N'enterrez pas l'agente Glade trop vite... (Forum)

par Jéromec, vendredi 28 octobre 2022, 16:58 (il y a 852 jours) @ Dédé

[image]

Spéciale cette caricature, pas juste le fait de se débarrasser d'une députée, elle est bien bonne mais dans le fait qu'à son retour, un menuisier coupe la planche. Quel serait le personnage réel qui couperait cette planche ? :evil:

y a personne pour prendre sa place au Parti Libéral pour le moment...

Elle a réussit à rafler Montréal et une partie de l'outaouais..

La Démographie ne vas PAS à l'avantage de la CAQ.. il y a davantage d'immigrations régulière et irrégulière... la CAQ a pas mal engranger le maximum de gains dans l'électorat... mais progressivement l'immigration va s'étendre de plus en plus loin dans la région de Montréal...

Et la KAQ est à deux doigts d'un désastre...
ça peut être le tunnel qui s'écroule, un pont qui tombe, ou je ne sais quoi...
ça tient pas à grand chose en ce moment...

T'as eut une tentative de meurtre dans une école primaire de Terrebonne.. aucune réaction du ministre de l'éducation à ce sujet, il préfère tweeter une toune de Paul Mc Cartney..
ça promet d'être un mandat assez difficile

Augmentation de la criminalité, délinquance, inflation, hausse des taux d'intérêt$, augmentation des menances, immigrations irrégulières, etc, etc...

Même la GRC manque d'effectif..

Mme Glade n'a pas vraiment fait de gaffes pendant la campagne, ni se mettre à dos les immigrants et les communautés religieuses...

La CAQ a mutliplié les gaffes anti anglais, immigrations, la religions, etc, etc...

Ceci étant dit... :

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1926612/protection-securite-elus-deputes-grc-ottaw...

ACCUEIL POLITIQUE POLITIQUE FÉDÉRALE
Sécurité des élus à Ottawa : « On joue avec le feu »
Le quart des postes sont vacants au sein des Services de protection de la GRC alors même que plusieurs ministres s’inquiètent de leur sécurité et demandent à être protégés eux aussi.

Un homme porte de l'équipement de protection et tient un fusil.
Un agent de la GRC en formation spéciale pour la protection des dignitaires


Afficher les commentaires
Daniel Leblanc (accéder à la page de l'auteur)
Daniel Leblanc
Daniel Leblanc
Publié le 26 octobre 2022
La Gendarmerie royale du Canada (GRC) est de plus en plus sollicitée pour contrer la hausse des menaces envers les élus, mais Radio-Canada a appris qu’une sévère pénurie d’agents de protection mine sa capacité à répondre à toutes les demandes des ministres qui craignent pour leur sécurité.

Seulement dans la région de la capitale fédérale, les Services de protection de la GRC doivent composer avec 75 postes vacants sur un total de 315. Il leur manque donc le quart de leur force de travail, à l’image de la pénurie d’agents qui affecte les opérations de l’unité à travers le pays.

Selon plusieurs sources, la GRC doit même se démener pour assurer ses obligations premières en matière de protection, soit de protéger le premier ministre et sa famille, la gouverneure générale, les juges de la Cour suprême et les dignitaires étrangers en sol canadien.

Même pour le premier ministre, ils sont short staff en ce moment, lance une source gouvernementale.

L’unité de protection rapprochée de la GRC

Budget annuel : 113 millions de dollars (2021-2022)

Nombre d’employés : 550, dont 315 dans la région d'Ottawa

Postes non pourvus dans la région d'Ottawa : 75 (24 %)

Source : GRC

La pénurie d’agents aide à expliquer les tensions actuelles entre la GRC et plusieurs membres du gouvernement, la police fédérale se devant de diriger ses ressources vers un nombre limité d’élus en fonction d’une analyse du risque qui ne fait pas l’unanimité à Ottawa.


Cet été, le ministre du Développement international, Harjit Sajjan, a annulé sa participation à la cérémonie d’ouverture d’une conférence internationale sur le sida à Montréal, invoquant son insatisfaction quant aux mesures de sécurité mises en place par la GRC, selon nos sources.

Plusieurs autres ministres sont insatisfaits des mesures de protection à leur disposition ces jours-ci et sentent que la GRC ne prend pas les menaces à leur encontre au sérieux, selon leurs équipes ministérielles.

À bout de souffle
En même temps, le moral des agents de protection de la GRC vole bas ces jours-ci, surtout qu’il est de plus en plus difficile pour nombre d’entre eux de concilier leur travail avec leur vie de famille. Plusieurs sources craignent que le nombre d’heures travaillées par les équipes – souvent à l’extérieur d’Ottawa – dépasse les normes acceptables.

La seule raison qu’on survit en ce moment, c’est que les membres acceptent de faire des heures supplémentaires, affirme une source policière.

Web Video - Ottawa-Gatineau
Des agents de la GRC suivent une formation spécialisée


Des agents de la GRC suivent une formation spécialisée pour la protection de dignitaires

La GRC est en train de moderniser sa formation d’agents de protection, et une quinzaine de membres de la force policière viennent de finir le processus pour intégrer cette unité spécialisée.


Toutefois, avec les départs à la retraite prévus, il faudra des années pour recruter et former assez de nouveaux agents de protection pour répondre aux demandes des ministres fédéraux.

Pour y arriver, il faudra aussi du financement supplémentaire, une demande qui sera étudiée au cours des prochains mois par le Conseil des ministres à Ottawa.

En entrevue avec Radio-Canada, le directeur des services de la protection de la GRC admet que son équipe voudrait en faire plus. Aux prises avec un manque d’employés spécialisés en protection rapprochée, la GRC est toutefois obligée de diriger ses ressources vers les besoins jugés essentiels ou les menaces les plus tangibles.

Sean Martell.
Le directeur des Services de protection de la GRC, le surintendant Sean Martell

PHOTO : RADIO-CANADA

« Nous sommes chanceux d’avoir des employés formés, spécialisés et dévoués qui s’assurent d’accomplir leurs tâches. Nous répondons à toutes nos obligations. Mais en même temps, il faudra augmenter la taille des équipes, surtout qu’il y a constamment de nouvelles demandes d’en faire plus qui viennent de partout. »

— Une citation de Surintendant Sean Martell
Une roulotte désuète
Les agents de la GRC qui protègent le premier ministre et sa famille se plaignent depuis des années de leur vieille roulotte de travail à la résidence officielle de Rideau Cottage.

Il n’y a pas de douche pour ceux et celles qui reviennent d’un jogging avec Justin Trudeau, et les toilettes ont connu des ratés, affirment des sources au sein de la GRC.

À cause d’un branchement électrique insuffisant, des agents craignent de faire sauter les fusibles s’ils utilisent le micro-ondes en même temps qu’ils chargent un téléphone cellulaire.

Utilisée depuis que les Trudeau ont emménagé en 2015 à Rideau Cottage, la roulotte devait être remplacée en 2021. Le nouvel échéancier pour la mise à niveau des installations est l’hiver 2023.

Pour plusieurs membres de la GRC, cette roulotte symbolise le manque de ressources qui affecte leur unité.

On demande à ces gens-là de mettre leur vie en danger, se plaint un agent. Il y a quand même des limites à ce que les membres peuvent subir.

Menaces en hausse
Contrairement à la situation au Québec, les ministres fédéraux ne bénéficient pas de services de protection, à moins de faire face à des menaces précises.

Par exemple, le ministre de la Santé Jean-Yves Duclos a bénéficié d’escortes policières durant l’occupation du centre-ville d’Ottawa lors de manifestations contre les mesures sanitaires. Toutefois, ce genre de service est ponctuel et temporaire.

Tous conviennent que le climat politique ne cesse de s’envenimer et que la sécurité des élus fédéraux est de plus en plus à risque.

De nombreux dossiers fédéraux nourrissent plusieurs campagnes menaçantes sur les réseaux sociaux. Les problèmes à Hockey Canada enflamment le mouvement masculiniste des célibataires involontaires par exemple, alors que des enjeux comme le contrôle des armes à feu, l’exploitation des ressources naturelles et les mesures sanitaires liées à la pandémie de la COVID-19 sont source de débats hostiles.

Un camion stationné le long d'un trottoir sur lequel il est écrit « Fuck Trudeau ».
Des images de la manifestation des camionneurs à Ottawa, le 8 février 2022

PHOTO : RADIO-CANADA / SIMON LASALLE

En pleine pandémie, en 2020, un homme a conduit son camion directement sur les barrières qui entourent Rideau Hall, avant de pénétrer avec des armes à feu sur les terrains qui mènent à la résidence du gouverneur général et à celle des Trudeau. C’est là qu’il a été aperçu par des employés civils avant d’être arrêté par la GRC.

Au cours des derniers mois, la ministre des Finances Chrystia Freeland a été invectivée de manière agressive en Alberta, des menaces envers la conjointe du chef conservateur Pierre Poilievre ont été proférées en ligne et le chef néo-démocrate Jagmeet Singh a été accueilli par une foule particulièrement hostile en Ontario.

La situation s’est détériorée, c’est plus sérieux qu’il y a un an, commente le ministre fédéral de la Sécurité publique, Marco Mendicino. C’est une attaque à notre institution, à notre démocratie.

Le premier ministre Justin Trudeau a récemment vanté le fait que les ministres sont traditionnellement faciles d’accès au Canada – tout en avouant que la situation s’est dégradée ces derniers mois.

« Ça fait du bien de voir la ministre des Affaires étrangères au Provigo un samedi matin. C’est quelque chose qui a une force dans notre démocratie, dans notre société. En même temps, on doit reconnaître que les conversations politiques, le débat devient plus amer, plus agressif. »

— Une citation de Justin Trudeau
Une source de la GRC croit que la question n’est pas de savoir si un incident violent contre un élu fédéral surviendra, mais à quel moment.

Des fois, je trouve qu’on joue avec le feu, résume-t-il.

Une évaluation controversée de la menace
Une des grandes frustrations au sein de la classe politique provient du sentiment que la GRC minimise fréquemment les menaces auxquelles les ministres sont exposés.

Aux yeux de la GRC, toutefois, la simple accumulation de propos agressifs en ligne ne signifie pas automatiquement que des ministres sont plus vulnérables ou à risque.

« Ce n’est pas nécessairement à cause qu’il y a plus de commentaires négatifs ou de discussions envers certains ministres ou certaines annonces que le niveau de menace est nécessairement plus élevé. On fait vraiment une évaluation par personne protégée, on prend en considération tout ce qui est à notre disposition. »

— Une citation de Stéphanie Laplante, responsable de la section de l’évaluation des menaces de la police de protection de la GRC
La GRC a développé une grille d’analyse pour catégoriser les différentes menaces qui sont proférées contre des élus afin de pouvoir déterminer leur niveau de vulnérabilité.

Un des principaux facteurs à déterminer, c’est de savoir si l’auteur des menaces a l’intention ou la capacité de mettre ses menaces à exécution. La GRC craint particulièrement les cas où l’auteur des menaces fait une fixation à l’égard d’un élu ou s’il y a une escalade dans la teneur des menaces.

Stéphanie Laplante.
Stéphanie Laplante, responsable de la section de l’évaluation des menaces de la police de protection de la GRC

PHOTO : RADIO-CANADA

Stéphanie Laplante est consciente qu’à de nombreuses reprises, toutefois, il y a eu des différences entre la position de la GRC et celles des équipes ministérielles.

On veut s’assurer qu’on ne manque rien et que notre évaluation soit justement aussi rigoureuse qu’elle l’est pour pouvoir répondre aux gens qui ont le sentiment de ne pas être aussi en sécurité qu’ils devraient l’être, explique-t-elle.

À lire aussi :
Nouvelles mesures de sécurité pour les députés fédéraux dans leur circonscription

Sécurité : un numéro d’urgence pour les candidats au Québec | Élections Québec 2022

Le surintendant Sean Martell ajoute que la GRC dispose de plusieurs outils pour protéger des élus, comme des patrouilles ou la présence ponctuelle de policiers à des événements. La sécurité des élus dépend de plusieurs couches de protection, certaines étant moins visibles que d’autres, explique-t-il.

Des fois, peut-être qu’un client veut quelque chose en particulier. À cause d’une priorisation, ce n’est pas possible, mais on va donner quelque chose d’autre. On a d’autres équipes, d’autres unités qui peuvent aider, affirme-t-il.

Les options à l’étude
Selon nos informations, le gouvernement fédéral explore plusieurs options pour offrir de nouvelles mesures de protection aux ministres, dont :

augmenter le budget de la GRC pour qu’elle puisse protéger un plus grand nombre de ministres fédéraux;
opter pour le modèle québécois, selon lequel un agent de protection – qui sert aussi de chauffeur – est affecté à chaque ministre;
créer une nouvelle agence de protection indépendante de la GRC sur le modèle du service secret américain.
À court terme, l’idée de profiter de l’expertise actuelle de la GRC en matière de protection est favorisée, quitte à augmenter le financement accordé à la police fédérale.

La GRC étudie aussi la possibilité de trouver une manière de former de nouveaux agents plus rapidement. Pour l’instant, les agents de protection sont tous des membres réguliers de la police fédérale qui ont suivi une formation de six mois en travail policier en Saskatchewan.

Aux yeux de la GRC, il serait utile de pouvoir offrir une formation plus courte à des personnes ayant une expérience pertinente en matière de protection, comme d’anciens militaires ou d’anciens policiers venant d’autres organisations.

Un homme armé est devant la clôture entourant la Maison-Blanche.
Un officier du service secret américain devant la Maison-Blanche

PHOTO : REUTERS / JIM BOURG

L'idée de créer une nouvelle agence autonome comme le service secret américain – qui offre des services de protection aux présidents depuis l’assassinat en 1901 de William McKinley – est probablement la plus compliquée et la plus coûteuse. Il est peu probable que le gouvernement fédéral cherche à imiter ce modèle, selon plusieurs sources fédérales.

Le modèle québécois
Le modèle québécois est une autre idée qui suscite des débats à Ottawa. Bien que certains ministres préconisent ce modèle, des experts craignent que ce mode de protection n’offre qu’un faux sentiment de sécurité aux ministres.

Une source gouvernementale ajoute qu’il est plus facile de protéger des ministres québécois, qui se déplacent habituellement vers leurs circonscriptions en voiture, que des ministres fédéraux qui voyagent souvent d’un bout à l’autre du pays en avion.

Un autre problème avec le modèle québécois, c’est qu’il ne s’inscrit pas dans les méthodes de la GRC, où les policiers travaillent presque toujours en équipes de deux, comme l’a confirmé le surintendant Sean Martell.

Avec 38 ministres, il faudrait considérablement augmenter les effectifs du service de protection de la GRC pour attribuer un minimum de deux agents à chaque membre du Cabinet.

Geneviève Guilbault.
La ministre québécoise Geneviève Guilbault escortée par son chauffeur et garde du corps à Québec en 2018

PHOTO : RADIO-CANADA

Si on garde ce modèle-là et qu’on fait simplement une mathématique rapide, on constate que la GRC présentement est dans l’impossibilité de rencontrer un modèle qui verrait un garde du corps et un chauffeur désigné par ministre, affirme Pierre-Yves Bourduas, un ancien sous-commissaire de la GRC.

Pour l’instant, les ministres ont accès à un chauffeur qui fait partie de leur bureau ministériel. Selon plusieurs sources libérales, toutefois, ces chauffeurs ne bénéficient d’aucune formation en matière de sécurité ou de gestion de crise.

Plusieurs chefs de cabinet trouvent qu’ils portent un trop lourd fardeau quant à la sécurité de leur personnel, souvent des femmes, qui se déplacent avec leur ministre sans protection.

Nombreux sont ceux qui croient que cette tâche devrait incomber à la GRC.

On n’engage pas du personnel en fonction de leur gabarit ou de leur capacité à faire face à des menaces, explique une source libérale.

Des équipes surtaxées
Les agents de protection de la GRC bénéficient de peu de répit, selon nos sources, et sont fréquemment sollicités pour accumuler les heures supplémentaires.

À la fin juillet, ils ont assuré la sécurité lors de la visite du pape François, qui est venu offrir des excuses aux Autochtones en Alberta, au Québec et au Nunavut.

Une équipe a suivi les Trudeau en vacances au Costa Rica en août.

En septembre, les agents de protection ont accompagné Justin Trudeau et la gouverneure générale, Mary Simon, aux funérailles d’Élisabeth II, en plus d’assurer des services de protection lors de rencontres du Cabinet en Colombie-Britannique et du caucus libéral au Nouveau-Brunswick.

La GRC est aussi de plus en plus présente à des événements publics, comme une récente rencontre de l’Organisation de l’aviation civile internationale à Montréal à laquelle participaient la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, et le ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra. Les femmes et les membres de minorités religieuses au sein du Conseil des ministres sont particulièrement ciblés par les menaces en ligne.

La GRC se prépare maintenant à assurer la sécurité pour la COP15, un sommet international de l’ONU sur la biodiversité qui aura lieu à Montréal en décembre.


Fil complet:

 Fil RSS du sujet

powered by my little forum