La grosse boursoufflure veut le contrôle des médias ! (Forum)
Publié à 15 h 22 Mis à jour à 16 h 17
Aurélia END
Agence France-Presse
(Washington) Donald Trump, intensifiant de manière spectaculaire sa guerre contre les médias, a annoncé vendredi interdire l’accès à la Maison-Blanche aux chaînes de télévision CNN et MSNOW (anciennement MSNBC) ainsi qu’au média en ligne Politico « avec effet immédiat ».
Le président américain a fait cette annonce inédite, dont la mise en œuvre reste entourée d’incertitude et qui ne manquera pas d’être contestée en justice, sur son réseau Truth Social.
« Je suis fier d’annoncer qu’avec effet immédiat, j’interdis la Maison-Blanche aux “fake news” CNN, MSNOW […] et Politico […] à cause de leur couverture permanente de FAUSSES INFORMATIONS », a-t-il écrit.
« D’autres médias propagateurs de fausses informations suivront », a menacé Donald Trump.
Dans l’immédiat, des journalistes de Politico et CNN se trouvaient toujours dans l’espace de la Maison-Blanche réservé à la presse, qui comprend la célèbre salle de conférence de presse, des bureaux, ou encore de petites guérites pour les reporters intervenant en direct à la télévision, a constaté un journaliste de l’AFP.
« Inconstitutionnelle »
Recevant des journalistes un peu plus tard dans le bureau Ovale, le républicain a estimé qu’il avait le « droit » de procéder ainsi, en accusant les trois médias visés d’avoir « accumulé » les mensonges, et en s’en prenant aussi au New York Times ou au Washington Post.
« Ils écrivent à dessein des informations négatives », a-t-il accusé, et a également attaqué une journaliste présente, la qualifiant de « terrible ».
Il a en revanche cité en exemple Breitbart, organisation de droite radicale, et Fox News, la chaîne préférée des conservateurs.
CNN a affirmé dans un communiqué qu’une exclusion de la Maison-Blanche serait « une attaque illégale » contre la liberté de la presse, Politico promettant pour sa part de « défendre vigoureusement » ses droits après les menaces de Donald Trump.
Contacté par l’AFP, MSNOW s’est refusé à tout commentaire dans l’immédiat.
Par la voix de sa présidente Jacqui Heinrich, par ailleurs journaliste à Fox News, l’association des correspondants à la Maison-Blanche a affirmé se tenir « aux côtés de nos collègues de CNN, MSNOW et Politico, qui sont pris pour cible pour avoir simplement fait leur travail ».
L’interdiction annoncée vendredi, si elle se concrétisait, « serait tout simplement inconstitutionnelle » et levée par la justice, a commenté Bruce Brown, président du Reporters Committee for Freedom of the Press.
La liberté de la presse est garantie aux États-Unis par le premier amendement de la Constitution.
Pendant son premier mandat et depuis son retour au pouvoir début 2025, le républicain de 80 ans a de nombreuses fois attaqué des journalistes ou médias dont la couverture lui déplaît, que ce soit devant les tribunaux, sur Truth Social ou verbalement lors d’échanges parfois très violents avec des journalistes, particulièrement des femmes.
Il avait aussi écarté du bureau Ovale l’agence de presse Associated Press, pilier du journalisme américain, après que cette dernière eut refusé d’adopter l’appellation « Golfe d’Amérique » pour le Golfe du Mexique.
Difficultés politiques
Il n’était pas clair dans l’immédiat comment son annonce de vendredi s’appliquerait. La Maison-Blanche distribue des accréditations aux journalistes permettant l’accès sur le site, dans les espaces réservés.
Elle décide aussi de la composition du « pool », le groupe restreint de journalistes qui peuvent entrer dans le bureau Ovale ou encore voyager dans l’avion présidentiel.
L’annonce spectaculaire de vendredi arrive à un moment de grande difficulté politique pour Donald Trump.
Le président américain est de plus en plus impopulaire à cause du coût de la vie élevé aux États-Unis et de la flambée du prix du carburant, mais aussi de la guerre qu’il a déclenchée en Iran, à l’issue plus incertaine que jamais.
Le Parti républicain risque selon les sondages de perdre le contrôle de l’une, voire des deux chambres du Congrès américain à l’issue des élections législatives du 3 novembre.
Depuis l’investiture du 20 janvier 2025, la Maison-Blanche a ouvert ses portes à des animateurs et créateurs de contenu alignés sur l’idéologie du milliardaire républicain.
Le président américain entretient une relation paradoxale avec les médias. D’un côté, il multiplie les échanges impromptus avec les journalistes et semble savourer l’attention médiatique dont il est entouré. De l’autre, il n’a de cesse de critiquer les journalistes.
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Rien de surprenant pour le gros nombril du monde de s'en prendre aux journalistes qui écrivent ce qui se passe à la Maison Blanche, surtout selon ses dires, ses bonnes actions qui se détournent en mauvaises actions. Heille, faut pas toucher son image de raté et de mangeux de marde ! 
Comme il est déjà une personnalité paradoxale, il est bien content d'avoir l'attention des médias, il se nourrit de cette énergie, surtout lorsqu'il déroge de la bonne manière pour maltraiter les journalistes et vu que c'est un misogyne, c'est plus facile pour lui de tomber sur la tomate des femmes. Un gros porc du genre, ce n'est pas bon de le cuire comme du bacon. 
Crisse de grosse marde de tabarnack, j'espère que les médias cités dans cette dépêche se défendront de cette mesure tyrannique !
Dédé
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