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Méchantes questions pour l'emploi ! (Forum)

par Dédé, samedi 20 juin 2026, 20:30 (il y a 1 heures, 22 minutes)

Source : [image]

Mathis Jacques
Samedi, 20 juin 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 20 juin 2026 00:00

Avant même d’être embauchés, des candidats à des postes de cadres au sein des établissements de Santé Québec doivent répondre à des questions sur leur santé mentale et leurs traitements médicaux dans un questionnaire dénoncé comme étant « très intrusif ».

Les candidats doivent notamment répondre à des questions comme « actuellement, prenez-vous de la médication pour une maladie ou un problème de santé mentale ? » ou « au cours des cinq dernières années, avez-vous été traité pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »

Les types de troubles évoqués comprennent, actifs ou non, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’anxiété, la dépression ou encore un trouble alimentaire.

« Nous comprenons que l’employeur peut valider la capacité [d’un futur employé] à travailler. Par exemple, par des mises en situation durant l’entrevue, mais l’aspect médical dans le questionnaire est très intrusif », explique Dominique Fortier, directrice des services professionnels à l’APER, une association qui représente des cadres du réseau public.

Pratiques contestées

Ce qui préoccupe l’Association, c’est que « plusieurs des questions posées dépassent ce qui est nécessaire pour évaluer les limitations fonctionnelles pouvant avoir un impact réel sur l’emploi visé ».

Sans remettre en question la bonne foi de l’employeur, l’APER s’interroge sur les occasions d’emploi manquées.

« Deux candidats qui ont le même profil et les mêmes antécédents en gestion de personnel, mais dont l’un a eu à consulter un psychologue [...] et qui ne serait pas retenu, qu’est-ce qui nous fait dire que ce n’est pas la raison médicale ? On n’a pas de manière de le savoir », relate Dominique Fortier.

Un processus « délicat »

Appelé à réagir, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) estime que ce type de questionnaire n’a « définitivement » plus sa place dans un contexte de pré-embauche.

D’ailleurs, certains employeurs pourraient être tentés d’utiliser ce genre de démarche afin de limiter les coûts en s’informant de l’état de santé des candidats.

« Le recours aux questionnaires médicaux pré-embauche dans le but de contrôler les coûts de l’assurance collective est inacceptable selon la jurisprudence », soutient Maude Cormier-Gladu, directrice de l’encadrement et de la qualité de la pratique au CRHA.

Une avocate contactée par Le Journal qualifie le processus de « délicat ».

« Si la personne répond oui à la question, ça peut laisser sous-entendre qu’il y a donc une obligation d’accommodement », relate Me Marianne Plamondon, avocate en droit du travail.

Santé Québec se défend

Toutefois, Santé Québec affirme qu’il s’agit d’une pratique « reconnue ».

L’organisme ajoute également que « les établissements [...] assument certains coûts associés aux absences pour invalidité [et qu’une] gestion rigoureuse des risques liés à l’aptitude à exercer certaines fonctions revêt une importance particulière », peut-on lire dans une réponse transmise par courriel par Santé Québec, plusieurs jours après notre demande.

Santé Québec ajoute que « la complétion du questionnaire médical pré-emploi s’effectue uniquement après qu’une promesse d’embauche a été faite ».

Exemple de questions dans le formulaire du CISSS de Chaudière-Appalaches :

. « Avez-vous des séquelles permanentes ou temporaires pour les maladies ou problèmes de santé mentale ? »
. « Au cours des cinq dernières années, avez-vous été traité pour des maladies ou de problèmes de peau aux mains ? »
. « Actuellement, prenez-vous de la médication pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »
. « Actuellement, êtes-vous en attente de traitement ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »

[image]

Tu parles de ces questions intrusives sur la santé mentale ! :suspecte:

- Avez-vous des séquelles permanentes ou temporaires pour les maladies ou problèmes de santé mentale ?

- Non, je viens de mordre le 150ième facteur ce matin.

- Très bien, vous êtes embauché !

:mdr:

- Actuellement, êtes-vous en attente de traitement ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ?

- Mon double me dit de dire non, pourquoi ?

- Je reformule la question. Actuellement, est-ce que votre double est en attente ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ?

- La dernière personne qui lui a posé cette question, elle mire les pissenlits par les racines. Est-ce claire comme réponse ?

- Vous commencez demain matin !

:mdr:

Travailler pour le gouvernement, une personne aura beau d'être solide mentalement mais avec les responsabilités, la performance qui est imputable et la pression administrative, il est évident qu'un moment donné, elle va se retrouver en burnout et avec ces "pinules" pour soigner ça, ben au bout, elle peut entendre des voix de l'au-delà sti... genre de l'université co(s)mique ! :mdr:

Dédé

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Méchantes questions pour l'emploi !

par Blake, samedi 20 juin 2026, 21:10 (il y a 41 minutes) @ Dédé

Source : [image]

Mathis Jacques
Samedi, 20 juin 2026 00:00

MISE À JOUR Samedi, 20 juin 2026 00:00

Avant même d’être embauchés, des candidats à des postes de cadres au sein des établissements de Santé Québec doivent répondre à des questions sur leur santé mentale et leurs traitements médicaux dans un questionnaire dénoncé comme étant « très intrusif ».

Les candidats doivent notamment répondre à des questions comme « actuellement, prenez-vous de la médication pour une maladie ou un problème de santé mentale ? » ou « au cours des cinq dernières années, avez-vous été traité pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »

Les types de troubles évoqués comprennent, actifs ou non, le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), l’anxiété, la dépression ou encore un trouble alimentaire.

« Nous comprenons que l’employeur peut valider la capacité [d’un futur employé] à travailler. Par exemple, par des mises en situation durant l’entrevue, mais l’aspect médical dans le questionnaire est très intrusif », explique Dominique Fortier, directrice des services professionnels à l’APER, une association qui représente des cadres du réseau public.

Pratiques contestées

Ce qui préoccupe l’Association, c’est que « plusieurs des questions posées dépassent ce qui est nécessaire pour évaluer les limitations fonctionnelles pouvant avoir un impact réel sur l’emploi visé ».

Sans remettre en question la bonne foi de l’employeur, l’APER s’interroge sur les occasions d’emploi manquées.

« Deux candidats qui ont le même profil et les mêmes antécédents en gestion de personnel, mais dont l’un a eu à consulter un psychologue [...] et qui ne serait pas retenu, qu’est-ce qui nous fait dire que ce n’est pas la raison médicale ? On n’a pas de manière de le savoir », relate Dominique Fortier.

Un processus « délicat »

Appelé à réagir, l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA) estime que ce type de questionnaire n’a « définitivement » plus sa place dans un contexte de pré-embauche.

D’ailleurs, certains employeurs pourraient être tentés d’utiliser ce genre de démarche afin de limiter les coûts en s’informant de l’état de santé des candidats.

« Le recours aux questionnaires médicaux pré-embauche dans le but de contrôler les coûts de l’assurance collective est inacceptable selon la jurisprudence », soutient Maude Cormier-Gladu, directrice de l’encadrement et de la qualité de la pratique au CRHA.

Une avocate contactée par Le Journal qualifie le processus de « délicat ».

« Si la personne répond oui à la question, ça peut laisser sous-entendre qu’il y a donc une obligation d’accommodement », relate Me Marianne Plamondon, avocate en droit du travail.

Santé Québec se défend

Toutefois, Santé Québec affirme qu’il s’agit d’une pratique « reconnue ».

L’organisme ajoute également que « les établissements [...] assument certains coûts associés aux absences pour invalidité [et qu’une] gestion rigoureuse des risques liés à l’aptitude à exercer certaines fonctions revêt une importance particulière », peut-on lire dans une réponse transmise par courriel par Santé Québec, plusieurs jours après notre demande.

Santé Québec ajoute que « la complétion du questionnaire médical pré-emploi s’effectue uniquement après qu’une promesse d’embauche a été faite ».

Exemple de questions dans le formulaire du CISSS de Chaudière-Appalaches :

. « Avez-vous des séquelles permanentes ou temporaires pour les maladies ou problèmes de santé mentale ? »
. « Au cours des cinq dernières années, avez-vous été traité pour des maladies ou de problèmes de peau aux mains ? »
. « Actuellement, prenez-vous de la médication pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »
. « Actuellement, êtes-vous en attente de traitement ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ? »

[image]

Tu parles de ces questions intrusives sur la santé mentale ! :suspecte:

- Avez-vous des séquelles permanentes ou temporaires pour les maladies ou problèmes de santé mentale ?

- Non, je viens de mordre le 150ième facteur ce matin.

- Très bien, vous êtes embauché !

:mdr:

- Actuellement, êtes-vous en attente de traitement ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ?

- Mon double me dit de dire non, pourquoi ?

- Je reformule la question. Actuellement, est-ce que votre double est en attente ou en évaluation pour une maladie ou un problème de santé mentale ?

- La dernière personne qui lui a posé cette question, elle mire les pissenlits par les racines. Est-ce claire comme réponse ?

- Vous commencez demain matin !

:mdr:

Travailler pour le gouvernement, une personne aura beau d'être solide mentalement mais avec les responsabilités, la performance qui est imputable et la pression administrative, il est évident qu'un moment donné, elle va se retrouver en burnout et avec ces "pinules" pour soigner ça, ben au bout, elle peut entendre des voix de l'au-delà sti... genre de l'université co(s)mique ! :mdr:

Dédé

:mdr:

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Méchantes questions pour l'emploi !

par Dédé, samedi 20 juin 2026, 21:14 (il y a 38 minutes) @ Blake

J'ai bien pensé que tu en rirais une bonne shot ! :D

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