Record de corps non réclamés au Québec à cause de l’itinéran (Forum)

par Jéromec, vendredi 09 octobre 2026, 07:35 (il y a 51 minutes)

vraiment heureux que le PQ fasse de l'ittinérance une priorité nationale
c'est le temps.
Faut que ça se règle le dossier des sans abris, et ce pour le bénéfice de tous, incluant les plus riches
Personne n'a intérêt a ce que des gens vivent dans la rue
Faut règler ce dossier là même si le parti Kon semblent s'En...Kâ... tout ce qui semble important pour eux c'Est le pouvoir d'achat et de pouvoir utiliser les routes et les ponts sans payer de taxes...


https://www.journaldemontreal.com/2026/10/09/plus-de-1000-individus-sont-decedes-sans-q...

Record de corps non réclamés au Québec à cause de l’itinérance et du coût de la vie

Record de corps non réclamés au Québec à cause de l’itinérance et du coût de la vie
Plus de 1000 individus sont décédés sans que personne réclame leur dépouille
petits frères
Grâce à l’aide des cimetières et des salons funéraires qui leur offrent de bons prix, Les Petits Frères organisent une cérémonie chaque automne pour ensevelir les urnes de leurs bénéficiaires morts sans quiconque pour les réclamer. Photo fournie par Les Petits Frères
Pour accéder facilement aux nouvelles qui comptent dans vos recherches Google.

Ajoutez le Journal sur Google
PARTAGE

Louis-Philippe Messier
Vendredi, 9 octobre 2026 00:00

MISE À JOUR Vendredi, 9 octobre 2026 00:00

Le Québec a enregistré un triste record de plus de 1000 corps non réclamés l’an dernier, un phénomène en hausse qui s’explique par l’explosion de l’itinérance et par les frais funéraires inabordables.

En 2025, pas moins de 992 corps n’ont pas été réclamés, selon les données compilées par Santé Québec, obtenues par Le Journal. À cela s’ajoutent 174 autres cas enregistrés par le Bureau du coroner en 2025-2026, pour un total de 1166.

Ce nombre était à la hausse par rapport aux 1008 corps non réclamés de 2024.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission Rizqy-Villemure, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM


«On est la province la plus solitaire au Canada»: plus de dépouilles non réclamées que JAMAIS
«On est la province la plus solitaire au Canada»: plus de dépouilles non réclamées que JAMAIS
Play Video
Anonymat déplorable
La quasi-totalité des morts non réclamés disparaît oubliée sans laisser de traces. Le processus pour être classé « corps non réclamé » peut prendre quelques semaines ou quelques mois. Des policiers de Montréal sont même attitrés pour tenter de trouver les proches d’individus décédés seuls.

« C’est terrible de ne pas pouvoir mettre de visage ou d’histoire sur presque tous les corps non réclamés. Les données recueillies ne permettent pas non plus d’étudier le phénomène avec précision », déplore Dahlia Namian, sociologue et qui enseigne à l’École de travail social de l’Université d’Ottawa.

La sociologue Dahlia Namian.
La sociologue Dahlia Namian. Photo fournie par Dahlia Namian
Le nombre de corps non réclamés a pratiquement doublé en cinq ans. La crise de l’itinérance et le coût de la vie sont deux facteurs importants.

« Le montant donné par le gouvernement pour les frais funéraires, soit 2500 $, ne couvre même pas la moitié du coût total parce que ce montant n’a pas été bonifié depuis au moins trente ans », déplore Catherine Harel-Bourdon, la présidente-directrice générale de l’organisme Les Petits Frères.

La PDG de l’organisme Les Petits Frères, Catherine Harel-Bourdon.
La PDG de l’organisme Les Petits Frères, Catherine Harel-Bourdon. Photo fournie par Les Petits Frères
Si le gouvernement augmentait le montant funéraire de manière à permettre aux gens démunis d’honorer leurs proches sans se ruiner, le nombre de corps non réclamés pourrait soudainement baisser, croit-elle.

« Il faut doubler le montant, au moins, et l’indexer pour suivre l’inflation », soutient Mme Harel-Bourdon.

Les données de Santé Québec ne précisent pas si la personne vivait chez elle ou dans la rue, de quoi elle est morte, son niveau de revenu, son état de santé, si elle était chômeuse ou au travail, immigrante ou non, etc.

Publicité

« Il faut à tout prix commencer à consigner plus de renseignements au sujet de ces centaines de gens si on veut mieux comprendre », affirme Mme Namian, qui s’intéresse aux inégalités et à leurs effets sur la vie des gens.

Drames humains
Ces chiffres cachent des drames humains et, parfois, des proches se manifestent après coup pour réclamer les dépouilles.

C’est ce qu’a fait Roger Landry, 75 ans, qui a fait exhumer son vieil ami mort seul, en 2023. Jean-Guy Schnobb avait été enterré à Montréal, et a ensuite été rapatrié dans sa ville natale, Gatineau.

« Il n’était pas question pour moi de laisser mon ami Jean-Guy, un artiste que j’admire en plus, reposer dans une fosse commune comme un numéro à Montréal, où il n’a jamais vécu ! » s’exclame M. Landry.

Roger Landry chez lui à Gatineau avec l’urne de son ami le peintre Jean-Guy Schnobb et ses tableaux peints par ce dernier. M. Schnobb est mort seul et non réclamé, enseveli anonymement à Montréal après l’autopsie du coroner, avant de se faire rapatrier à Gatineau grâce à son ami.
Roger Landry chez lui à Gatineau avec l’urne de son ami le peintre Jean-Guy Schnobb et ses tableaux peints par ce dernier. M. Schnobb est mort seul et non réclamé, enseveli anonymement à Montréal après l’autopsie du coroner, avant de se faire rapatrier à Gatineau grâce à son ami. Photo fournie par Roger Landry
Inquiet de ne plus avoir de nouvelles de lui depuis plusieurs semaines en 2023, M. Landry a fini par découvrir son nom sur la liste des corps non réclamés publiée en ligne par le Bureau du coroner.

« Jean-Guy n’avait pas d’enfants, pas de famille. Son propriétaire a appelé la police quand ça s’est mis à sentir mauvais chez lui parce qu’il était mort depuis quelques jours dans son lit », raconte son ami.

Personne n’a alors pu trouver les amis de M. Schnobb parce que le vieil artiste vivait seul depuis très longtemps.

Après l’autopsie du corps, l’homme de 80 ans a été enseveli anonymement dans le lot commun Repos-Saint-François-d’Assise, à Montréal.

Nombreuses formalités
M. Landry a dû obtenir l’approbation de la Cour supérieure et la signature de la directrice nationale de santé publique du Québec, Caroline Quach, pour faire exhumer son ami. Il a aussi dû payer pour son incinération.

Publicité

Les cendres de Jean-Guy Schnobb se trouvent maintenant temporairement chez M. Landry à Gatineau, chez qui de nombreux tableaux de l’artiste ornent les murs.

« Je veux convaincre le conseil municipal de Gatineau d’honorer cet artiste qui a contribué au rayonnement de la ville et de l’Outaouais : j’aimerais obtenir la permission de lui ériger une statue dans un parc », affirme M. Landry.

Le peintre Jean-Guy Schnobb dans son atelier, à côté d’une de ses œuvres.
Le peintre Jean-Guy Schnobb dans son atelier, à côté d’une de ses œuvres. Photo fournie par Roger Landry
Corps non réclamés au Québec

2025 – 992* (+ 174 cas traités par le Bureau du coroner)

2024 – 842* (+ 166 cas traités par le Bureau du coroner)

2023 – 723

2022 – 589

2021 – 522

2020 – 448

2019 – 343

Sources : Santé Québec et Bureau du coroner

Un organisme gère des corps non réclamés
Un organisme de Montréal gère les dépouilles de 20 à 30 Québécois morts dans l’année et dont personne ne veut.

Dans les bureaux des Petits Frères, il y a souvent des urnes. De vingt à trente Québécois par année évitent la liste des corps non réclamés en demandant à l’organisme de s’occuper de leur dépouille.

Une fois par année, Les Petits Frères organisent une cérémonie pour enterrer ces urnes ensemble. L’organisme réussit à avoir de bons prix auprès des cimetières et des salons funéraires.

« Ça soulage énormément nos bénéficiaires de savoir que nous veillerons à leurs soins funéraires et qu’ils reposeront avec d’autres amis des Petits Frères », raconte Mme Harel-Bourdon, présidente-directrice générale de l’organisme Les Petits Frères.

Une messe pour les anonymes
Chaque année, en septembre, le prêtre Claude Paradis, souvent surnommé « le curé de la rue », célèbre une messe en l’honneur des gens morts seuls.

« C’est vraiment terrible de finir anonyme dans une fosse commune, juste un nom sur une liste, et ça vient les faire exister de les nommer pendant la cérémonie et de demander aux gens de prier pour eux, de penser à eux », explique le prêtre, qui a demandé dans son testament à se faire enterrer dans la fosse commune.

Avatar

Record de corps non réclamés au Québec à cause de l’itinéran

par Dédé, vendredi 09 octobre 2026, 08:05 (il y a 21 minutes) @ Jéromec

Un seul mot, épouvantable !

Fil RSS du sujet
powered by my little forum