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Que cause les moyens de pression des paramédics. (Forum)

par Blake, jeudi 23 juillet 2026, 21:27 (il y a 21 heures, 38 minutes) @ Dédé

Source : [image]

Agence QMI
Jeudi, 23 juillet 2026 09:01

Une médecin a dû conduire un taxi en pleine nuit pour une de ses patientes pendant une heure et demie, dans la nuit du 14 au 15 juillet, à Rimouski.

La Dre Véronique Clapperton, médecin enseignante du GMF-U de Rimouski et présidente de l’association des médecins omnipraticiens du Bas-Saint-Laurent, explique qu’en région, il est parfois nécessaire d’aller en ville afin de prodiguer les soins requis à un patient instable.

« Lorsqu’on les déplace par voie terrestre, c’est parce que la météo n’est pas favorable, car sinon ils prennent l’avion et ça va plus vite », a-t-elle indiqué en entrevue à QUB radio et télé diffusée au 99,5 FM Montréal, jeudi.

Lors de ces transferts, les ambulanciers n’assurent plus le chemin du retour afin de faire pression sur le gouvernement. Les médecins sont donc amenés à prendre un taxi pour revenir chez eux.

« On les comprend, ça fait des années que c’est leur seul moyen de pression », indique-t-elle solidairement.

« Cette soirée-là, mon [chauffeur de] taxi était trop fatigué et je me suis donc retrouvée à conduire moi-même pendant une heure et demie en pleine nuit », dit la présidente de l’association des médecins omnipraticiens du Bas-Saint-Laurent.

« C’est complètement absurde et un peu fâchant ! » s’exclame-t-elle.

Elle raconte que cette expérience n’est pas isolée et que « ce n’est pas la première fois [qu’elle] a peur » lors d’un déplacement du genre.

« C’est arrivé, à un moment, [qu’on prenne] le terre-plein à La Pocatière, et un autre [où] j’ai dû réveiller mon chauffeur et lui dire que l’on ne peut pas dormir », affirme la Dre Clapperton.

La situation actuelle reste cocasse, mais le danger de cette réalité est bien tangible.

« Là, c’est un peu drôle, mais imaginez si un chauffeur de taxi s’endort et qu’un médecin et une ambulancière décèdent sur la 20 », explique la Dre Clapperton.

Bien que ses collègues et ses supérieurs comprennent la gravité de la situation, c’est au gouvernement de changer les choses, selon elle.

« Il n’y a pas d’actions qui peuvent être faites tant que ça », indique-t-elle.

Elle demande à la ministre de la Santé de régler les conflits avec les ambulanciers avant qu’il y ait des répercussions plus grandes.

« C’est réglable et ce sont des dossiers sur lesquelles il faut se pencher de manière un peu plus prioritaire, car voilà des années qu’on endure des enjeux pour notre sécurité lors de transferts », lance-t-elle.

Santé Québec a affrimé à l’Agence QMI que ce serait « le Conseil du trésor qui est responsable des négociations avec les paramédics ».

[image]

C'est seul moyen pression que les paramédics peuvent faire afin de faire réagir le ministère de la Santé à négocier pour leur convention collective qui traîne à être signé depuis des années. Les retours interhospitaliers ne sont pas un service d'urgences, à moins d'un transfert urgent vers un centre hospitalier.

Pas évident tout de même pour les médecins qui doivent faire des transferts non urgent en taxi, surtout la nuit.

Si Santé Québec cesserait de se pogner le beigne ! :gangster:

Dédé

Pas évident en maudit cette situation.


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