ICE : Déporter ailleurs que leur pays d'origine ! (Forum)
Publié à 12 h 50
Nicholas ROLL
Agence France-Presse
(Abuja) Les États-Unis ont expulsé des dizaines de personnes vers quatre pays africains jeudi et vendredi, dans le cadre du programme sans précédent du président américain Donald Trump d’expulsion vers des « pays tiers », ont indiqué des avocats à l’AFP.
Bon nombre des personnes expulsées — voire la totalité d’entre elles — ne sont pas originaires des pays vers lesquels elles sont renvoyées (Guinée équatoriale, Sierra Leone, Ghana et République centrafricaine), ont souligné les avocats et une ONG surveillant les vols d’expulsion.
Cette opération s’inscrit dans le cadre d’une politique de répression contre les immigrés aux États-Unis, qui utilisent ce que les critiques qualifient de « failles » juridiques pour expulser des personnes que le pays n’a légalement pas le droit de renvoyer chez elles.
Une dizaine de personnes ont été expulsées vers la Guinée équatoriale jeudi, ont indiqué Alma David et Meredyth Yoon, avocates américaines spécialisées en droit de l’immigration qui suivent les dossiers des intéressés.
Vendredi, un vol en provenance des États-Unis a atterri en Sierra Leone, où une dizaine de personnes supplémentaires ont été débarquées, selon Mme David.
Ce même avion doit maintenant se rendre au Ghana, puis en Centrafrique, ont précisé les avocates.
Ces quatre pays avaient déjà accueilli par le passé des Africains expulsés des États-Unis. En Guinée équatoriale, certains sont bloqués dans un hôtel depuis des mois, tandis que le Ghana en a laissé d’autres sans papiers de l’autre côté de la frontière, au Togo, l’année dernière.
Contactée par l’AFP, l’agence américaine de l’immigration et des douanes (Immigration and Customs Enforcement, ICE) n’a pas répondu pour le moment.
Les vols ont également été observés par ICE Flight Monitor, un outil de suivi affilié à l’ONG Human Rights First.
Selon l’outil de suivi, les deux avions ont fait escale au Sénégal pour se ravitailler. Ce pays est devenu une étape clé pour les vols d’expulsion américains sur le continent.
Les expulsions sont souvent opaques. Mme Yoon a déclaré qu’elle et ses collègues disposaient d’une liste de personnes supposées être à bord de l’avion, mais ne savaient pas si elles étaient envoyées en Sierra Leone ou au Ghana.
Au cours de son second mandat, Donald Trump a élargi le nombre de personnes susceptibles d’être expulsées, ciblant notamment celles qui bénéficiaient de protections juridiques leur permettant, sous les administrations précédentes, de vivre et de travailler aux États-Unis en raison de risques de persécutions dans leurs pays d’origine.
L’administration Trump soutient que, bien qu’elle ne puisse renvoyer ces personnes dans leurs pays d’origine, rien ne lui interdit de les envoyer vers des pays tiers.
Une enquête de l’AFP a montré que les États-Unis ont proposé des accords se chiffrant en millions de dollars et brandi la menace de restrictions de visas pour inciter des pays tiers, notamment en Afrique, à accepter des personnes expulsées, africaines ou originaires d’autres continents.
Une fois arrivées dans ces pays — et hors de la juridiction américaine —, les personnes expulsées ont été victimes de mauvais traitements de la part de gardiens locaux, placées en détention illimitée ou rapidement renvoyées vers leurs pays d’origine.
![[image]](https://i.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/lignes10.gif)
L'art de chier partout, ça le gros crisse en est professionnel ! 
Il s'en câlisse, tu n'es pas américain et tu es en défaut point de vu de l'immigration, on t'expulse pas à ton pays d'origine mais on t'expulse tout de même ailleurs là où tes droits ne seront pas les mêmes. Ces pays qui reçoivent ces expulsés américains les envoient directement en prison ou les expulsent à leur pays d'origine même si leur vie est en danger.
À quand la fermeture complète de l'immigration aux États-Unis ? Ça va certainement en arriver ainsi tant et aussi longtemps que le gros crisse sera le président de ce pays.
Dédé
![[image]](https://i84.servimg.com/u/f84/10/06/79/32/captu667.jpg)