La dépendance au Québec, c'est énorme ! (Forum)
Louis-Philippe Messier
Samedi, 20 juin 2026 00:00
MISE À JOUR Samedi, 20 juin 2026 00:00
Les dépendances à l’alcool, aux drogues, aux médicaments, aux jeux de hasard, aux écrans ou à la pornographie sont beaucoup plus répandues que ce que l’on croit généralement et affectent près de la moitié de la population personnellement ou par un proche, selon un nouveau sondage Léger.
Près du tiers des familles ont été touchées par des problèmes de dépendance aux drogues, 20 % aux écrans et 14 % aux jeux du hasard et 9 % à la pornographie dans leur entourage.
« Il y a 41 % des Québécois qui ont vécu pour eux personnellement ou pour quelqu’un de leur entourage immédiat au moins un problème de dépendance », résume Jean-Marc Léger.
« C’est un taux très élevé, particulièrement chez les moins de 45 ans [50 %], les travailleurs [46 %], ceux qui ont des enfants [50 %] », commente le sondeur.
Le sondage Léger sur la prévalence des dépendances a été réalisé pour la Maison des jeunes de Mirabel (Intersection Laurentides) qui a un vaste volet préventif dans les écoles secondaires et les cégeps des Laurentides.
« Nous voulions mesurer l’ampleur du problème pour mieux y faire face par la thérapie quand le problème est déjà là, mais surtout par la prévention afin de l’éviter, ce sur quoi mon organisme se concentre », explique Émilie Larin, la directrice d’Intersection Laurentides.
De l’aide
Environ le quart de la population (23 %) affirme avoir déjà consulté un professionnel et environ le sixième (16 %) aurait consulté un organisme en rapport avec un problème de dépendance pour eux-mêmes ou pour un proche.
Bonne nouvelle : 86 % de ceux qui ont consulté un professionnel et 75 % de ceux qui ont appelé un organisme rapportent une expérience positive qui a amélioré leur vie.
« C’est encourageant parce que ça montre que nous faisons une différence sur le terrain », se réjouit Mme Larin.
« Les gens manquent beaucoup d’informations pour comprendre ce qui est une saine habitude ou non, notamment les jeunes qui n’ont aucune idée de ce qu’ils consomment quand ils vapotent », déplore Mme Larin.
Pas « sexy »
« Quand on décortique ce qu’ils consomment, ça change leur perception », se réjouit la directrice.
« La prévention, ce n’est pas sexy, mais ça fait une grande différence », conclut-elle.
Pour ce sondage internet, Léger a sondé 1008 résidents du Québec âgés de plus de 18 ans du 6 au 8 mars 2026.
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La dépendance peut se stabiliser dans le sens de l'acceptation et agir en conséquence qu'elle ne dérange pas personne autour de nous. C'est difficile d'annihiler la dépendance mais par contre, c'est faisable de la contrôler.
Néanmoins, il est préférable de consulter si nous pouvons en avoir à bout. Il y a tout de même de bon.ne.s intervenant.e.s pour la dépendance en bureau ou dans des organismes qui traitent la dépendance.
Selon ce sondage, c'est bon signe que les gens se responsabilisent, j'aime ça de voir ça !
Dédé
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