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Un éditorial pour les drettetardés ! (Forum)

par Dédé, vendredi 21 août 2026, 09:52 (il y a 6 heures, 41 minutes)

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Paul Journet
La Presse

La droite économique revient au cœur des priorités du Parti conservateur du Québec (PCQ). Elle se ressent aussi un peu chez son principal rival dans la Capitale-Nationale, le Parti québécois (PQ), et ce n’est pas une coïncidence.

L’ère de la pandémie paraît déjà loin. Le chef conservateur Éric Duhaime se distancie depuis longtemps des distractions clivantes. Son discours est redevenu économique, comme le prouve sa plateforme dévoilée avant même le début de la campagne électorale.

Il y a deux façons de l’analyser : un projet de gouvernement, ou un carnet de suggestions pour pousser la prochaine Assemblée nationale vers la droite. Un peu comme a réussi à le faire Québec solidaire vers la gauche avec son travail efficace sur des enjeux comme le logement dans les dernières années.

M. Duhaime mise sur une certaine exaspération. Même si les budgets en santé et en éducation augmentent deux fois plus vite que l’inflation et quatre fois plus vite que la population, les services restent insatisfaisants. Injecter plus d’argent ne suffit pas, insiste-t-il, et les chiffres lui donnent raison. On ne peut plus seulement parler du combien. Il faut aussi parler du comment.

Le PCQ promet un remède de cheval : supprimer pas moins de 47 milliards et 20 000 postes de fonctionnaires en cinq ans. Et ce, sans toucher aux services. Bonne chance… Après tout, près de la moitié des dépenses de l’État viennent de salaires, y compris de ceux des nouvelles aides à la classe.

Le PCQ précise que sa cible de réduction de personnel exclut les réseaux de la santé et de l’éducation. Il ne vise que les employés « administratifs ». À terme, le Québec compterait tout de même encore davantage de fonctionnaires par habitant que l’Ontario, calcule le PCQ. Reste que cet exercice sera très difficile.

La plateforme parle entre autres d’éliminer le Fonds d’électrification et de changements climatiques ainsi que le Fonds de développement économique, et de réduire le mandat d’Investissement Québec. M. Duhaime promet de faire les autres gains en misant par exemple sur l’efficacité, l’intelligence artificielle et la numérisation des services.

Tous les partis dénoncent le fameux « gras ». Une fois au pouvoir, ils ont plus de difficulté à l’identifier. Le virage informatique est un bon exemple. Chaque projet ou presque s’est soldé par une explosion de coûts. Notamment parce que l’État n’attire pas assez de professionnels capables de superviser les contrats accordés au privé.

Contrairement à leur promesse, les caquistes ont augmenté le nombre de fonctionnaires de 2018 à 2024. Depuis, ils ont renversé la vapeur. Plus de 5000 postes équivalents temps plein ont été supprimés, grâce à l’attrition, à un gel d’embauche et à un frein aux heures supplémentaires. C’est l’œuvre de la présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau. Elle veut maintenir ce rythme pour que les dépenses administratives diminuent progressivement. Leur poids dans le budget passerait de 16,7 % à 12 % d’ici 2030. C’est ambitieux, mais faisable.

M. Duhaime voudrait aller presque deux fois plus vite, et chaque année, les réductions additionnelles deviendraient plus difficiles que les précédentes. Car tôt ou tard, on finirait bien par se rapprocher de l’os.

La plateforme conservatrice a le mérite de la cohérence idéologique. Le PCQ veut réduire la taille de l’État. Au lieu de créer des programmes, M. Duhaime veut alléger la fiscalité et laisser les citoyens faire leurs choix.

On peut analyser bien sûr isolément chaque proposition. Prenons la santé. Les interventions chirurgicales au privé coûtent en moyenne 35 % plus cher, selon un document interne du ministère de la Santé dévoilé par Le Devoir. L’ouverture au privé pourrait s’avérer dispendieuse (le PCQ conteste cette analyse).

Dans le cadre de la campagne, des électeurs risquent toutefois de réfléchir en termes plus généraux. En gros : faut-il virer un peu, ou beaucoup, à droite ?

Là-dessus, M. Duhaime a déjà des petites victoires.

Durant la course à la chefferie caquiste, Bernard Drainville flirtait avec les idées conservatrices.

L’été dernier, lors de l’élection partielle dans Arthabaska, Paul St-Pierre Plamondon promettait un répit à la pompe pour les automobilistes, un cheval de bataille des conservateurs. Était-ce à cause de M. Duhaime ? Le chef péquiste assure que ce n’est pas le cas. Mais la partielle a été gagnée en partie grâce à des propositions plus à droite, confiait après sa victoire le député péquiste Alex Boissonneault.

Le PCQ ne récolte qu’environ 14 % des intentions de vote. À l’échelle nationale, il reste un tiers parti. Mais à l’automne, il sera le principal adversaire du PQ dans Chaudière-Appalaches et la Capitale-Nationale.

Dans la région, la stratégie péquiste s’ajuste à l’identité du rival. Le PQ vient d’y recruter un ex-journaliste de Radio X, François Gariépy, afin de représenter davantage la « droite économique », selon son chef.

Le PQ propose aussi maintenant d’éliminer Santé Québec. Cela plaira à ceux qui dénoncent la bureaucratie. Le réseau replongerait dans une réforme de structures, avec le risque de moins se concentrer sur la prestation de soins.

Cela dit, il ne faut pas exagérer l’impact de M. Duhaime. Le PQ se rapproche du pouvoir et redevient ce qu’il a toujours été, une coalition d’indépendantistes de gauche et de droite.

N’empêche que M. Duhaime doit déjà être satisfait. Il ne peut pas sérieusement croire avoir une chance d’être premier ministre en octobre. Mais il peut espérer influencer au moins un peu la personne qui le deviendra.

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Il est évident que si le PQ entre au pouvoir, la droite aura un place de choix si je me fie à cette dépêche. Disons que cet éditorialiste vise assez juste dans ce qu'il a apporté dans sa dépêche, la droite prend de plus plus forme et même si la face de pet sauce ne sera pas le prochain gouvernement, il aura sans doute une forte influence à l'ASSNAT.

Chose certaine, le Parti Caca du Québec ( PCQ ) aura un appui de taille si le PQ entre au pouvoir, PSPP est un dretteux de la pire espèce ! :boss:

Anyway, quelque soit le prochain gouvernement, la droite va devenir plus forte car c'est la tendance, sauf évidemment le parti de Québec Solidaire !

Dédé


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