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748$ pour une famille de quatre au Canadien (Forum)

par Dédé ⌂ @, mercredi 13 septembre 2023, 16:05 (il y a 280 jours)

Source : 748$ pour une famille de quatre au Canadien

JEAN-NICOLAS BLANCHET
Mercredi, 13 septembre 2023 00:00

MISE À JOUR Mercredi, 13 septembre 2023 00:00

Le Canadien est-il effectivement «pas mieux ou pire» que les autres équipes de la LNH concernant la hausse du prix des billets, comme l’a lancé Geoff Molson lundi matin?

C’est ce que le propriétaire du CH a répondu quand il a été questionné par Simon-Olivier Lorange, de La Presse, concernant la hausse des coûts des billets et le fait que la direction ne vise pas nécessairement les séries, mais surtout la progression.

Avec l’aide d’outils de firmes de statistiques et de groupe de recherche en marketing sportif*, j’ai essayé de vérifier si Geoff Molson disait vrai.

La conclusion, c’est qu’il n’a pas raison. Ce n’est pas du tout partout pareil dans la ligue.

Beaucoup plus chers

Oui, des équipes sont pires que le Canadien et d’autres sont mieux. Mais le Canadien fait partie des pires. Surtout quand on constate que les équipes qui ont augmenté davantage les prix ont gagné une ou des coupes Stanley dans les dernières années.

Le prix moyen d’un billet en 2022 au Canadien, c’était 143$, c’est plus cher que 25 autres clubs (tous les prix dans ce texte ont été convertis en dollars canadiens avec le taux de change applicable à la période donnée).

En 2011, année où Geoff Molson est devenu président et chef de la direction de l’équipe, c’était 92$.

À Tampa Bay entre 2011 et 2022, les billets sont passés de 39$ à 103$. L’augmentation est immense, mais le spectacle sur la glace l’est devenu aussi.

En Caroline, les prix moyens sont passés de 43$ à 80$. Au Colorado, de 42$ à 82$. Ce sont aussi des augmentations importantes qui ont un lien direct avec les performances des équipes. À Edmonton, l’effet McDavid a fait grimper les billets de 68$ à 122$.

Mais pour les équipes qui n’ont pas souvent offert un grand spectacle depuis 2011, comme le Canadien, les hausses sont bien différentes.

À Ottawa, les billets sont passés en moyenne de 63$ à 81$. À Calgary, de 70$ à 90$. À Vancouver, de 70$ à 103$. En Floride, ils ont baissé de 3$.

On se console avec Toronto

Goeff Molson peut au moins se targuer d’être moins pire que Toronto, ça, c’est clair. L’équipe qui est allergique aux victoires en série demeure l’organisation par excellence pour imprimer de l’argent, alors que le coût des billets moyens est passé de 131$ à 196$.

Pour un match au Canadien, si on compte 4 billets, deux bières, quatre liqueurs, quatre hot dog, un stationnement et deux casquettes, une soirée coûte 748$ (2022), c’est la 7e plus cher de la ligue, derrière Toronto, Vegas, Seattle et Boston, par exemple. C’était 502$ en 2011.

À Ottawa, c’est 479$, à Saint-Louis, c’est 443$ et en Floride, c’est 432$ pour donner quelques exemples d’équipes parmi les moins chères.

Si le Canadien en arrachait financièrement, certaines hausses de coûts seraient peut-être plus faciles à digérer pour les amateurs. Mais ce n’est pas le cas. Selon Forbes, en 2022, les revenus du Canadien ont été de 323 M$. Seuls les Rangers, les Kings et les Maple Leafs en ont fait un peu plus.

Si on retire les dépenses d’exploitation à ces revenus, toujours selon Forbes, le Canadien a fait 149 M$ en 2022. C’est l’équipe la plus payante après les Rangers. La moyenne dans la ligue a été de 66 M$.

Et tout ça, évidemment, c’est sans compter la valeur du Canadien qui grimpe chaque année. L’équipe valait environ 677 M$ quand Geoff Molson est arrivé en 2011. Le club vaut aujourd’hui environ 2,4 G$.

Ce n’est pas un OSBL

Tout est une question d’offre et de demande, évidemment, même si le ménage moyen québécois peut de moins en moins songer à aller au Centre Bell.

Et une équipe professionnelle n’est pas un organisme sans but lucratif. Geoff Molson est visiblement un excellent gestionnaire et n’a pas acheté l’équipe pour perdre de l’argent.

Mais quand l’objectif de faire les séries est secondaire pour une équipe aussi dispendieuse à aller voir, c’est sûr que la canette de Molson Ex à 11$ au Centre Bell est plus dur à avaler pour le fan inconditionnel qui ne peut plus se permettre d’aller voir son club.

*Source: Team Marketing Report et Statista

-Avec l’aide précieuse de Philippe Langlois
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Molson est un crosseur de poules mortes tabarnack ! :enrage:

Il est certain que je ne paierais pas 150$ le billet pour voir une équipe qui perd plus souvent qu'autrement et même si cette équipe serait performante pour être la première de la ligue, je ne paierais pas un prix aussi exorbitant pour voir une game de hockey. Lorsque je regarde un match à la télé, si la game est plate, je zappe pour un autre poste. En étant présent et avoir payé 150$ pour voir un tel match, ça coûterait cher de quitter l'endroit pour ne pas voir cette déchéance de la rencontre, surtout contre les Bruns de Boston. :D

C'est fou quand même qu'il y a des enfants qui vont à l'école avec une boîte à lunch pratiquement vide et qu'il y a autant de gens qui paient le gros prix pour voir des millionnaires jouer au hockey et qu'ils ont beaucoup de difficulté de gagner un match. Trouver l'erreur ! :boss:

Dédé

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au moins les Molçon$

par Jéromec, mercredi 13 septembre 2023, 17:13 (il y a 280 jours) @ Dédé
édité par Jéromec, mercredi 13 septembre 2023, 17:17

au moins les Molçon$ vende un produit sur le marché à des gens en manque de sensations fortes...

Mais la KAQ eux de force viennent piger dans no$ poche et ce n'est qu'un début

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au moins les Molçon$

par Dédé ⌂ @, mercredi 13 septembre 2023, 17:35 (il y a 280 jours) @ Jéromec

Beaucoup de déforestation à prévoir, des mines à ciel ouvert et un environnement détruit et des chambardements communautaires dans certaines municipalités pour introduire ce nouveau marché mondial. Tout ça pour des piles électriques pour introduire une énergie verte mais très sale pour l'environnement !

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RBO - Parodies de pub - Molson salut les vrais

par Jéromec, mercredi 13 septembre 2023, 17:47 (il y a 280 jours) @ Dédé

Beaucoup de déforestation à prévoir, des mines à ciel ouvert et un environnement détruit et des chambardements communautaires dans certaines municipalités pour introduire ce nouveau marché mondial. Tout ça pour des piles électriques pour introduire une énergie verte mais très sale pour l'environnement !

Et les Molçons comme Érik y aiment pas payer les taxes municpales, ayant eut un très généreux congé de taxes pour avoir déménagé à Longueuil... les spécialistes pour éviter de payer des taxes...

RBO - Parodies de pub - Molson salut les vrais

https://www.youtube.com/watch?v=6-W7ypfJu9k

Le Canadien coûte un bras aux Québécois (Guy Fournier)

par Jéromec, jeudi 14 septembre 2023, 10:04 (il y a 279 jours) @ Dédé

Le Canadien coûte un bras aux Québécois... mais pas autant que le Club Sélect de la Kaq.. le pire de nous mêmes...

https://www.journaldemontreal.com/2023/09/14/le-canadien-coute-un-bras-aux-quebecois

Jeudi, 14 septembre 2023 00:00

MISE À JOUR Jeudi, 14 septembre 2023 00:00

Ceux qui vont voir le Canadien au Centre Bell ne sont pas les seuls à qui leur passion pour la sainte flanelle coûte un bras.

Parlez-en au grand patron de Québecor, par exemple. Il reste encore trois ans à TVA avant que ne prenne fin le contrat ruineux d’un milliard et demi que TVA a signé avec Rogers pour les droits du hockey de la Ligue nationale. De son côté, Rogers, le géant canadien des télécommunications, ne doit pas être moins pressé de voir son contrat de 5,2 milliards avec la LNH arriver à terme. Si Rogers et sa chaîne Sportsnet ne se tirent pas trop mal de ce faramineux contrat – c’est du moins ce qu’on peut déduire à la lecture du rapport financier, encore qu’il ne soit pas si facile à décoder –, ce n’est pas du tout le cas de TVA.


Dans une récente entrevue au 98,5 avec Paul Arcand, puis lors d’un entretien avec le journaliste Francis Vailles, de La Presse+, Pierre Karl Péladeau n’a pas caché que TVA Sports fait mal à TVA, qui s’en tirerait assez bien si ce n’était de cette épine au pied. Le grand patron de Québecor a presque fait un mea culpa public pour avoir cru avec le maire Labeaume et ses partisans que les Nordiques reviendraient s’établir à Québec, une fois le nouvel amphithéâtre construit. C’était mal connaître le caractère rusé de Gary Bettman et l’appétit insatiable des gouverneurs de la LNH.


Ceux-ci sont loin d’être les seuls propriétaires de sports majeurs à avoir les dents aussi longues. En France, la Ligue de football (soccer) vient d’annoncer qu’elle mettra ses droits de télévision aux enchères à un prix plancher de 800 millions d’euros par saison (1,1 milliard $ CAN). Le contrat qui se termine était de 624 millions euros ! C’est donc une augmentation plus que substantielle. Aux États-Unis, les droits de la NFL augmentent de 5 % par année et ceux du basket, de 9 %. Compte tenu de l’inflation généralisée des droits, quel que soit le sport, il serait étonnant que ceux du hockey diminuent à la fin du contrat avec Rogers en 2026.

DES CHAÎNES SAIGNÉES À BLANC
Mais jusqu’à quand les sports professionnels pourront-ils compter sur les chaînes sportives pour amortir les salaires outranciers payés aux athlètes et gonfler les comptes de banque des propriétaires ? Depuis 2011, la valeur du Canadien de Montréal, par exemple, aurait augmenté de 400 %. Les chaînes sportives ne pourront continuer encore longtemps d’augmenter leurs tarifs sans que les téléspectateurs se rebiffent. Un pourcentage significatif d’abonnés abandonne d’ailleurs chaque année le câble et le satellite.


TOUS SONT TOUCHÉS
Même ceux qui ne s’intéressent pas aux sports subissent les contrecoups des droits prohibitifs qu’on paie pour les sports. Des chaînes généralistes doivent réduire leur programmation originale afin de compenser les chaînes sportives. La fin abrupte de l’émission Le monde à l’envers en est un triste exemple.

Les chaînes sportives elles-mêmes doivent se serrer la ceinture. Elles diminuent leurs budgets de production, elles coupent dans leurs effectifs et elles remercient des animateurs chevronnés. À TSN et à Sportsnet, les revenus augmentent, mais les profits diminuent. À TVA Sports, les revenus augmentent aussi, mais le déficit s’accentue.

Quelle que soit la chaîne sportive à laquelle ils sont abonnés, les amateurs doivent s’attendre à ce que le prix de leur abonnement augmente. De plus en plus chaque année, hélas !

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