Avatar

Hydro Québec, une société de broche à foin ! (Forum)

par Dédé, samedi 16 mai 2026, 02:00 (il y a 4 heures, 20 minutes)

Source : [image]

Nora T. Lamontagne , Vincent Desbiens et Philippe Langlois
Samedi, 16 mai 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 16 mai 2026 00:00

Qui sont les Québécois qui manquent le plus souvent d’électricité ? Grâce à des données inédites de l’Université de Montréal, notre Bureau d’enquête a réussi à savoir exactement quelles sont les adresses qui subissent les pires pannes. Nous présentons les témoignages de familles qui sont souvent dans le noir, d’élus exaspérés, ainsi qu’une carte interactive pour consulter les endroits exacts où les pannes se produisent le plus souvent.

Plus de la moitié des abonnés d’Hydro-Québec ont déjà subi une panne cette année, un bilan que la société d’État peine à améliorer malgré des investissements de milliards de dollars.

En date de mai, 3,2 millions d’adresses au Québec avaient été affectées par au moins une
« Clairement, notre infrastructure semble être plus défaillante qu’ailleurs en Amérique du Nord »
– Evelyne Brie, professeure adjointe en science politique à l’Université de Montréal
Pierre-Paul Poulin / Le Journal de Montréal

Cette chercheuse, qui s’intéresse aux inégalités en matière d’électricité, a créé une carte interactive qui recense les coupures de courant, quartier par quartier, depuis le début de l’année.

Notre Bureau d’enquête a eu accès à ses données pour dresser un portrait inédit des zones les plus affectées par les défaillances d’Hydro-Québec.

Dépendants des génératrices

À partir de ces chiffres, nos journalistes sont allés sur le terrain à la rencontre des Québécois qui ont subi les pires coupures de courant depuis janvier.

L’épicentre urbain des pannes se trouve à Côte-Saint-Luc, où des milliers de résidents ont perdu l’électricité jusqu’à 62 heures d’affilée fin janvier pendant un vortex polaire... à cause d’un vieux transformateur.

« Quand j’ai raconté ça à ma famille en Australie, ils ne m’ont pas cru tout de suite », témoigne Ryan Oxley, qui qualifie la panne « d’extrême ».

Hors des grands centres, nombreux sont les citoyens qui ont dû s’équiper pour éviter de perdre leur nourriture – ou même l’eau potable – trop souvent.

« J’ai toujours ma génératrice et un bidon d’essence à portée de main. Quand tu arrives de la ville, ça surprend ! », raconte André Brière, qui a manqué de courant pendant 72 heures dans les derniers mois à Sainte-Brigitte-des-Saults, dans le Centre-du-Québec.

Grandes villes

Les pannes ne touchent pas que les régions rurales, bien au contraire (voir tableau). Plus de 800 000 adresses à Montréal ont perdu le courant depuis janvier, 168 000 à Québec, 117 000 à Gatineau...

« Des pannes de dizaines d’heures à Montréal, c’est inacceptable. Ce n’est pas normal qu’on n’ait aucune solution d’urgence à déployer dans ces cas-là », soutient Normand Mousseau, directeur scientifique de l’Institut de l’énergie Trottier.
La situation est d’autant plus critique que les Québécois n’ont jamais été aussi dépendants de l’électricité pour cuisiner, se chauffer ou même se déplacer.

Hydro-Québec s’était fixé comme objectif de limiter la durée totale des interruptions de service à 221 minutes (environ 3h40) par année et par client en 2026.

La société d’État soutient toutefois que cet objectif fixé en 2022 était « à titre indicatif » et ne tenait pas compte de l’augmentation des interruptions planifiées associées aux travaux du plan d’action 2035.

« Les coupures de courant impliquent des enjeux de sécurité publique. Ça doit être pris très au sérieux par Hydro-Québec et j’ai l’impression qu’il leur manque un peu ce sentiment d’urgence », ajoute M. Mousseau, aussi professeur en physique à l’Université de Montréal.

De nombreux maires se plaignent d’ailleurs de la fiabilité du service à Hydro-Québec.

Pas juste la météo

On explique souvent la multiplication des pannes au Québec par la météo, la végétation et l’immensité du réseau d’Hydro-Québec, qui compte 220 000 kilomètres de lignes aériennes.

Mais ce sont loin d’être les seules raisons.

Le vieillissement des équipements et le manque d’entretien préventif sont aussi les ennemis de la société d’État, comme le soulignait un rapport accablant du Vérificateur général du Québec datant de 2022.

Objectif - 35%

Devant la dégradation constante de la fiabilité de son réseau, Hydro s’est fixé comme objectif en 2023 de réduire les pannes de 35 % d’ici 7 à 10 ans, à coups d’investissements de milliards de dollars.

Si le bilan ne s’est guère amélioré depuis, Hydro se félicite d’avoir au moins stabilisé le nombre de pannes.

[image]

J'ai déjà initié un topo sur ce sujet et d'après que je peux voir maintenant, c'est de pire en pire et que cette société se pogne encore le bicycle pour les préventions et le remplacement de transformateur désuet pour ne pas écrire obsolète. :virus:

Imaginez maintenant que les nouvelles installations hydroélectriques soient finalement concrétisées et que 20 ans par la suite, connaissent le même raisonnement des pousseux de crayon qui se pognent le beigne préférant d'envoyer la facture salée aux consommateurs que d'octroyer les sous perçus pour la prévention et le remplacement des matériaux désuets. Ça va être beau en sacrament de voir continuellement des hommes dans les grues pour réparer les pannes de plus en plus nombreuses avec les vieilles installations et de celles à jour. :D

Une chance du câlisse que ce n'est pas aux mains du privé ! :mdr:

Vraiment, c'est une société de broche à foin. :D

Dédé

Fil RSS du sujet
powered by my little forum