur cet enjeu.
Pas plus tard que la semaine dernière, des enseignants proposaient d’établir une liste de lecture d’oeuvres littéraires afin de faire découvrir aux élèves un ensemble de classiques tout en leur donnant une base culturelle commune. Aucune ouverture de la part du ministre, pas même pour en discuter.
La tyrannie du téléphone intelligent
Mais le dossier sur lequel je veux insister ici concerne l’interdiction du téléphone portable en classe. Voyez : 92 % des 7000 enseignants sondés par la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) souhaitent que ce capteur d’attention, que cette machine à distraire que représente cet outil numérique soit interdit dans les salles de cours, et même à l’école. Ces milliers d’enseignants savent de quoi ils parlent, puisque ce sont eux et elles qui ont à composer avec tous les ravages que causent ces téléphones intelligents chez les jeunes et les moins jeunes.
D’ailleurs, parallèlement à ce sondage, l’UNESCO admettait finalement dans un tout récent rapport que ces téléphones n’avaient pas leur place dans les salles de cours. Et c’est sans parler de toutes ces études, ces recherches, ces livres qui ont été publiés au cours des dix dernières années au sujet des effets néfastes que ces technologies numériques et le monde des écrans en général peuvent avoir sur le développement cognitif, social, psychologique et physique des enfants !
Mais rien n’y fait. Le ministre reste sur son X dans une position toute statique, n’est pas touché par cette demande d’aide, ces SOS lancés par les acteurs du réseau de l’éducation. Il répète depuis quelques mois qu’il évalue toutes les options sur ce sujet, comme si lui, le gouvernement et le ministère de l’Éducation n’avaient pas eu le temps de le faire au cours des dernières années. Par ailleurs, rejointe par Le Devoir, voici ce qu’aurait répondu la conseillère en communication du cabinet du ministre à ce sujet : « Les conseils d’établissement des écoles ont déjà en main tous les pouvoirs pour interdire le cellulaire en classe. Certains le font déjà par le truchement du code de vie de l’école. » Belle façon, encore une fois, de ne pas intervenir et de se délester de ses responsabilités.
Parrainée par le Parti québécois, une pétition pour l’interdiction de l’utilisation de dispositifs électroniques personnels dans les écoles a été mise en ligne sur le site de l’Assemblée nationale. Cette pétition vise autant les téléphones intelligents que les tablettes et les jeux portatifs. Question, maintenant de plusieurs millions de dollars : combien de signatures seront nécessaires pour faire bouger le ministre de son centre de gravité, pour le sortir de sa torpeur ou de son état d’inertie ?
En fait, le ministre Drainville ne comprend pas — ou fait semblant de ne pas comprendre — que les acteurs du réseau de l’éducation comptent sur son leadership et une décision claire et précise de sa part pour régler ce problème une fois pour toutes. Qu’il décrète que le téléphone intelligent est interdit à l’école, point final. À partir de ce moment, enseignants et directions d’école pourront s’appuyer sur cette décision, trouveront l’autorité nécessaire pour faire entendre raison aux élèves, mais aussi à tous ces parents qui, dans une volonté malsaine de surprotéger leurs enfants, exigent de pouvoir rester en contact avec eux, même lorsqu’ils sont confortablement assis dans une salle de cours.
Le monde est unanime en ce qui a trait à la nouvelle année scolaire qui va débuter dans quelques jours : face à un manque de personnel enseignant et de soutien que le ministère de l’Éducation n’a pas su prévoir au cours des dernières années — chose qui est en soi difficile à concevoir dans un État moderne —, c’est tout le système qui sera plongé dans le chaos. Alors, de grâce, Monsieur le Ministre, faites rapidement le nécessaire pour que le personnel enseignant et les directions d’école n’aient pas en plus à subir encore et encore la tyrannie du téléphone intelligent !
Cette petite décision qu’on vous demande de prendre, ce petit geste qu’on vous supplie de poser ne vous coûtera rien — ce qui est rare aujourd’hui ! —, mais viendra assainir l’atmosphère de travail des enseignants, améliorer les conditions d’apprentissage des élèves tout en ouvrant la porte à une socialisation saine qui est grandement mise à l’épreuve par ces machines numériques dévoreuses d’humanité.
BonMerdel au Centre Vide de MtL
opération de relations publiques à Mortréal..... pour faire semblant qu'il prend sa job au sérieux...
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2004223/francois-bonnardel-patrouille-spvm-securit...
Une soirée de patrouille avec le ministre Bonnardel au centre-ville de Montréal
François Bonnardel (à droite) discute avec un policier à l'avant d'une voiture-patrouille.
Ouvrir en mode plein écran
Le ministre de la Sécurité publique est monté à bord d'une voiture-patrouille pour parcourir les secteurs où les problèmes de sécurité sont les plus préoccupants.
Pascal Robidas
Publié hier à 18 h 04 HAE
Partager l’article
C'est sans grande annonce officielle que le ministre de la Sécurité publique du Québec est monté récemment à bord d'une voiture du SPVM pour patrouiller avec la police dans l'un des secteurs les plus problématiques en matière de criminalité dans la métropole : celui du Village. Radio-Canada a pu l'accompagner au cours de cette visite.
Au moment de prendre place à bord d'une voiture-patrouille du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), François Bonnardel, un natif de Verdun, nous confie qu'il a vécu 20 ans à Montréal avant d'amorcer sa carrière en politique.
Il tenait donc à constater, à travers son regard actuel de ministre de la Sécurité publique, les problèmes sociaux qui nuisent au sentiment de sécurité des citoyens dans certains secteurs de Montréal.
C'est une ville importante. C'est le poumon du Québec. C'est une ville qui doit être protégée. C'est une ville où l'on doit donner tous les outils au service de police pour protéger la population.
Une citation deFrançois Bonnardel, ministre de la Sécurité publique du Québec
François Bonnardel marche en compagnie du policier Simon Durocher dans une rue du Village.
Ouvrir en mode plein écran
Le ministre François Bonnardel accompagne en patrouille l'inspecteur du poste de quartier 21 Simon Durocher, dans le secteur du Village, aux prises avec des problèmes de sécurité qui s'aggravent.
Le SPVM lui a donc proposé le secteur du Village, dans l'est du centre-ville, pour accompagner une patrouille policière.
C'est à la place Émilie-Gamelin que débute la tournée du ministre. L'événement musical de la soirée attire un mélange de curieux, d'itinérants, de toxicomanes et de revendeurs de drogues.
Les commerces qui avaient pignon sur rue ont été placardés après que leurs propriétaires ont fui le secteur, au cours des derniers mois. Archambault, auparavant une institution au centre-ville, a notamment évoqué la dégradation du quartier pour expliquer sa fermeture définitive.
Des personnes assises sur un banc public à la place Émilie-Gamelin.
Ouvrir en mode plein écran
La relance de la place Émilie-Gamelin n'a pas su attirer la clientèle familiale souhaitée par la Ville. Les itinérants et les toxicomanes y sont plus nombreux que jamais.
Plusieurs restaurateurs qui sont encore là ont refusé d'ouvrir leur terrasse pour éviter à leurs clients de se faire voler leur nourriture ou de se faire harceler pour de l'argent.
Les policiers des postes de quartiers 21 et 22, qui se partagent la surveillance du secteur du Village, doivent répondre à un flot de plaintes de citoyens concernant le trafic de drogue, les problèmes liés à l'itinérance, des toxicomanes qui consomment à la vue des familles, des affrontements violents ou des consommateurs de drogue en psychose.
Hausse de la criminalité dans le Village
Poste de quartier 21
Vols qualifiés : +70 %
Voies de fait : +42 %
Infractions contre la personne : +23 %
Agressions sexuelles : +11 %
Poste de quartier 22
Voies de fait : +40 %
Agressions sexuelles : +38 %
Source : Bilan trimestriel du SPVM (la période de janvier à mars 2023 comparativement à la période de janvier à mars 2022)
Quebec teacher shortage: ‘One adult per classroom’ is a trag
https://cultmtl.com/2023/08/quebec-teacher-shortage-one-adult-per-classroom-is-a-traged...
Quebec teacher shortage: ‘One adult per classroom’ is a tragedy, not a game plan
Quebec teacher shortage: ‘One adult per classroom’ is a tragedy, not a game plan
by Toula Drimonis
“If this downward trend continues, three poodles in a trench coat teaching algebra to your kids should suffice by next year.
With the new school year approaching, Quebec Education Minister Bernard Drainville’s “solutions” to the province’s dire teacher shortage appear to lower the bar so far down, it will soon be underground.
Asked about the government’s plan to tackle shortages, Drainville responded, “Our first priority is to have a legally qualified teacher in the class. If we can’t have a legally qualified teacher, then we have to accept an unqualified teacher. And in some cases, we hope to have one adult.” The minister added the teacher would ideally have a bachelor’s degree, but it wouldn’t be a requirement.
If this downward trend continues, three poodles in a trench coat teaching algebra to your kids should suffice by next year.
A lack of respect for teachers
With only a week to go before school starts, Quebec currently has over 5,000 (2,000 full-time and 3,000 part-time) teaching positions to fill. Those numbers don’t even include Montreal schools. The president of the Quebec Federation of Educational Institution Directors (FQDE) Nicolas Prevost recently revealed the situation has “gravely deteriorated” and is “three times as worse as last year.”
Accepting unqualified teachers as a solution speaks volumes — both about the magnitude of the problem, as well as the disrespect the profession faces. None of us would accept an unqualified pilot flying our plane, an unqualified doctor performing our surgery, an unqualified lawyer defending us in court, but somehow, parents should be okay with a random adult winging it while trying to teach their kids vital skills that will impact both their educational and career trajectory and potentially the rest of their lives. How is this ok? Where did we get the idea that highly skilled educators are easily replaceable and that just about anyone can teach?
Liberal education critic Marwah Rizqy is not happy. She says she wants to hear the Education Minister say a high-school diploma is not sufficient to teach, and that the minimum requirement should be a bachelor’s degree. He “can’t just throw his hands up in the air and give up,” she stated during an appearance on Patrick Lagacé’s radio show.
This past June, Rizqy was also quoted as saying that by lowering the bar, we’re “tolerating the unacceptable,” and that a teacher with a high-school diploma “hasn’t even passed their CEGEP French exam, which is mandatory!”
A teacher retention problem
Pascal Berubé, PQ spokesperson for education pointed out that even though the CAQ have been in power since 2018, “we’re still waiting for real measures, not only to attract teachers but also to keep them in the profession.”
This point is crucial. It’s not enough to say you intend to train more teachers, it’s imperative the government also tackle the reasons why they’re leaving the profession. Educators have long been complaining about working conditions. Budget cuts and staff shortages have created overburdened teachers taking on far too many kids with little to no support. When you consider Quebec also has the lowest starting salary for educators across Canada then you have the makings of a retention problem.
“Last year I had 47 students in two groups and 18 of them had individualized education plans for different reasons (autism, dyslexia, dysgraphia, behavioural issues, etc.),” a Grade 4 teacher who preferred to remain anonymous told me.
“I received ONE-hour resource support for each group — not per student, per group,” she adds. “As well as a part-time childcare support worker in the class. The rest of the time I was alone. It was an impossible task even for someone like me who adores her career.”
The teacher, who tells me burnout is a bigger issue than she’s ever seen in her 31-year career, says there’s a real lack of respect for the profession. Big decisions are being made by people who are not on the ground, with some having no background in education and never having stepped into a classroom.
“Teachers will continue to leave the profession in droves, and I understand them,” she adds.
Open mouth, insert foot
Bernard Drainville
The Education Minister’s repeated blunders haven’t helped the situation much.
Not content to have caused a major controversy last year when he compared teachers’ salaries with the salaries of MNAs, and implying the latter deserved theirs more, Drainville made another groan-worthy comment recently. During an appearance on Paul Arcand’s morning radio show, he said he’d like to see younger teachers with little to no seniority be given kindergarten and pre-k classes, which, he claimed, are, “less demanding.”
It’s a comment only someone who’s never had to wrangle 20 hyperactive kids and keep them both safe and stimulated would utter. Teaching preschool requires an incredible amount of patience, creativity, skills and empathy. It’s not for the faint of heart.
Teachers immediately urged the minister to “stop making such demeaning comments,” and warned him that it’s not by insulting them that he’ll succeed in keeping them in the profession.
Unqualified teachers create problems
While Drainville insists that unqualified teachers are only a “temporary solution,” his promise contrasts sharply with realty. In 2020–2021, Quebec had almost 30,000 unqualified teachers, a quarter of the workforce. This not only impacts students but also current and prospective teachers who must certainly wonder why they’re wasting their time on a four-year degree.
“Last year, both of my children were missing teachers and had substitutes for more than three-quarters of the school year,” says Katherine Korakakis Peretz. “Having substitutes throughout the year impacts their educational success. Substitutes can’t grade, which is a problem because as a parent you don’t know how your kid is doing, you don’t have the grades or the ability to reach out to them since they’re also not allowed to talk to you during parent-teacher interviews.”
The mom of two says she’s seen no catch-up plan implemented since COVID. In the meantime, it’s costing her approximately $400 a week in tutoring. “The impacts of the teacher shortage are very real,” she adds, “and they are very scary.”
One in four Quebec students are currently failing math and one in five students are failing French. With a five-year high school graduation rate of 64% for the province’s public network (even lower, around 50% for boys) an Institut du Québec study in 2018 revealed the province had the worst performance in Canada. I can’t imagine the pandemic has improved those numbers
These results are doing nothing to solve the growing gap between public and private schools in Quebec, as parents with the financial means (and sometimes even without) will favour private schools, hoping the teacher-student ratio is more amenable to a good education. About one third of Montreal high-school students are currently enrolled in private schools.
Bill 21’s very real impacts
It’s impossible to discuss teacher shortages without pointing out that the Quebec government deliberately prevented qualified teachers from practising their professions because they wear a hijab or a turban. Many of these educators have since left the province and are now teaching in B.C. or Ontario.
Some might say the number is too negligible to matter. The truth is, we will never know the full impacts of Bill 21 on our educational system. A recent academic study looking into the impact of the legislation on Quebec students in law and education is quite revealing.
Current students and recent graduates in education who wear a religious symbol were the most likely to consider leaving Quebec, with 73.8% of people in this category responding that they were likely to leave. A total of 56.4% of the respondents said that they were likely to seek employment outside of Quebec as a result of Bill 21, while 7.9% of the respondents in education said that they were likely to change careers as a result.
What’s more concerning is that Bill 21 also seems to have an impact on the residence choices of people who don’t wear a religious symbol. A total of 46% respondents who did not wear a religious symbol said they were likely or very likely to seek work outside Quebec due to the legislation. A number of respondents stated that, while they were not personally affected, they didn’t want to work in a system that they saw as discriminatory and were therefore planning to move.
“I don’t plan to change my career path but am looking at working in another province now,” responded one student in education, at Bishop’s University. “I don’t feel that I can be a teacher here in Quebec and have a clean conscience while doing so.”
With 5,000 teaching positions vacant, not only did Quebec lose out on current qualified teachers, but also potentially thousands of future teachers with the skills and the aptitude to teach because our government believes a qualified teacher wearing a hijab is far worse than no teacher or an adult with zero teaching skills. That, in my opinion, is what a self-inflicted wound looks like.
Teacher shortages impact educational success
I frankly don’t envy anyone entrusted with the education and healthcare portfolios, probably the most thankless of all political portfolios, as most issues stem from decades’ long governmental neglect. Regardless, solutions need to be found because the consequences will be dire for Quebec students.
In response to the crisis, Premier Legault’s senior advisor tweeted that teacher shortages are not unique to Quebec. While true, the fact that similar headaches may also plague other provinces and countries is small comfort for Quebec parents currently agonizing over the quality of their kids’ education. They need solutions, not excuses.
It’s not enough to throw out political slogans about how “This is how we live in Quebec” and implement language legislation that restricts the use of English and primarily penalizes new immigrants and refugees while simultaneously allowing our educational system to crash and burn.
Quality education requires quality investments, a viable long-term game plan and real respect for the people on the ground. Right now, it feels like all three are severely lacking. ■
Un ministre doit connaître la réalité enseignante
https://www.ledevoir.com/opinion/idees/796556/education-un-ministre-doit-connaitre-la-r...
Monsieur Drainville, je ne peux pas croire que vous pensiez réellement qu’il soit plus facile d’enseigner au préscolaire qu’aux autres niveaux. Avez-vous déjà passé une année dans une classe de 18 enfants qui doivent apprendre la gestion des émotions, les comportements sociaux en plus des compétences requises de leur niveau ?
Saviez-vous que ce ne sont pas tous les enfants qui dorment en après-midi et que les enseignantes doivent gérer les comportements pendant ce temps ? Saviez-vous que l’enseignement par le jeu, ça se planifie, comme toute autre leçon ? Avez-vous vu des enfants de cinq ans qui, depuis plusieurs années, se mettent à lancer des chaises, frappent, font des fugues, ont des problèmes de langage et d’apprentissage ? Tout ça, sans ressources, car il n’y a qu’une seule TES (technicienne en éducation spécialisée) dans l’école pour éteindre des feux partout.
Sur quelle planète vivez-vous ? Avez-vous visité des écoles ou passé ne serait-ce qu’une heure dans une classe préscolaire ? Oubliez-vous quelle clientèle se trouve dans les classes préscolaires 4 ans ? Une clientèle ayant un handicap ou provenant d’un milieu défavorisé. Avec ce rappel, êtes-vous toujours d’avis que ces classes sont les plus faciles ?
Ma conjointe enseigne au préscolaire, ses journées sont plus fatigantes que les miennes, en enseignement des mathématiques, en 4e et 5e secondaire. Non, elle n’a pas de correction à faire comme moi ; heureusement, car elle doit se coucher bien plus tôt pour avoir l’énergie et la patience que cela demande d’être devant un groupe d’enfants de cinq ans.
Sachez toutefois que ses soirées sont quand même occupées à préparer du matériel, à planifier des activités éducatives (et il en faut beaucoup, car les enfants sont tannés après dix minutes), ainsi qu’à faire des recherches sur Marketplace pour trouver des jeux et du matériel qu’elle paye de sa poche pour garnir sa classe — puisqu’avec le budget de 200 $ qu’on lui donne, elle peine à avoir de la peinture et du papier.
Monsieur Drainville, ce n’est pas en tenant des propos qui dénigrent une catégorie d’enseignants que vous réussirez à contrer le décrochage enseignant ! Pourriez-vous montrer un peu plus de respect dans vos idées pour soutenir la profession ? Jamais je ne dénigre le travail des politiciens, même si je ne suis pas toujours d’accord avec leurs décisions ; je crois que chacun fait de son mieux pour faire avancer la société. Je sais que ce n’est pas facile de prendre des décisions qui plairont à tous et qu’elles sont prises pour un monde meilleur.
Je m’attends du ministre de l’Éducation qu’il connaisse la réalité enseignante, qu’il soit à l’écoute du milieu et qu’il prenne soin des gens qui travaillent avec lui pour que notre système éducatif soit en santé. Vous ne pouvez plus vous adresser aux enseignants comme vous l’avez fait aujourd’hui. Vous perdrez le respect de tous. Je vous prie de vous excuser publiquement auprès des enseignantes du préscolaire

BonMerdel au Centre Vide de MtL
opération de relations publiques à Mortréal..... pour faire semblant qu'il prend sa job au sérieux...
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2004223/francois-bonnardel-patrouille-spvm-securit...
Une soirée de patrouille avec le ministre Bonnardel au centre-ville de Montréal
François Bonnardel (à droite) discute avec un policier à l'avant d'une voiture-patrouille.
Ouvrir en mode plein écran
Le ministre de la Sécurité publique est monté à bord d'une voiture-patrouille pour parcourir les secteurs où les problèmes de sécurité sont les plus préoccupants.Pascal Robidas
Publié hier à 18 h 04 HAE
Partager l’articleC'est sans grande annonce officielle que le ministre de la Sécurité publique du Québec est monté récemment à bord d'une voiture du SPVM pour patrouiller avec la police dans l'un des secteurs les plus problématiques en matière de criminalité dans la métropole : celui du Village. Radio-Canada a pu l'accompagner au cours de cette visite.
Au moment de prendre place à bord d'une voiture-patrouille du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), François Bonnardel, un natif de Verdun, nous confie qu'il a vécu 20 ans à Montréal avant d'amorcer sa carrière en politique.
Il tenait donc à constater, à travers son regard actuel de ministre de la Sécurité publique, les problèmes sociaux qui nuisent au sentiment de sécurité des citoyens dans certains secteurs de Montréal.
C'est une ville importante. C'est le poumon du Québec. C'est une ville qui doit être protégée. C'est une ville où l'on doit donner tous les outils au service de police pour protéger la population.
Une citation deFrançois Bonnardel, ministre de la Sécurité publique du Québec
François Bonnardel marche en compagnie du policier Simon Durocher dans une rue du Village.
Ouvrir en mode plein écran
Le ministre François Bonnardel accompagne en patrouille l'inspecteur du poste de quartier 21 Simon Durocher, dans le secteur du Village, aux prises avec des problèmes de sécurité qui s'aggravent.
Le SPVM lui a donc proposé le secteur du Village, dans l'est du centre-ville, pour accompagner une patrouille policière.
C'est à la place Émilie-Gamelin que débute la tournée du ministre. L'événement musical de la soirée attire un mélange de curieux, d'itinérants, de toxicomanes et de revendeurs de drogues.
Les commerces qui avaient pignon sur rue ont été placardés après que leurs propriétaires ont fui le secteur, au cours des derniers mois. Archambault, auparavant une institution au centre-ville, a notamment évoqué la dégradation du quartier pour expliquer sa fermeture définitive.
Des personnes assises sur un banc public à la place Émilie-Gamelin.
Ouvrir en mode plein écran
La relance de la place Émilie-Gamelin n'a pas su attirer la clientèle familiale souhaitée par la Ville. Les itinérants et les toxicomanes y sont plus nombreux que jamais.
Plusieurs restaurateurs qui sont encore là ont refusé d'ouvrir leur terrasse pour éviter à leurs clients de se faire voler leur nourriture ou de se faire harceler pour de l'argent.
Les policiers des postes de quartiers 21 et 22, qui se partagent la surveillance du secteur du Village, doivent répondre à un flot de plaintes de citoyens concernant le trafic de drogue, les problèmes liés à l'itinérance, des toxicomanes qui consomment à la vue des familles, des affrontements violents ou des consommateurs de drogue en psychose.
Hausse de la criminalité dans le Village
Poste de quartier 21Vols qualifiés : +70 %
Voies de fait : +42 %
Infractions contre la personne : +23 %
Agressions sexuelles : +11 %
Poste de quartier 22Voies de fait : +40 %
Agressions sexuelles : +38 %
Source : Bilan trimestriel du SPVM (la période de janvier à mars 2023 comparativement à la période de janvier à mars 2022)
Bonàrien, un des pires ministres de l'histoire.
BonMerdel ou DrainVide...
La compétition est féroce entre DrainVide et BonMerdel...
mais bon, imaginez les ministres à Érik...
Bonàrien, un des pires ministres de l'histoire.
https://www.journaldequebec.com/2023/04/20/video-en-colere-bernard-drainville-quitte-le...
En colère, Bernard Drainville quitte le salon bleu pendant une question de Marwah Rizqy
GABRIEL CÔTÉ
Jeudi, 20 avril 2023 16:53
MISE À JOUR Jeudi, 20 avril 2023 16:53
Piqué au vif par une question de la députée libérale Marwah Rizqy, Bernard Drainville a quitté le Salon bleu en vociférant.
• À lire aussi: [VIDÉO] 3e lien: Bernard Drainville s’excuse en larmes, Éric Caire s’accroche
• À lire aussi: 3e lien: en colère, Gilles Lehouillier se sent trahi
«Si tu veux faire la démagogue, fais-la toute seule!» a pesté le ministre de l’Éducation en prenant ses affaires avant de se diriger vers la sortie.
Marwah Rizqy était en train de poser une deuxième question à propos des frais de garde sur l’heure du midi à l’école, lors d’un débat de fin de séance jeudi après-midi.
Bernard Drainville venait de faire valoir que le ministre de l’Éducation ne peut pas se substituer au centre de services scolaire, qui en l’occurrence était responsable d’une hausse de tarif.
«J’apprécie qu’on porte à mon attention les problèmes dans les écoles et les centres de services, mais, à un moment donné, il faudrait se rappeler que les centres de services scolaires sont redevables de leurs décisions, et donc que c’est aux directeurs [...] de venir expliquer les décisions qu’ils prennent», a dit M. Drainville.
Écoutez l'édito de Richard Martineau et Philippe-Vincent Foisy via QUB radio :
C’est là que la députée libérale lui a rétorqué : «Est-ce que le ministre nous parle vraiment d’imputabilité aujourd’hui, après le mégarecul?», en faisant référence à l’abandon du projet de tunnel autoroutier entre Québec et Lévis.
Visiblement irrité par cette remarque, Bernard Drainville a accusé Marwah Rizqy, à micro fermé, de faire de la «petite politique». «Marwah, tu es meilleure que ça, là. C’est démagogique, honnêtement...», a-t-il lâché.
À ce moment précis, la vice-présidente de l’Assemblée nationale a invité le ministre à laisser la parole à Mme Rizqy, qui a rappelé que les centres de services scolaires sont une «création» du gouvernement caquiste. Mais M. Drainville ramassait déjà ses affaires.
«Je l’invite à m’écouter jusqu’à la fin, même s’il y a de la frustration, puis je comprends la frustration. Mais moi, personnellement, quand je viens faire un débat de fin de séance, je m’attends à avoir un interlocuteur», a réagi la députée libérale, en invitant le ministre à «gérer ses émotions».
«Démagogue!» a répliqué Bernard Drainville en se dirigeant vers la sortie.
La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a été témoin de l’échange. «Crier sur les autres parlementaires, c’est un comportement tout simplement inacceptable en démocratie», a-t-elle réagi, en ajoutant qu’elle s’attend à «plus de respect et plus de hauteur» de la part d’un ministre.

BonMerdel ou DrainVide...
La compétition est féroce entre DrainVide et BonMerdel...
mais bon, imaginez les ministres à Érik...
![]()
Bonàrien, un des pires ministres de l'histoire.
https://www.journaldequebec.com/2023/04/20/video-en-colere-bernard-drainville-quitte-le...En colère, Bernard Drainville quitte le salon bleu pendant une question de Marwah Rizqy
GABRIEL CÔTÉ
Jeudi, 20 avril 2023 16:53MISE À JOUR Jeudi, 20 avril 2023 16:53
Piqué au vif par une question de la députée libérale Marwah Rizqy, Bernard Drainville a quitté le Salon bleu en vociférant.
• À lire aussi: [VIDÉO] 3e lien: Bernard Drainville s’excuse en larmes, Éric Caire s’accroche
• À lire aussi: 3e lien: en colère, Gilles Lehouillier se sent trahi«Si tu veux faire la démagogue, fais-la toute seule!» a pesté le ministre de l’Éducation en prenant ses affaires avant de se diriger vers la sortie.
Marwah Rizqy était en train de poser une deuxième question à propos des frais de garde sur l’heure du midi à l’école, lors d’un débat de fin de séance jeudi après-midi.Bernard Drainville venait de faire valoir que le ministre de l’Éducation ne peut pas se substituer au centre de services scolaire, qui en l’occurrence était responsable d’une hausse de tarif.
«J’apprécie qu’on porte à mon attention les problèmes dans les écoles et les centres de services, mais, à un moment donné, il faudrait se rappeler que les centres de services scolaires sont redevables de leurs décisions, et donc que c’est aux directeurs [...] de venir expliquer les décisions qu’ils prennent», a dit M. Drainville.
Écoutez l'édito de Richard Martineau et Philippe-Vincent Foisy via QUB radio :
C’est là que la députée libérale lui a rétorqué : «Est-ce que le ministre nous parle vraiment d’imputabilité aujourd’hui, après le mégarecul?», en faisant référence à l’abandon du projet de tunnel autoroutier entre Québec et Lévis.
Visiblement irrité par cette remarque, Bernard Drainville a accusé Marwah Rizqy, à micro fermé, de faire de la «petite politique». «Marwah, tu es meilleure que ça, là. C’est démagogique, honnêtement...», a-t-il lâché.
À ce moment précis, la vice-présidente de l’Assemblée nationale a invité le ministre à laisser la parole à Mme Rizqy, qui a rappelé que les centres de services scolaires sont une «création» du gouvernement caquiste. Mais M. Drainville ramassait déjà ses affaires.
«Je l’invite à m’écouter jusqu’à la fin, même s’il y a de la frustration, puis je comprends la frustration. Mais moi, personnellement, quand je viens faire un débat de fin de séance, je m’attends à avoir un interlocuteur», a réagi la députée libérale, en invitant le ministre à «gérer ses émotions».
«Démagogue!» a répliqué Bernard Drainville en se dirigeant vers la sortie.
La porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a été témoin de l’échange. «Crier sur les autres parlementaires, c’est un comportement tout simplement inacceptable en démocratie», a-t-elle réagi, en ajoutant qu’elle s’attend à «plus de respect et plus de hauteur» de la part d’un ministre.
La gang au Duhaimagogue et lui-même sont imbattables comme idiots et débiles.
Embauche de profs non qualifiés: des enseignants lancent le
https://www.journaldequebec.com/2023/08/22/des-profs-lancent-le-mouvement--affiche-ton-...
Embauche de profs non qualifiés: des enseignants lancent le mouvement «Affiche ton diplôme»
Les enseignants qualifiés veulent se faire plus visibles en réaction au recrutement d'enseignants non diplômés
Play
Mute
Fullscreen
PARTAGE
Photo logo de la journaliste Daphnée Dion Viens du Journal de Québec, lundi le 11 Janvier 2016 à Québec. SIMON CLARK/JOURNAL DE QUEBEC/AGENCE QMI
DAPHNÉE DION-VIENS
Mardi, 22 août 2023 00:00
MISE À JOUR Mardi, 22 août 2023 09:31
En réaction à l’embauche d'enseignants non légalement qualifiés, des enseignants afficheront leur diplôme bien en vue dans leur classe à la rentrée, pour faire valoir leur expertise.
• À lire aussi: Une prof «à boutte» explique pourquoi elle a décidé de démissionner après 7 ans
• À lire aussi: Du «patchage» dans le système d’Éducation?
• À lire aussi: Rentrée scolaire: le manque de personnel se fait sentir
Darina Bilodeau, enseignante de la région de Québec, est l’initiatrice du mouvement «Affiche ton diplôme». Le mot d’ordre circule depuis quelques jours dans des groupes d’enseignants sur les réseaux sociaux. Plusieurs centaines d'enseignants ont déjà indiqué qu’ils iront de l’avant, indique Mme Bilodeau.
«On invite tous les enseignants qualifiés à afficher leur diplôme en classe, au même titre que le font les dentistes ou les comptables, pour montrer qu’on a fait des études et qu’on sait comment enseigner», affirme-t-elle.
Ce sont les propos du ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, qui sont à l’origine de cette initiative, explique-t-elle. La semaine dernière, il a affirmé qu’il y aurait «beaucoup» d’enseignants non qualifiés dans les classes à la rentrée, disant espérer à tout le moins un «adulte» dans chaque classe.
La semaine dernière, il y avait environ 5000 postes d’enseignants vacants pour la rentrée, soit trois fois plus qu’à pareille date l’an dernier, selon un sondage réalisé auprès de directions d’école.
Le mouvement «Affiche ton diplôme» a rapidement fait boule de neige. Dans plusieurs écoles, presque tous les enseignants y adhèrent, indique Mme Bilodeau.
«On n’accepterait jamais des gens non diplômés dans d’autres corps d’emploi, pourquoi on le fait en enseignement?», lance Julie Lajoie, une autre enseignante de la région de Québec qui participe à l’initiative.
Écoutez Alexandre Dubé, tous les jours dès 10h, disponible en direct et en balado via QUB Radio :
Valoriser la profession
Les enseignantes rencontrées par Le Journal lundi tiennent à préciser que ce geste vise avant tout à valoriser leur propre formation, plutôt qu’à dénigrer les gens non diplômés qui viendront prêter main-forte dans les écoles à la rentrée.
«Je n’affiche pas mon diplôme contre eux, je l’affiche pour moi», résume Mme Bilodeau.
Ce mouvement pourrait aussi inciter des parents à poser davantage de questions concernant les qualifications des enseignants de leur enfant cette année (voir autre texte plus bas).
Des diplômés à courtiser
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, devrait de son côté faire plus d’efforts pour courtiser les enseignants diplômés qui ont quitté la profession, affirme l’enseignante Marie-Claude Tardif, qui a aussi fait encadrer son diplôme.
«Il y a des centaines et des centaines d’enseignants diplômés au Québec qui ne sont pas dans les écoles parce qu’ils se sont réorientés, mais qui aimeraient revenir si les conditions de travail n’étaient pas si exécrables, dit-elle. Le défi du ministre, il est là.»
Écoutez Marie Montpetit, tous les jours dàs 12h30, disponible en direct et en balado via QUB Radio :
Enseignants qualifiés ou non? Les parents ont le droit de savoir
Les parents qui veulent savoir si l’enseignant dans la classe de leur enfant est qualifié devraient pouvoir obtenir une réponse à ce sujet de la part de leur direction d’école.
Au cours des derniers jours, des parents préoccupés par la pénurie d’enseignants ont interpellé Le Journal, se demandant si les écoles vont informer les parents de la présence d’un enseignant non qualifié en classe.
À la Fédération des centres de services scolaires du Québec, la porte-parole Catherine Roy indique qu’il n’y a pas de directive nationale ou commune à ce sujet, les façons de faire peuvent varier d’une école à l’autre.
Il est donc peu probable que des parents reçoivent un courriel les informant d’emblée que l’enseignant de leur enfant n’a pas son brevet d’enseignement.
Les parents peuvent toutefois poser des questions à ce sujet auprès de l’enseignant, lors de la rencontre annuelle à la rentrée au primaire, ou auprès de la direction.
«En appelant la direction de son école, le parent peut s’attendre à recevoir cette information», indique Mme Roy.
À la Fédération des comités de parents, on confirme que l’inquiétude est grande, à l’approche de la rentrée.
«Chaque parent souhaite avoir la personne la plus qualifiée pour offrir le meilleur enseignement possible à son enfant, c’est tout à fait légitime d’avoir ces attentes-là. Mais on est confronté à quelque chose de majeur», affirme sa présidente, Mélanie Laviolette.
Dans le réseau scolaire, on craint toutefois que de telles réponses poussent des parents à réclamer encore plus de changements de groupe pour leur enfant, alors que ce type de requête est déjà difficile à gérer en début d’année, selon des directions d’école.
De son côté, Mme Laviolette estime que le mouvement «Affiche ton diplôme» est une «belle initiative» pour valoriser la profession, mais met aussi en garde contre le risque de créer «deux classes d’enseignants».
https://www.24heures.ca/2023/08/21/une-prof-a-boutte-explique-pourquoi-elle-a-decide-de...
Une prof «à boutte» explique pourquoi elle a décidé de démissionner après 7 ans
Sarah-Florence Benjamin
21 août 2023 13H24
MISE À JOUR 21 août 2023 19H49
Partager
Pour la première fois en 25 ans, Audrey D. ne vivra pas de rentrée scolaire. Dans une vidéo publiée sur TikTok, la créatrice de contenu explique comment les classes surpeuplées, les longues heures de travail impayées et les conditions difficiles ont eu raison de son amour pour la profession d’enseignante.
«Je ne me voyais pas faire ça encore pendant 30 ans», confie Audrey D., connue comme Audrey_Qc sur TikTok.
Dans sa vidéo, l’ancienne enseignante fait d’abord état de «classes surchargées de jeunes qui souffrent, qui font des crises, qui lancent des objets, qui ont des troubles d’apprentissage, qui viennent d’immigrer au Québec avec leur famille et qui parlent peu français», mais aussi du temps et de l’argent que les enseignants doivent fournir pour faire fonctionner leur classe correctement.
«Dépenser de notre poche dans les ventes de garage pendant l’été, dans les librairies, sur Marketplace, parce qu’on veut donc bien le meilleur pour les enfants et que les classes sont parfois dégarnies, se faire reconnaître seulement 32 heures de travail par semaine alors qu’en réalité, c’est souvent bien plus que ça», dénonce-t-elle.
Elle fait ensuite référence aux profs qui doivent se préparer pour la rentrée alors qu’ils sont toujours techniquement en vacances et donc pas rémunérés, en plus des heures supplémentaires à la maison toute l’année durant.
• À lire aussi: Quel est le salaire des enseignantes et des enseignants au Québec en 2023?
«Si t’arrêtes réellement [ta journée de travail] à 4 heures, ta liste de tâches à faire est longue de même pis tu te sens pas prêt pantoute», lance-t-elle.
«Il y a des gens, heureusement, qui sont tellement passionnés et qui ont probablement une personnalité, une santé mentale plus forte que la mienne, qui arrivent malgré tout à trouver leur bonheur et à s’épanouir dans cette profession-là, mais ce n’était plus mon cas», confesse-t-elle à la fin de sa vidéo.
«Une profession si importante, mais si peu valorisée»
Même si des enseignantes et enseignants se sont exprimés dans les médias sur les difficultés de leur emploi, une trop grande partie de la population et des décideurs restent insensibles à leurs témoignages, regrette Audrey D.
Elle estime que le métier d’enseignant est «une profession si importante, mais si peu valorisée» par «une partie de la société qui pense encore que les profs se plaignent pour rien, qu’ils sont donc bien avec leurs deux mois de vacances».
La créatrice de contenu en a également contre le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, qui a affirmé le 16 août qu’il y aurait au moins «un adulte» par classe à la rentrée, alors que de nombreux postes doivent être encore pourvus partout dans la province.
M. Drainville a également semé la controverse en disant que les nouveaux diplômés en éducation devraient être dirigés vers les classes du préscolaire parce que celles-ci seraient «moins exigeantes».
«Le ministre de l’Éducation qui dit quasiment que n’importe qui peut faire cette job-là, je suis désolée, mais moi, même en étant qualifiée, je peux plus», affirme Audrey D. dans sa vidéo.
sa Majesté Lucius...Édité

sa Majesté Lucius...
https://www.facebook.com/photo/?fbid=10159638377886724&set=gm.6315992361846595&...
Un autre beau cinglé celui-là.