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Extraordinaire le privé en santé (Forum)

par Blake, mercredi 04 février 2026, 19:38 (il y a 75 jours) @ Dédé

Le Collège des médecins réclame un encadrement plus serré des cliniques privées

Réagissant à notre enquête sur la Clinique Omicron, le Collège des médecins du Québec demande une fois de plus à ce que soit resserré l’encadrement des cliniques médicales privées détenues par des entrepreneurs qui ne sont pas médecins.

Jugeant « préoccupante » la situation rapportée lundi par La Presse1, la ministre de la Santé, Sonia Bélanger, abordera la question cette semaine avec le Collège des médecins – sans toutefois s’engager à accorder plus de pouvoirs à l’ordre professionnel.

Notre enquête a révélé que la Clinique Omicron, écorchée par de nombreux avis Google négatifs, tente de soigner sa réputation en multipliant les mises en demeure à l’encontre de ses propres patients.

Cette clinique médicale privée, qui a des succursales à Brossard et à Saint-Hubert, appartient à Wassif Benhadouch, qui n’est pas médecin. Diplômé en administration des affaires, il est plutôt, depuis 2023, patrouilleur au Service de police de l’agglomération de Longueuil.

Québec solidaire (QS) estime que ce reportage met en lumière les « graves dérives » de la privatisation dans le système de santé au Québec.

Ce que révèle cette enquête est profondément choquant. Des patients vulnérables paient des centaines de dollars, ne reçoivent pas les soins promis et se retrouvent ensuite menacés de poursuites ou de recouvrement pour avoir osé dénoncer leur expérience.

Les pratiques de la Clinique Omicron, qui a notamment recours à une agence de recouvrement pour « intimider des patients », sont « inacceptables et exigent une intervention urgente du gouvernement », selon QS.

Pour le parti de l’opposition, ce genre de pratiques a été rendu possible par la décision du gouvernement caquiste de « favoriser la multiplication de cliniques privées dans lesquelles il n’y a aucun médecin actionnaire et dont l’objectif principal devenu évident n’est plus de soigner, mais de faire du profit ». QS en appelle à l’interdiction de ce modèle, qui échappe au contrôle du Collège des médecins du Québec.

L’ordre professionnel lui-même exige un changement depuis longtemps, souligne son président, le Dr Mauril Gaudreault. « Depuis plusieurs années, nous faisons valoir auprès du gouvernement que, pour la protection du public, l’encadrement des cliniques médicales et de soins de santé détenues par de tierces parties devrait être resserré », rappelle-t-il.

Les mains liées
Actuellement, le Collège ne peut intervenir qu’auprès de ses membres : les médecins. « Concrètement, nous ne pouvons contraindre les organisations détenues par des tiers à respecter les normes relatives à la profession, comme la tenue de dossiers, la publicité ou la facturation », fait valoir le Dr Gaudreault.

Les éléments relatés concernant la Clinique Omicron sont préoccupants et démontrent une fois de plus qu’il est temps de donner aux ordres les outils pour mieux surveiller et encadrer les activités professionnelles offertes par des organisations.

Le Dr Mauril Gaudreault, président du Collège des médecins du Québec

La ministre Bélanger semble peu encline à répondre favorablement à cette demande. Elle souligne que « les pratiques commerciales, la facturation et les obligations de l’entreprise envers ses clients relèvent de l’Office de la protection du consommateur, qui doit faire la lumière sur les faits allégués ».

« Peu importe le modèle d’affaires ou la structure de propriété d’une clinique, ce qui compte, c’est que les règles soient respectées et que la protection du public soit assurée, ajoute la ministre Bélanger. Plus largement, notre priorité demeure que les Québécois aient accès à des services de santé sécuritaires, de qualité et dignes de confiance. »

Même si la Clinique Omicron a été évincée le 20 janvier de la plateforme de réservations en ligne Clic Santé, Sonia Bélanger a demandé au Ministère et à Santé Québec de faire les vérifications nécessaires. « Clic Santé a un contrat avec Santé Québec et nous voulons nous assurer que l’utilisation de cette plateforme se fasse toujours dans le respect des règles et dans l’intérêt du public », affirme-t-elle.

Selon la CSN, le gouvernement doit aller beaucoup plus loin. « Le cas de la Clinique Omicron montre la pire face du privé en santé, dénonce la présidente de la centrale syndicale, Caroline Senneville. Faire du profit sur la maladie n’est pas suffisant, il faut y ajouter une couche de mépris pour les patients. Il est grand temps de mettre fin au Far West des cliniques privées. »

https://www.lapresse.ca/actualites/sante/2026-01-27/clinique-omicron/le-college-des-med...

:boss:

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Mikhail Bennett - I am waiting my son

Clic Santé est une plateforme pour les cliniques privées. J'en sais quelque chose puisque ma Claudie a fait affaire avec eux et la première place qui était supposément la seule de la région de disponible, nous envoyait à une clinique privée en-dehors de Granby ( à Bromont ). Claudie m'a laissé de prendre le dossier et j'ai dû leur dire que ce rendez-vous était impossible et qu'il fallait voir un docteur dans notre ville, car pas d'auto et il était hors de question d'aller à une clinique privée en taxi.

Est-ce que Santé Québec sera maintenu par le prochain gouvernement et sera-t-elle en pire condition avec ce parti au pouvoir ? Un PQ de droite, c'est certain que nous allons vers cette dévastation de la Santé !

Selon moi, la plupart des partis veut plus de privé sauf QS.


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