Le chien, un animal social opportuniste ! (Sciences & Paranormal)
Article rédigé par Morgane Gillard
Rédactrice
Publié le 27 mars 2026 à 11:35
Depuis longtemps, les humains vivent aux côtés des chiens, mais les origines exactes de cette relation fascinante restent encore mystérieuses. Les chercheurs continuent d’explorer des indices archéologiques et génétiques pour mieux comprendre ce lien ancestral.
On a tendance à dire que le chien est le meilleur ami de l’Homme. Depuis longtemps, ces c anidés accompagnent en effet les humains, à la fois comme animal de travail et de compagnie. L'espèce en elle-même (Canis lupus familiaris) est née de la domestication du loup gris sauvage (Canis lupus).
De nombreux sites archéologiques, parfois très anciens, allient ainsi restes humains et ceux des canidés, sans qu'il soit toutefois facile de savoir si ces ossements, souvent incomplets, correspondent à ceux d'un chien ou d'un loup.
Comment étaient les chiens à la préhistoire ?
D'après ces témoignages archéologiques, certains chercheurs estiment cependant que le début de la domestication du chien pourrait remonter à 20 000, voire 40 000 ans. Mais la date, le lieu et la façon dont cette domestication s'est réalisée restent encore très flous.
![[image]](https://i84.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/captu539.jpg)
Des chiens domestiqués de l’Angleterre jusqu’en Turquie il y a plus de 14 000 ans
Des analyses ADN réalisées sur plusieurs ossements de canidés découverts en Angleterre et en Turquie apportent cependant de nouvelles informations. Elles révèlent avec certitude que les chiens étaient déjà domestiqués il y a 14 000 à 16 000 ans, repoussant ainsi de 5 000 ans environ les plus anciennes traces ADN de cette espèce. Un résultat significatif car cela ferait du chien le premier être vivant domestiqué, bien avant tout autre animal... ou plante !
Les ossements retrouvés dans la grotte de Gough dans le sud-ouest de l'Angleterre datent ainsi de 14 300 ans et appartiennent clairement à un chien domestique. Ceux de Pınarbaşı en Turquie remontent quant à eux à 15 800 ans.
Point majeur de cette étude publiée dans la revue Nature, les deux génomes sont remarquablement similaires, ce qui montre une expansion rapide des chiens domestiques entre l'ouest de l'Asie et l'est de l'Europe. Il est ainsi probable que les chiens accompagnaient les groupes humains au cours de leurs migrations et étaient certainement échangés au fil des rencontres, ce qui aurait participé à la dissémination rapide de l'espèce au sein de groupes humains culturellement différents.
![[image]](https://i84.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/captu540.jpg)
Un traitement similaire à celui des autres membres humains du groupe
« Bien que les groupes humains associés à ces chiens primitifs étaient tous deux chasseurs-cueilleurs, ils présentaient de grandes différences, explique William Marsh, coauteur de l'étude. À Pınarbaşı, les humains dépendaient surtout de la pêche et de la chasse aux petits oiseaux, alors que ceux de la grotte de Gough étaient plutôt des chasseurs de proies terrestres ».
Malgré ces différents modes de vie, les deux groupes ont toutefois traité les dépouilles de leur chien de la même façon, c'est-à-dire comme ils traitaient leurs propres défunts, ce qui est très révélateur de la place du chien dans ces sociétés de la préhistoire. Les chiens étaient donc totalement intégrés. Une idée appuyée par les analyses isotopiques, qui montrent qu'ils mangeaient la même nourriture que leurs maîtres.
« Ils devaient servir à quelque chose avant de devenir des animaux de compagnie, explique Laurent Frantz, coauteur de l'étude dans une interview à The Guardian. Il est fou de penser que les humains ont nourri ces grands carnivores par pure gentillesse, simplement parce qu'ils étaient mignons ». Il est en effet plus probable que les chiens aient joué un rôle lors de la chasse, ou servi comme système d'alarme et de défense contre les prédateurs.
Ces résultats illustrent à quel point la cohabitation entre le chien et l'humain a façonné non seulement l'histoire de ces animaux, mais aussi la nôtre.
![[image]](https://i.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/lignes10.gif)
J'ai eu très peu de chien dans mon cheminement d'adulte, mais le dernier il y a déjà plus de 20 ans, était vraiment un animal pour mon tempérament. Il était toujours proche de moi et il était un gardien pour mes enfants et feue Manon. C'était un croisé berger allemand et colley, un sans abri à l'âge de 2 mois que j'ai adopté car son premier geste a été de s'approcher de moi parmi les autres qui le trouvaient beau comme toutou. En fait, avant qu'il s'approche de moi, j'ai dit ; Ah ben, un Charly bâtèche ! 
Les loups sont naturellement dangereux en meute surtout si le chef de meute est ultra dominant, se séparant presque de la meute avec son tempérament solitaire. Enlèves le dominant, les loups sont des toutous. 
Pourquoi ? Ils ont toujours l'impression d'être des rejets parce qu'ils sont sociaux en groupe. C'est inné en eux, ça fait parti de leur patrimoine génétique, comme pour la survie de la race. Domestiquer un loup, il faut partir avec un louveteau et c'est sans doute ainsi que le chien est devenu domestique au fil de l'histoire. Même certains singes ( surtout les macaques ) ont des chiens près d'eux.
C'est l'animal qui a une reconnaissance sociale. Alors lorsque choisi pour une famille dès après son sevrage avec la mère, s'il est bien nourri et dompter comme il se doit de l'être, c'est le meilleur animal de compagnie, autant que le chat qui est bien plus indépendant mais quasiment autant social que le chien.
Alors, je ne suis pas surpris que le chien soit le premier animal à socialiser avec l'humain depuis fort longtemps.
Dédé
Le chien, un animal social opportuniste !
Article rédigé par Morgane Gillard
RédactricePublié le 27 mars 2026 à 11:35
Depuis longtemps, les humains vivent aux côtés des chiens, mais les origines exactes de cette relation fascinante restent encore mystérieuses. Les chercheurs continuent d’explorer des indices archéologiques et génétiques pour mieux comprendre ce lien ancestral.
On a tendance à dire que le chien est le meilleur ami de l’Homme. Depuis longtemps, ces c anidés accompagnent en effet les humains, à la fois comme animal de travail et de compagnie. L'espèce en elle-même (Canis lupus familiaris) est née de la domestication du loup gris sauvage (Canis lupus).
De nombreux sites archéologiques, parfois très anciens, allient ainsi restes humains et ceux des canidés, sans qu'il soit toutefois facile de savoir si ces ossements, souvent incomplets, correspondent à ceux d'un chien ou d'un loup.
Comment étaient les chiens à la préhistoire ?
D'après ces témoignages archéologiques, certains chercheurs estiment cependant que le début de la domestication du chien pourrait remonter à 20 000, voire 40 000 ans. Mais la date, le lieu et la façon dont cette domestication s'est réalisée restent encore très flous.
Des chiens domestiqués de l’Angleterre jusqu’en Turquie il y a plus de 14 000 ans
Des analyses ADN réalisées sur plusieurs ossements de canidés découverts en Angleterre et en Turquie apportent cependant de nouvelles informations. Elles révèlent avec certitude que les chiens étaient déjà domestiqués il y a 14 000 à 16 000 ans, repoussant ainsi de 5 000 ans environ les plus anciennes traces ADN de cette espèce. Un résultat significatif car cela ferait du chien le premier être vivant domestiqué, bien avant tout autre animal... ou plante !Les ossements retrouvés dans la grotte de Gough dans le sud-ouest de l'Angleterre datent ainsi de 14 300 ans et appartiennent clairement à un chien domestique. Ceux de Pınarbaşı en Turquie remontent quant à eux à 15 800 ans.
Point majeur de cette étude publiée dans la revue Nature, les deux génomes sont remarquablement similaires, ce qui montre une expansion rapide des chiens domestiques entre l'ouest de l'Asie et l'est de l'Europe. Il est ainsi probable que les chiens accompagnaient les groupes humains au cours de leurs migrations et étaient certainement échangés au fil des rencontres, ce qui aurait participé à la dissémination rapide de l'espèce au sein de groupes humains culturellement différents.
Un traitement similaire à celui des autres membres humains du groupe
« Bien que les groupes humains associés à ces chiens primitifs étaient tous deux chasseurs-cueilleurs, ils présentaient de grandes différences, explique William Marsh, coauteur de l'étude. À Pınarbaşı, les humains dépendaient surtout de la pêche et de la chasse aux petits oiseaux, alors que ceux de la grotte de Gough étaient plutôt des chasseurs de proies terrestres ».
Malgré ces différents modes de vie, les deux groupes ont toutefois traité les dépouilles de leur chien de la même façon, c'est-à-dire comme ils traitaient leurs propres défunts, ce qui est très révélateur de la place du chien dans ces sociétés de la préhistoire. Les chiens étaient donc totalement intégrés. Une idée appuyée par les analyses isotopiques, qui montrent qu'ils mangeaient la même nourriture que leurs maîtres.
« Ils devaient servir à quelque chose avant de devenir des animaux de compagnie, explique Laurent Frantz, coauteur de l'étude dans une interview à The Guardian. Il est fou de penser que les humains ont nourri ces grands carnivores par pure gentillesse, simplement parce qu'ils étaient mignons ». Il est en effet plus probable que les chiens aient joué un rôle lors de la chasse, ou servi comme système d'alarme et de défense contre les prédateurs.
Ces résultats illustrent à quel point la cohabitation entre le chien et l'humain a façonné non seulement l'histoire de ces animaux, mais aussi la nôtre.
J'ai eu très peu de chien dans mon cheminement d'adulte, mais le dernier il y a déjà plus de 20 ans, était vraiment un animal pour mon tempérament. Il était toujours proche de moi et il était un gardien pour mes enfants et feue Manon. C'était un croisé berger allemand et colley, un sans abri à l'âge de 2 mois que j'ai adopté car son premier geste a été de s'approcher de moi parmi les autres qui le trouvaient beau comme toutou. En fait, avant qu'il s'approche de moi, j'ai dit ; Ah ben, un Charly bâtèche !
Les loups sont naturellement dangereux en meute surtout si le chef de meute est ultra dominant, se séparant presque de la meute avec son tempérament solitaire. Enlèves le dominant, les loups sont des toutous.
Pourquoi ? Ils ont toujours l'impression d'être des rejets parce qu'ils sont sociaux en groupe. C'est inné en eux, ça fait parti de leur patrimoine génétique, comme pour la survie de la race. Domestiquer un loup, il faut partir avec un louveteau et c'est sans doute ainsi que le chien est devenu domestique au fil de l'histoire. Même certains singes ( surtout les macaques ) ont des chiens près d'eux.
C'est l'animal qui a une reconnaissance sociale. Alors lorsque choisi pour une famille dès après son sevrage avec la mère, s'il est bien nourri et dompter comme il se doit de l'être, c'est le meilleur animal de compagnie, autant que le chat qui est bien plus indépendant mais quasiment autant social que le chien.
Alors, je ne suis pas surpris que le chien soit le premier animal à socialiser avec l'humain depuis fort longtemps.
Dédé
Intéressant ça.
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