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Pam Bondi a bondi en tabarnack ! :D (Forum)

par Dédé, samedi 04 avril 2026, 08:54 (il y a 4 jours)

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Publié hier à 5 h 00

Jamais un procureur général n’était allé aussi loin pour politiser la justice fédérale que Pam Bondi. Jamais dans l’ère moderne un président américain n’avait eu à sa portée un département de la Justice aussi soumis à ses volontés politiques.

Mais même « ça » n’était pas assez pour Donald Trump.

Le bilan de Pam Bondi, en seulement 14 mois, est lourd.

. Congédiement de 230 procureurs liés à des dossiers contre Donald Trump. Démission de 6000 employés qui refusaient d’obéir à des ordres illégaux – sur 115 000 employés, dont 10 000 avocats.

. Dépôt d’accusations contre des ennemis politiques de Donald Trump, malgré l’insuffisance de preuve et à la suite de pressions du président.

. Démantèlement de l’unité anticorruption et de la division des droits civiques.
Retrait des accusations de corruption contre Eric Adams, alors maire de New York, qui promettait de collaborer avec la police de l’immigration.

. Pam Bondi n’a pratiquement jamais dit non à Donald Trump. C’est pourtant le devoir d’un procureur général : rappeler où est tracée la ligne au-delà de laquelle l’action du gouvernement ou du président est hors la loi.

Cela a valu à son bureau plusieurs humiliations devant les tribunaux. Les accusations contre l’ancien directeur du FBI James Comey et la procureure générale de l’État de New York ont été rejetées sans même qu’on se rende au procès. Des procureurs choisis par l’administration pour leur complaisance ont été sortis de dossiers majeurs pour avoir été nommés de manière irrégulière. Etc.

Tout cela aurait pu justifier le congédiement d’un procureur général. Mais c’était fait à la demande et pour le bon plaisir du président.

Ces illégalités, cette politisation de la justice, loin de motiver son renvoi, sont ce qui a permis à Pam Bondi de demeurer en poste si longtemps.

Pourquoi donc Donald Trump a-t-il décidé de larguer la plus servile de ses procureurs généraux ?

On avance sa gestion erratique du dossier Epstein, qui continue d’embêter Donald Trump. Mais aussi le fait que malgré tout ce qu’elle a fait, Trump trouve qu’elle n’a pas « livré » suffisamment d’accusations contre ses ennemis.

Pam Bondi était sans doute une des rares ministres dans son administration à posséder des qualifications sérieuses pour remplir sa fonction. Elle est procureure de carrière et a été responsable de dossiers très médiatisés. Cela l’a amenée à commenter régulièrement des affaires judiciaires à Fox.

Le Parti républicain l’a recrutée comme candidate au poste de procureure générale de Floride – car oui, c’est un poste électif en Floride.

C’est là qu’elle s’est rapprochée de Trump, qui n’était pas encore président. Sous Bondi, la Floride n’a pas suivi les autres États qui ont poursuivi Trump pour la fraude que constituait son « université » bidon. Curieux hasard, Bondi avait reçu pour sa campagne un don de 25 000 $ de la « Fondation Trump » (une autre organisation bidon). Sans qu’elle le sache, c’était un terrain d’entraînement pour son travail à Washington.

Elle a ensuite fait partie des avocats du président lors de ses procès en destitution. Puis elle a rejoint Susie Wiles, maintenant directrice de cabinet de Trump, dans une firme de lobbyisme qui l’a rendue très riche.

Trump, en 2024, avait bien fait comprendre qu’il ne voulait plus de procureur général comme ceux qu’il avait eus dans son premier mandat, c’est-à-dire des gens qui disaient parfois « non, monsieur le président, c’est illégal, on ne peut pas faire ça ».

Comme Jeff Sessions, qui s’était récusé de l’enquête sur l’influence de la Russie, car il aurait été en conflit d’intérêts. Ou Bill Barr, qui n’a jamais voulu dire que l’élection présidentielle de 2020 avait été « volée ».

Pam Bondi, elle, l’a dit et redit. Elle a eu la prudence de ne pas l’écrire dans une procédure, comme d’autres avocats qui ont été radiés de divers barreaux pour fausse déclaration devant la Cour. Mais elle a passé des heures à la télé pour répandre le mensonge de la fausse fraude électorale.

C’était une « loyale ».

On devine que le prochain candidat devra signer un test de loyauté avec son sang. Car la vengeance du président n’a pas été accomplie.

Le hic pour Trump, c’est que cette nomination doit être confirmée par le Sénat.

La majorité républicaine est mince : 53 contre 47 démocrates. Nous sommes en année électorale et la grogne commence à se faire entendre. Trump ne peut pas compter sur l’appui automatique de 100 % de « ses » sénateurs. Il n’est pas acquis que n’importe quel zouave puisse réussir le test.

L’autre élément à considérer, c’est que la présidence Trump n’est pas éternelle. Si elle s’enfonce encore davantage dans la corruption à ciel ouvert et les illégalités, ceux qui y ont contribué activement, ceux qui ont signé les avis juridiques bidon, bref, les complices, pourraient devoir rendre des comptes.

Cela pourrait se produire beaucoup plus vite qu’on le croit. Si la Chambre des représentants redevient démocrate, ce qui est probable, si le Sénat fait de même, ce qui n’est pas totalement impossible, les prochaines années pourraient être particulièrement houleuses.

Le « jour du châtiment » promis par Donald Trump ne sera peut-être pas celui de ses fantasmes.

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C'est bien un misogyne ce gros calvaire, une autre preuve qui ne fait pas confiance aux femmes même si ces dernières avaient une loyauté sans borne. Vous vous en souvenez de la femme qui dirigeait le MAGA, il l'a sorti de là comme Bondi a subi il y a quelques jours. Un sti de gros jambons plein d'marde le câlisse ! :enrage:

Elle s'est salie avec les ordres de Trump pour entretenir la haine envers ses opposants...démocrates. Un sti d'ÉPAS incapable de se faire critiquer, comme un boss de bécosse tabarnack.

Pourtant, elle a réussi son devoir, tout ce qu'il voulait mais ce ne fut pas suffisant, surtout pour l'affaire Epstein. C'est signe qu'il s'est bien trempé dans cette affaire et qu'il a trempé sa pissette molle sur des adolescentes. Un osti de grosse charogne. :enrage:

Sa place n'est pas à la Maison Blanche mais bien dans une maison grise ! :D

J'espère qu'il va se faire débarquer bientôt et qu'il y a assez d'éléments pour le destituer avant le midterm.

Dédé


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