Trouver sur Fakebook ! ( une lettre ouverte ) (Forum)
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Christine Brassard
Quand Paul St-Pierre Plamondon a insulté une grande partie du milieu culturel québécois en parlant de « vacuité intellectuelle » et d’« aplaventrisme » parce que certains saluaient la nomination du ministre Marc Miller, sous prétexte qu'il :
▪︎ ne faut pas flatter le pouvoir,
▪︎ ne pas s’écraser devant l'adversaire
▪︎ ne pas acheter la paix au prix de ses convictions.
Cette sortie rejetait frontalement l’idée qu’il puisse être acceptable, sur le plan intellectuel ou moral, de ménager le pouvoir fédéral par confort, par calcul ou par peur. Le message était clair : s’écraser ou s’adapter au pouvoir, c’est abandonner ses principes.
Or aujourd’hui, c’est exactement l’attitude que PSPP adopte lorsqu’il explique qu’il faudrait ménager Donald Trump, éviter de le froisser, et surtout ne pas diversifier nos partenaires commerciaux , notamment en lien avec les dossiers commerciaux réglés avec la Chine, comme le canola. On nous présente ces démarches comme une faute, de l'irresponsabilité et de la fanfaronnade auxquelles on n'aurait pas consenti.
Pourtant, dans les faits, il ne s’agit pas d’un alignement idéologique avec la Chine, ni d’une approbation de son régime, mais bien du règlement de dossiers économiques précis qui causaient un tort réel et documenté. Qu’on soit d’accord ou non avec les pratiques chinoises, aucun pays sérieux ne peut prétendre ne plus faire affaire avec la Chine. C’est une réalité économique mondiale, pas une posture morale.
La contradiction devient alors flagrante :
on dramatise des échanges commerciaux nécessaires avec la Chine, qui ne constitue pas aujourd’hui notre principale menace directe, pendant qu’on banalise, voire qu’on justifie, une attitude de prudence soumise face aux États-Unis et à Donald Trump, qui, lui, menace concrètement nos industries, impose ou promet des tarifs punitifs arbitraires, pratique l’ingérence et utilise le commerce comme arme politique.
Le malaise s’accentue encore plus lorsqu’on voit PSPP entretenir des liens avec la frange séparatiste de l’Alberta, un courant qui fantasme un alignement avec les États-Unis et qui voit dans Trump un partenaire potentiel, pendant qu’ici on explique qu’il faudrait restreindre nos propres choix diplomatiques et économiques pour ne pas indisposer notre voisin du Sud.
On ne bâtit pas une posture de force sur la peur de déplaire.
On ne dénonce pas l’aplaventrisme chez les autres pour ensuite le rebaptiser « réalisme » quand il s’agit d’une puissance étrangère qui nous menace ouvertement à nos frontières.
PSPP est très bon pour faire la leçon.
Mais un chef crédible doit aussi être capable de vivre selon les standards qu’il impose aux autres !
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Les propos de PSPP deviennent de plus en plus de droite et à écouter ses principes de politiques étrangères, il semble bien être à l'aise de la façon que Trump préside son pays ainsi que sa façon de faire pour imposer sa magistrature bien à lui. Deviendra-t-il un émule de Trump une fois au pouvoir du Québec avec sa souveraineté, tout comme les séparatistes albertins ?
C'est bien beau de dire qu'il ne faut pas s'écraser mais il faut que les babines suivent les bottines !
Dédé
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Dédé,
31/01/2026, 15:45
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