Le crosseur du crosseur, crosse maintenant le Mexique ! (Forum)
Publié hier à 9 h 00
Joël-Denis Bellavance
La Presse(Ottawa) Après le Canada, c’est au tour du Mexique de goûter à la médecine du secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.
Accusé en coulisses par des responsables canadiens d’avoir exigé à la dernière minute de nouvelles conditions inacceptables qui ont fait dérailler les négociations commerciales entre Ottawa et Washington, en août, M. Lutnick se fait de nouveau montrer du doigt pour avoir utilisé le même subterfuge durant les négociations entre les États-Unis et le Mexique, rapporte le Wall Street Journal.
Résultat : les pourparlers entre les deux parties se retrouvent maintenant dans l’impasse, selon le quotidien financier américain, qui s’appuie sur des sources mexicaines.
M. Lutnick, qui a le dernier mot dans le dossier des négociations commerciales même si elles sont menées par le représentant au Commerce Jamieson Greer, aurait opposé une fin de non-recevoir à la demande du Mexique de diminuer substantiellement les droits de douane imposés aux exportations mexicaines d’acier, d’aluminium et de véhicules, alors même que le gouvernement mexicain était prêt à faire des concessions dans d’autres secteurs, selon le Wall Street Journal.
Le quotidien affirme que l’intransigeance du secrétaire au Commerce sur la question des droits de douane sectoriels sur l’acier, l’aluminium et le secteur automobile est devenue « un obstacle majeur » à la conclusion d’une entente après des mois de pourparlers entre Jamieson Greer et son homologue mexicain.
Un haut responsable mexicain a confié au Wall Street Journal que chaque fois que les deux parties semblent en voie de conclure une entente, « l’administration Trump ajoute une autre exigence ».
Un air de déjà-vu
C’est essentiellement la situation à laquelle ont été confrontés le premier ministre Mark Carney, le ministre responsable du Commerce Canada–États-Unis, Dominic LeBlanc, et la négociatrice en chef, Janice Charette, en août, alors que les négociations entre le Canada et les États-Unis s’accéléraient afin d’éviter une nouvelle salve tarifaire de la part de l’administration Trump.
M. Carney avait d’ailleurs invoqué l’ajout, à la dernière minute, de nouvelles demandes de la part des négociateurs américains pour expliquer sa décision de suspendre les négociations à moins de deux heures de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane américains de 50 % sur quelque 28 milliards de dollars de produits canadiens. Ce nouvel assaut tarifaire a entraîné une réplique canadienne d’un montant équivalent au début septembre.
« Ce n’est pas surprenant de voir Howard Lutnick agir de la sorte. C’est ce qu’il a fait durant les négociations avec le Canada », a commenté une source gouvernementale bien au fait de l’évolution des pourparlers entre Ottawa et Washington. Cette source a réclamé l’anonymat parce qu’elle n’était pas autorisée à parler publiquement de ce dossier.
Le bureau du ministre Dominic LeBlanc n’a pas voulu faire de commentaire sur les derniers rebondissements touchant l’avenir des relations commerciales entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.
Demandes inacceptables
En expliquant sa décision, en août, Mark Carney avait souligné trois exigences de l’administration Trump qui auraient eu pour effet selon lui de miner la souveraineté du Canada.
D’abord, Washington tenait à imposer des droits de douane trop élevés et des conditions restrictives qui auraient tué l’industrie automobile au pays.
Ensuite, l’administration Trump souhaitait avoir un droit de regard sur les ententes commerciales que le Canada pouvait conclure avec d’autres pays. Enfin, les États-Unis cherchaient à affaiblir les politiques visant à protéger la langue française, plus particulièrement en matière de découvrabilité du contenu francophone sur les services offerts par les géants du web américains.
Howard Lutnick avait répliqué aux propos de Mark Carney en l’accusant d’avoir inventé de toutes pièces ces raisons, notamment sur la question de la protection de la langue française.
Rappelons que M. Lutnick est celui qui est intervenu pour retarder l’ouverture officielle du pont international Gordie-Howe, à la demande de la famille Moroun, propriétaire du pont concurrent Ambassador et qui compte parmi les grands donateurs du Parti républicain.
Sa croisade a forcé le gouvernement Carney à accepter de partager les recettes provenant des postes de péage, même si une entente préalable prévoyait que le Canada empocherait tous ces revenus au départ en guise de compensation pour avoir payé l’ensemble des coûts de construction de 6,4 milliards de dollars.
Comment voulez-vous de ne pas croire à cet énergumène négociateur de l'administration Trump au Commerce qui ment autant que à la grosse enflure pathologique. Il est évident qu'il gère l'hostilité de Trump au Commerce.
Que penser de cette situation envers le Mexique comme il l'a fait envers le Canada ? En fait, l'hostilité a certainement la même raison que Trump a envers le Canada, en faire un autre État pour aussi le Mexique. Ce n'est pas encore dit mais ça va venir bientôt selon ce retrait des négociations commerciales.
Nous n'avons pas fini de voir s'étaler de la grosse marde de ces mangeux de marde !
Dédé
Je ne pourrais pas dire mieux.
Fil complet:
- Le crosseur du crosseur, crosse maintenant le Mexique ! -
Dédé,
18/10/2026, 20:58
- Le crosseur du crosseur, crosse maintenant le Mexique ! - Blake, 18/10/2026, 21:32
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