Dossier santé numérique : la firme choisie par Québec a conn (Forum)
Rassurez vous Lucky Don't Caire s'en charge
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2007903/dossier-sante-numerique-epic-systems
Dossier santé numérique : la firme choisie par Québec a connu des ennuis dans le monde
Les problèmes d'Epic Systems Corporation sont bien documentés.
Christian Dubé répond aux questions des journalistes.
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Le ministre Christian Dubé prétend que le dossier santé numérique permettra d'alléger la tâche des professionnels du réseau de la santé.
Alexandre Duval
Publié à 4 h 00 HAE
Mis à jour à 13 h 13 HAE
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À la fin du mois d'août, le gouvernement Legault annonçait avoir choisi Epic Systems Corporation pour bâtir le futur dossier santé numérique (DSN), un vaste projet d’informatisation des données médicales pour les patients du Québec. Or, l’expérience a tourné au vinaigre dans des pays où cette énorme firme américaine a décroché des contrats semblables, a constaté Radio-Canada.
Des dépassements de coûts évalués à 2 millions de dollars par semaine. Une baisse de productivité de 20 % dans les urgences. Une panne de système forçant les ambulances à se diriger vers d’autres établissements pendant quatre heures.
Le réseau des Cambridge University Hospitals (CUH), au Royaume-Uni, qui compte près de 1500 lits et 9000 employés, a vécu des moments très difficiles lors de la mise en service de son dossier de santé électronique, en 2014.
Un article scientifique de 2019 publié dans l'International Journal of Medical Informatics décrit les perturbations liées à cet énorme changement technologique piloté par la firme américaine Epic Systems Corporation, dont le contrat atteignait 200 millions de livres sterling (340 millions de dollars canadiens).
Pendant des mois, les médecins ont éprouvé des ennuis avec la prescription de médicaments. La qualité des soins offerts aux patients a aussi été touchée. Les problèmes se sont révélés à ce point importants que le réseau des CUH a dû être mis sous tutelle. Son directeur général a même été contraint de démissionner en 2015.
Deux ans après l’implantation du système, une inspection confirmait que la situation était enfin stabilisée.